14 décembre. L’élection de la nouvelle Miss France approche. Le Parisien estime que « le compte à rebours s’accélère ». Selon le rédacteur de la formule, les secondes raccourcissent, le chronomètre s’emballe, l’heure d’hiver n’est plus ce qu’elle était, le 14 décembre pourrait arriver plus vite que prévu. Peut-être fin novembre ou même avant.

C’est donc tout enfiévré par cette possible accélération du temps que le journaliste du Parisien s’en est allé interviewer Sylvie Tellier, directrice de Organisation, et encore âgée de 41 ans malgré ce dérèglement des pendules.

Passé son étonnement de trouver la jeune femme toute pimpante et se déplaçant sans déambulateur, le journaliste décide dans son préambule qu’un sujet prend de l’ampleur, à savoir : la présence d’une candidate dans l’élection. Tout en parle, les Français trépignent, le messie LGBT est plébiscité. Mais que pense Sylvie Tellier de cette lacune inadmissible ?

« Demain, si une femme ou un garçon ayant changé de et ayant donc un état civil féminin se présente au concours Miss France, je ne suis pas de la police, je ne vais pas lui faire passer de visite médicale. »

Seule l’éventualité qu’il reste à la candidate quelques résidus d’attributs masculins qui dépassent du maillot pourrait interpeller le jury. Dans le cas contraire, la discrimination serait établie. Guillaume devenu Mathilde peut prétendre défiler sous le regard attendri de Jean-Pierre Foucault. Sylvie Tellier souligne, malgré tout, l’incohérence d’un tel choix au regard du règlement qui régit la sélection des prétendantes : « Mais je rappelle qu’on interdit la chirurgie esthétique. » « Il ne s’agit pas d’esthétique ! » clamera Guillaume. « Mais on vous a quand même lifté quelque chose ! » rétorqueront les opposants. Débats sans issue, changement de dénomination : élection de X France. Tous genres acceptés. Hommes, femmes, trans, non binaires, troisième âge fluide, pubères liquides, etc.

« Comment en arrive-t-on à ce débat-là ? » demande avec pertinence Sylvie Tellier. Réponse : par la pression d’un lobby LGBT relayé par le journaliste du Parisien qui pose comme postulat un sujet qui, selon sa propre imagination, « prend de l’ampleur ».

« Pour conclure et pour mettre les choses au clair, je ne pense pas que les Français soient prêts à élire une femme transsexuelle », conclut la successeur de Mme de Fontenay. Selon toute vraisemblance, l’orientation de l’interview, non plus, ne répondait en rien à l’attente du lecteur. Un jour viendra, peut-être, où les médias « mainstream » seront conçus pour plaire exclusivement aux employés qui les conçoivent. De l’autojournalisme. Selfies dans les miroirs et congratulations réciproques. Du transjournalisme !

28 octobre 2019

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