[POINT DE VUE] Agrégation : les totalitarismes sont au programme, hors… le communisme !
Parmi les spécificités françaises dans le domaine des études, l’agrégation continue de faire de la résistance. On sait que la France est l’un des rares pays dans lesquels être diplômé d’une « grande école » - c’est-à-dire avoir démontré que huit jours de connaissances scolaires à l’écrit et huit jours d’aisance à l’oral - vous assure une position sociale à vie. Tant pis si, par la suite, vous ratez tout ce que vous entreprenez. On ignore parfois cependant que, du bon côté des choses, nous sommes le seul pays à avoir un concours d’« agrégation », qui n’a pas son équivalent ailleurs, et que nous avons d'ailleurs toutes les peines du monde à expliquer à des étrangers. Ce n’est pas un doctorat, parce qu’il n’y a pas besoin d’avoir consacré des années à un sujet de niche. Ce n’est pas un simple master, parce que c’est un concours – souvent plutôt sélectif - et non un examen. C’est une heureuse singularité qui fournit, chaque année, d’excellents professeurs ou, à défaut, des érudits, comme par exemple certains normaliens, qui sont lauréats de l’« agreg » mais n’enseignent jamais.
C'est que pour être professeur agrégé, il ne suffit pas de réussir le concours, il faut encore passer un an en stage dans un établissement scolaire, sous la tutelle d’un autre agrégé de la même discipline. En d’autres termes, il faut être validé par ses pairs, ce qui n’est pas absurde. Cette validation entre pairs intervient parfois dans les programmes, singulièrement dans ce qu’il est convenu d’appeler les « sciences humaines », par opposition aux sciences exactes ou aux humanités classiques. Une équation est vraie ou fausse, une version grecque est bien ou mal traduite, mais une dissertation d’histoire ou de sciences sociales court le risque de la partialité, voire de la politisation.
Pas impossible que derrière cette aberration (puisqu'il figure au jury de l'agreg d'Histoire) se trouve l'historien Johann Chapoutot, très proche de #LFI, donc plus qu'indulgent pour le communisme... Ceci expliquant peut-être cela. https://t.co/ghEKvpTHGR
— J-Christophe Buisson (@jchribuisson) June 22, 2026
À ce sujet — [POINT DE VUE] Ian Brossat et les victimes du communisme : la laideur morale à son apogée
On apprend ainsi, par Le Figaro, que le programme de l’agrégation d’histoire comprend désormais une question intitulée « Régimes et mouvements autoritaires en Europe (1918-1939) ». Excellente idée, dans la mesure où la démocratie, toujours bancale, toujours perfectible, menace à tout moment de crouler sous les passions tristes. Cela dit, l’explication de ce choix laisse perplexe : dans la lettre de cadrage que le jury associe à ce choix, on peut lire que « les futurs enseignants et enseignantes sont appelés à réfléchir sur les origines et les logiques présidant à la remise en question des régimes (démocratiques) consacrés par la victoire de 1918 et rétablis en 1945 ». Ah bon. Et la Russie ? Et le rideau de fer ?
Oubliée, la barbarie du système soviétique
En considérant que l’URSS ne fait pas partie des « régimes et mouvements autoritaires en Europe », et en limitant volontairement la fenêtre des « heures sombres » à la période 1918-1945, on oublie « Budapest en Hongrie, Prague en Tchécoslovaquie », comme le chantait Jean-Pax Méfret, dans Le Chanteur de l’Occident, mais aussi la construction du mur de Berlin, la Pologne et plus généralement la barbarie du système soviétique, qui enchaîna au communisme la moitié de l’Europe pendant presque un demi-siècle.
Plus encore, entre 1918 et 1939, le communisme français assassinait les dissidents de gauche, tout comme le communisme espagnol qui, rappelle Sylvain Bouloque dans Le Figaro, assassina Andrés Nin. Plus généralement, il n’est pas un pays, en Europe ou ailleurs, dans lequel le communisme apporta autre chose que le mal, la mort et la pauvreté. Mais aux yeux du jury de l’agrégation d’histoire, c’est peut-être fasciste de le dire.
Aux jeunes (ou moins jeunes) qui voudraient enseigner sans avoir à baiser l’anneau du cadavre rouge, on conseille la préparation de l’agrégation de lettres classiques, si injustement oubliée. À travers la littérature antique, dieux et déesses, héros et héroïnes, portés par la « langue géniale » (comme dit Andrea Marcolongo) qu’est le grec ancien, ou par la langue précise et matricielle qu’est le latin, nous apparaissent dans leur archétypale et intemporelle familiarité. Nous avons les défauts d’Ulysse ou Achille, les colères de Cicéron ou Caton, les mesquineries des généraux romains ou des dieux de l’Olympe et, espérons-le du moins, parfois les fulgurances littéraires d’Homère (Andromaque et son bouleversant « rire en larmes »…). C’est cela, le véritable « humanisme » dont on nous rebat les oreilles, et non un délire de petits profs staliniens à la mémoire borgne.
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44 commentaires
Je présentais l’agrégation de Lettres en 1968 ( littérature ,une dissertation de 6h..) lorsque une meute d’excités version Cohn- Bendit ,occupant déjà la faculté et y faisant régner son désordre, a fait irruption dans la bibliothèque où se déroulait l’épreuve, cassant tout, jetant des livres , arrachant les copies des malheureux étudiants sidérés mais impuissants (le karaté n’était pas au programme ! ) les surveillants se gardant de s’interposer : finalement j’ai appris que le doyen de l’époque ( je ne citerai pas son nom.. ) un honorable et digne professeur de philo qui en Mai 68 a jeté sa gourme ,quitté le costume cravate pour le tee-hirt ,s’affichant avec une jeunette qui aurait pu être sa fille , s’était opposé » au nom des libertés universitaires » (je cite) à une intervention de la police..
Ayant déjà perçu la totale main-mise de la gauche pensante sur l’université (du moins en sciences humaines) ,je décidais de renoncer à l’enseignement et m’orientais vers un troisième cycle de gestion des entreprises indemne de ces idéologies qui a décidé de ma carrière dans le conseil aux entreprises.
Regrettant seulement que les nouvelles générations n’aient pu connaitre les joies de la connaissance transmises par d’éminents professeurs non sectaires que j’ai eu le plaisir de fréquenter
L’enseignement est vérolé. Il y a ceux que l’on épargne, il y a ceux que l’on veut faire taire. La démocratie.
N’oublions pas que JP Sartre a travaillé pour la revue collabo » Comoedia » entre 1940 et 1944
et que Simone de Beauvoir a passé 1 an à Radio Vichy …..
Le journal l’Humanité s’est précipité auprès des Allemands dès juin 40 pour demander à reparaître !!!!
Comme l’extrême droite française …
Sans doute puisque vous le dites. Sauf que l’E.D. est par essence nationaliste; pas le cas du coco, par essence internationaliste!
Vous ne saisirez pas la nuance : je n’en attends pas autant de vous.
Ce que vous appelez l’extrême droite a fourni les premiers résistants, les premiers gaullistes et les premiers fusillés.
Pour le reste je vous renvoie à l’histoire du PPF, de Doriot et de Francis André. Et vous rappelle au passage qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain.
De quel coté penche la balance ?
Des chaines comme Arte nous balancent à longueur de semaines des histoires de résistance face aux national-socialisme, avec de gentils communistes qui sont présentés en héros.
Et hors l’islamisme devrait dire aussi le titre.
Oui, les nazis étaient bien d’extrême droite comme les communistes sont d’extrême gauche.
Un peu de respect pour les familles des 6 millions de juifs exterminés par l’extrême droite nazie.
Les derniers rescapés des camps savent bien de quel côté de l’échiquier politique se situait Hitler.
Grosse pensée à eux.
Au final, les 2 extrêmes se nourrissent de la même haine et du même désir de destruction de l’espèce humaine.
Oui, les nazis, les communistes et les fascistes étaient issus de la même matrice : le socialisme. Même croyance en un homme nouveau, même idée de faire table rase du passé, de renier les familles, même prosélytisme expansionniste et agressif, même totalitarisme. Il n’y a pas 2 extrêmes. symétriques : La vieille grille d’analyse des Assemblées de la révolution française est bien trop réductrice pour embrasser des mouvements d’une telle ampleur. Il y a des régimes dictatoriaux et totalitaires qui font de la violence l’instrument principal de leur gouvernement et leur idéologie n’est qu’une vulgate pour enfumer des peuples asservis, n’est que le prétexte officiel de leur existence.
Aujourd’hui ce totalitarisme sanguinaire voulant imposer sa loi au Moyen Orient est parfaitement incarné par la République Islamique d’Iran.
Et les descendants des « rescapés des camps savent bien de quel côté de l’échiquier politique » se situent ces islamistes dont les ancêtres, comme par hasard, étaient sur la photo avec ….. Hitler et Himmler.
Grosse pensée à eux.
Effectivement, extrême gauche d’un côté (communisme) et extrême droite de l’autre (fascisme et nazisme) ont nourri des dictatures qui ont fait des millions de morts à travers le monde.
Faisons en sorte que ces tyrans ne puissent plus arriver au pouvoir.
Plus rien ne m’étonne. Quand on voit les jeunes qui portent le t-shirt avec l’effigie de Che Guevara, grand pourfendeur des « libertés » sans savoir que c’était un dictateur qui enfermait les opposants dans des camps, tout comme notre génialissime Staline, Pol Pot, Castro,… La gauche et l’islamo gauchisme aime la liberté que lorsqu’ils sont dans l’opposition. Dès qu’ils sont au pouvoir ils imposent la dictature par la force et par la répression.
Quand on détient la Vérité et que l’on accède (généralement par les armes) au pouvoir, en toute logique il convient de confier la Vérité au peuple. De gré ou de force.
Curieux cet oubli ,sans doute proposé par quelque inspecteur général de l’Éducation Nationale nostalgique du bon temps du communisme.
Pas tout à fait d’accord avec vous Kieslowski.1974. La traduction française correcte de du parti politique créé par Hitler c’est socialisme nationaliste. La confrontation avec les communistes vient du choc entre le national (allemand) et l’international (russe soviétique). La source du parti de Mussolini est le Parti socialiste italien. On peut retourner la question comme on veut la dictature de masse et ses massacres se fonde sur la gauche depuis 1789 ! Peut importe qui porta Hitler et Mussolini au pouvoir, tous deux se voulaient socialistes.
Je tenais à rectifier votre erreur de compréhension en vous renvoyant à l’Encyclopédie Multimédia de la Shoah qui rend hommage aux victimes de l’Holocauste.
Celle-ci donne une définition simple, compréhensible et très juste de l’extrçeme droite nazie.
» Le Parti national-socialiste des travailleurs allemands, également connu sous le nom de Parti nazi, est le mouvement politique raciste et antisémite d’extrême droite dirigé par Adolf Hitler, arrivé au pouvoir en Allemagne en 1933. Il contrôle tous les aspects de la vie allemande et persécute les Juifs allemands. Sa domination ne prend fin que lorsque l’Allemagne perd la Seconde Guerre mondiale.
Le Parti nazi est fondé au lendemain de la Première Guerre mondiale. Il cherche à détourner les travailleurs allemands du socialisme et du communisme pour les rallier à son idéologie antisémite et antimarxiste.
Adolf Hitler devient le Führer, c’est-à-dire le leader du Parti nazi, et le transforme en un mouvement de masse. Il vise à mener la « race des seigneurs » allemande à la victoire dans sa « lutte raciale » contre les peuples « inférieurs », en particulier les Juifs.
De 1933 à 1945, les Nazis soumettent l’Allemagne à une dictature totalitaire à parti unique. Le parti utilise son pouvoir pour persécuter les Juifs. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la propagande nazie présente « les Juifs » comme le véritable ennemi de l’Allemagne et dépeint leur destruction comme nécessaire à la survie des Allemands. «
Bien vu ! Ce ne sont pas des extrêmes opposés idéologiquement. Ce sont des « concurrents » qui se battent entre eux comme des narcotrafiquants ou des mafieux qui règlent leurs comptes et accroissent leurs territoires à la Kalach’.
Très juste : dictatures d’extrême gauche et d’extrême droite se sont toujours nourries l’une de l’autre
Vous essayez de convaincre Kieslo ?
Il y a donc les bonnes et les mauvaises dictatures ..