Audio - Editoriaux - Entretiens - Politique - 10 février 2020

Quentin Lamotte : « Tout ce qui n’est pas comme eux est facho ! »

Samedi, à Toulouse, Quentin Lamotte, tête de liste du Rassemblement national aux élections municipales, et ses militants (dont des femmes) ont été agressés par des « antifas » au cours d’une opération de tractage sur un marché toulousain.

Explications et réactions de Quentin Lamotte au micro de Boulevard Voltaire.

Vous êtes tête de liste Rassemblement national pour la mairie de Toulouse. Votre équipe et vous avaient été agressés ce week-end par des auto-proclamés antifa.
Comment cet événement s’est passé et comment vont vos équipes ?

Mes équipes sont très choquées par l’agression qu’elles ont subie. Parmi nos militants, des femmes et des personnes âgées ont été violemment prises à partie par ces groupuscules antifa.
Concernant le déroulé des événements, nous étions sur le marché toulousain pour distribuer nos tracts dans le cadre des élections municipales. Nous nous sommes retrouvés pris à partie par plusieurs dizaines d’individus qui se sont regroupés à la sortie du métro. Notre matériel a été entièrement détruit et nos tracts arrachés. Nous avons perdu notre matériel militant qui nous servait pour cette campagne et des violences ont été portées contre mes militants et moi même. Nous avons reçu des crachats, nous nous sommes fait bousculer et moi j’ai reçu des coups de bâton.


Hormis certaines personnalités du Rassemblement national, dont Marine Le Pen et le maire de Toulouse, très peu de messages de soutien vous ont été envoyés…
Qu’est-ce que cela dit de la place du Rassemblement national dans le spectre politique français ?

Ces agressions ont été dirigées contre le Rassemblement national, mais il y a quelques semaines, mais des colistiers de Jean-Luc Moudenc avaient suivi une agression similaire.
Des auto-proclamés antifa agressent systématiquement tout ce qui peut représenter l’ordre et l’État quelle que soit l’appartenance politique. Tout ce qui n’est pas comme eux est facho. C’est un peu leur mot d’ordre.
Il y a eu une vive condamnation de la part de plusieurs listes de droites, mais pour l’instant aucune condamnation venant des listes de gauche. J’attends toujours ces condamnations, mais je ne sais pas si elles viendront. Parmi ces condamnations, Pierre Cohen ancien maire de Toulouse avait en 2013 indiqué qu’il fallait éradiquer le Front national et qu’il ne fallait pas hésiter à utiliser le rapport de force physique. Malheureusement, ces paroles irresponsables ont été entendues. Aujourd’hui, certains groupuscules se sentent légitimés pour violenter des listes de droites comme la nôtre.


Ce n’est pas la première fois que les groupes d’extrême gauche de Toulouse font l’actualité. On se rappelle de cette crèche vivante sur une place toulousaine. Elle avait été prise à partie par des militants d’extrême gauche en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites.
Comment éradiquer ces violences à Toulouse ?

Je pense qu’il faut de la fermeté de la part de la l’État. Ces groupuscules antifa ne sont pas très nombreux. Ils sont peut-être une cinquantaine à Toulouse et pourtant ils émaillent régulièrement l’ensemble des manifestations de violences. Je constate qu’à ce jour, ils sont toujours impunis.
Ils ne sont ni arrêtés ni condamnés. Ces groupuscules ne sont pas dissous, alors qu’on a connu monsieur Castaner plus prompt à dissoudre certains mouvements. Je pense qu’ils vivent dans une certaine impunité qui légitime leur action violente.


On dit que le Rassemblement national a très peu de chance de se voir élire dans les grandes villes. Toulouse en fait partie. Quel est votre objectif ?

Mon objectif est d’être au deuxième tour et donc de pouvoir faire rentrer des élus au Capitole. Je pense que c’est possible. Très prochainement, il devrait y avoir des sondages qui donneront l’État des forces politiques à un mois des élections. Nous avons fait une campagne de terrain et sur tous les sujets concrets avec des propositions adaptées sur l’urbanisme, le transport, l’écologie et la sécurité. Nous avons montré que nous sommes crédibles et que nous pouvons entrer au Capitole. C’est mon objectif. Je pense qu’il se confirmera et que le Rassemblement national rentrera en force dans les différents Conseils municipaux des grandes villes.