Elle me fait penser à une quelconque nunuche de députée LREM, la DG de . Une certaine Clotilde Delbos, qui annonce 141 millions de pertes dues « à la conjoncture internationale dans l’automobile » et, donc, de probables « fermetures d’usines » : « Nous n’avons aucun tabou et nous n’excluons rien… » Cette dame fait partie du club des innombrables tueurs et tueuses des fleurons de l’industrie Française : Anne Lauvergeon, qui a flingué le nucléaire, Serge Tchuruk, qui a dézingué Alcatel/Alstom, et tant et tant d’autres…

Le secteur de l’industrie automobile, ce n’est pas rien : 210.000 emplois directs, même si c’est en baisse.

Alors que nous avons la chance d’avoir, en France, un « génie » du secteur : . Cet homme, même s’il n’est guère aimé, réunit des qualités rarissimes : celles d’avoir une vision à long terme du secteur et celles de savoir mettre en œuvre jusque dans les moindres détails. C’est un vrai « patron d’industrie ». Cet homme « sent » l’automobile, c’est-à-dire le moyen de déplacement autonome. Il est, à ce titre, probablement unique au monde actuellement.

Seulement voilà, Carlos a un défaut rédhibitoire : il ne s’entend pas, mais alors là pas du tout, avec Macron. Un Macron qui a laissé Carlos croupir dans les effroyables geôles nippones, l’obligeant à monter sa rocambolesque évasion. À tel point que, lors de sa conférence de presse, Carlos n’a exprimé qu’un seul regret : son refus de partir chez General Motors au nom de son engagement moral envers Renault/Nissan.

Des talents comme Carlos Ghosn, cela n’a pas de prix : peu importe son salaire mirobolant. Préfère-t-on des annonces de pertes et de licenciements à celles de performances économiques, techniques et boursières ?

Moi, si j’étais ministre de l’Industrie, je proposerais à Carlos de relancer des marques bien françaises : Delahaye, Delage, Panhard, même De Dion-Bouton !

Nul doute qu’il y parviendrait « en trois coups les deux » et qu’on verrait, une fois l’épidémie passée, tout un tas de Chinois rouler dans des engins imaginés par Carlos !

Et pendant ce temps les usines Renault auront été fermées et peut-être rachetées par LVMH, qui les aurait reconverties en musées visités par ces mêmes touristes chinois.

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