[Reportage] Immersion dans la soirée « 100 % féministe » et 100 % hors-sol du magazine d’ultra-gauche Politis

soirée Politis

Décidément, les journalistes de Boulevard Voltaire ont le sens du sacrifice… Après avoir subi la violence des journalistes Daphné Deschamps et Maxime Stirvins (travaillant tous deux pour l’hebdomadaire Politis), nous nous sommes rendus, mercredi 15 février, à l’événement organisé par le média d’extrême gauche Politis contre la réforme des retraites. Le rendez-vous avait lieu dans le XIe arrondissement de Paris, salle… Olympe-de-Gouges. Tout un programme ! Dans son communiqué, l’hebdomadaire se targue d’organiser une table ronde « 100 % féminine et féministe autour de la réforme des retraites du gouvernement, qui accélère plus encore les inégalités entre les femmes et les hommes ». Et d’ajouter : « En plus d’être injuste, cette réforme est en effet profondément sexiste. C’est ce que nous allons vous démontrer tout au long de cette soirée avec la participation de responsables syndicales, politiques, artistes, intellectuelles ou associatives. » Sur place, de nombreuses intervenantes de prestige ! Étaient, entre autres, présentes l’inénarrable Sandrine Rousseau, l’ex-présidente du collectif Nous Toutes Caroline De Haas, l’éco-féministe Audrey Pulvar, l’ancien ministre Najat Vallaud-Belkacem, la députée LFI Rachel Keke, la sénatrice Laurence Rossignol et Marine Tondelier, secrétaire nationale d’EELV... Un seul mot d’ordre : « Mort au patriarcat ! » Et pour le tuer, aucun homme n'était présent sur scène, excepté Pierre Jacquemin, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire. En préliminaire, ce dernier insiste sur le côté « meeting politique » et précise d’emblée, tout en s’excusant, rose de confusion : « Je suis le seul homme à intervenir mais je suis ravi d’être entouré de femmes. »

Cette éblouissante prise de parole laisse place à la performance des Rosies, justement. Sur les blouses des danseuses, un seul slogan : « Ni patriarcat, ni capitalisme, ni frontières ! » On se demande bien le rapport avec la retraite à 64 ans…

 

 

« Il faut bloquer le pays ! »

Pendant plus de trois heures, une trentaine d’intervenantes se sont relayées. La prise de parole de la députée LFI du Val-de-Marne Rachel Keke a enflammé la salle. « Il faut faire des actions fortes ! Bloquer le pays ! Il faut bloquer le pays ! » hurle-t-elle devant une salle euphorique. Après elle, « l’éco-féministe universaliste woke » Audrey Pulvar montre son degré de déconnexion : « Au-delà de ce combat contre la réforme des retraites, la vraie urgence, c’est l’urgence climatique, c’est l’effondrement de la biodiversité. » Sauvons Willy, en retour, il sauvera notre régime des retraites !

Au tour de Sandrine Rousseau d’élever la voix : « On prend, on utilise, on jette le corps des femmes qui n’est là que pour travailler et qui fera l’essentiel de l’effort pour faire en sorte que le système de retraite soit financé. Il y a des milliers d’autres manières de financer ce système de retraite. Il n’est pas question que nous sacrifiions et nos corps et notre temps à une réforme injuste. » Pour l’élue, le vrai responsable, c’est l’homme : « Ce qu’il nous manque, c’est la possibilité de réprimander les hommes qui ne partagent pas les tâches domestiques. » Tonnerre d’applaudissements dans la salle.

 

 

Tout en contradiction

Que ce soit à gauche de l’Hémicycle ou dans les rangs du Rassemblement national, tous plaident pour une sauvegarde du système de retraite. Mais, loin d’être pragmatique, Clémentine Autain fustige l’« extrême droite » et « son projet nataliste pour régler le petit trou éventuel de notre système de retraite ». Et d’ajouter : « Et pourquoi il faut faire plus d’enfants ? C’est aussi pour faire face au prétendu Grand Remplacement. Sa xénophobie, son racisme et son sexisme fondamental font partie de la réponse politique qu’ils apportent sur la question des retraites. » Or, la France fait de moins en moins d’enfants. Conséquence ? Toujours moins d’actifs pour financer les retraites. Étant donné que notre système de retraite repose sur le ratio cotisants/retraités, une solution devra bien être trouvée. Deux choix possibles : augmenter le nombre de travailleurs immigrés ou bien faire plus d’enfants. CQFD.

Julien Tellier
Julien Tellier
Journaliste stagiaire à BV

Vos commentaires

20 commentaires

  1. Au train où vont les choses , dans vingt ,trente ans l’Europe sera en grande partie une république islamique.Elle y auront bien contribué les pétroleuses qui , pour les plus jeunes retrouveront la place qu’elles n’auraient jamais dû quitter. Ceci me console de celà.

  2. Et dire que ce gens ont été nos ministres ! Dans ces conditions ,on ne s’étonne plus de l’état catastrophique de la France . Au fait , savent elles encore prononcer ce mot : France !

  3. Tout se tient, ma bonne dame. Pas d’enfants : pas d’avenir de la société : plus de retraites à terme et si on capitalise, la faillite au bout du tunnel.

    • Je croyais que l’on avait des élites qui étaient formées au top pour justement prévoir . N’est ce pas leur rôle d’anticiper ? On paye une floppée de chercheurs , d’analystes et de conseillers , Pourquoi ?? Pour en arriver là ? Jospin a créé un fond , c’était un début . Si on ne fait pas d’enfants , il faut le prendre en compte et se préparer à faire en sorte d’assurer l’avenir des plus anciens . Ce n’est pas à madame Ke Ke de dire ce que l’on doit faire parce ce que c’est bien beau de taper du pied pour avoir quelque chose mais s il n’y a rien , il n’y a rien ! Il faut demander ce qui est réalisable , pas ce qui est impossible . Hors aujourd’hui on a des syndicats qui sont bien muets alors qu’ils gèrent les caisses de retraite paritairement avec les patrons . Que proposent ils à part l

  4. C’est une impression ou bien le type sur la vidéo n’a pas l’air d’apprécier à 100% la diatribe de cette brillante oratrice?

  5. Ils détruisent notre société mais ils en seront aussi les victimes (ou leurs enfants s’ils en ont). Ainsi ils apprendront les difficultés réelles car la plupart de ces bobos n’en n’ont jamais connus (excepté Mme Kéké). La guerre qui vient et qu’ils souhaitent sans doute, va les combler.

  6. M’étant infligé les interviews de Sandrine Rousseau, on peut se rendre compte d’une chose. Sortie des ses harangues féministes aux phrases convenues et formules usées , elle n’a plus rien à dire. Elle est totalement larguée. Pas au niveau.

  7. Ce serait triste à mourir si une petite lueur ne venait me faire sourire : J’imagine la tête que feront toutes ces pérronelles qui professent le refus d’enfants et le droit à la paresse lorsque, l’âge de leur retraite venu, elles découvriront qu’il n’y a personne pour la leur payer : pas d’enfants , c’est pas de travailleurs dans 20 ou 30 ans pour abonder les caisses de retraite, et ceux qui pourront le faire le feront au minimum faisant falloir leur droit à la paresse… Elles n’ont pas fini de déambuler entre la Nation et la Bastille…

  8. Osons souligner, en fonction de ce compte-rendu succinct, que cette secte ignore totalement tout ce qui n’est pas de son étroit microcosme. Evoquons ces agricultrices, ces artisans de l’ombre, ces employées de la fonction publique, en quelques sortes toutes ces personnes qui travaillent, elles, sans bruit. Qui ne se contentent pas de tomber dans un égocentrisme étroit, dans un bavardage improductif.

  9. C’est que pour faire des enfants nationaux qui paieront les retraites de ces dames, encore faut- il le pouvoir et avoir le courage de le vouloir. Que M.Rousseau , époux de sardine, n’en ait pas eu le goût se comprend d’instinct et c’est déjà mieux que l’abandon des siens à l’image du très moralisant et Helvète ancêtre putatif.

  10. La bêtise crasse des ces gens me fait peur car l’idéologie qu’ils portent est celle de la mise à mort de celui qui ne met pas genoux à terre. Les nouveaux tyrans sont sur cette photo.

  11. Ce « journaliste » mâle est constamment invité à LCP et dans le service dit public. Ile ne représente que quelques clampins lecteurs d’un torchon subventionné grâce aux deniers du con tribuable.
    Autain considère que les enfants étant une corvée, il vaut mieux les concevoir par de nouveaux venus.

  12. Que du beau monde à ce que je vois . Les éxitées étaient de sortie afin de se défouler .Au final rien d’intelligent n’est sorti de ce meeting mais vu les intervenantes il fallait s’y attendre .

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