Comme le montre l’état de déliquescence de la nation française – deux termes (nation, France) que nos gouvernants mondialistes évitent désormais de nommer -, une société peut tomber gravement malade, comme tout organisme vivant, jusqu’à en périr. Cette période d’hystérie vaccinale autour d’un virus doit nous inciter à trouver des remèdes à cette maladie sociétale.

En effet, depuis le septennat de rupture moderniste de Giscard, la France subit une réaction en chaîne de pathologies que ses successeurs ont tous aggravées, par action et par démission : Mitterrand l’ambivalent intriguant, Chirac le sympathique velléitaire, Sarkozy l’incontrôlable vibrionnaire, Hollande le dilettante débonnaire. Jusqu’au fossoyeur actuellement à l’œuvre, parvenu à la fonction présidentielle à laquelle il n’était pas préparé et pour laquelle il n’est pas taillé, à la faveur d’un accident provoqué de l’histoire politique.

Le diagnostic des pathologies en chaîne dont souffrent un grand nombre d’héritiers de la France est clair : Alzheimer historique par amnésie sélective et révisionniste, masochisme culturel par auto-détestation et flagellation, matérialisme nihiliste par orgueil scientiste, acédie spirituelle par ennui et découragement, perte d’indépendance et de souveraineté par improductivité encouragée, principe de précaution tétanisant, asphyxie mentale et physique par confinement, assistanat généralisé financé par une fiscalité effrénée et une prodigalité publique illimitée, syndicalisme ruineux et acharné.

Il y a vingt-cinq siècles, un certain Aristoclès, citoyen grec large d’épaules et d’esprit – d’où son surnom de « Platon », de platus, « large » –, devisait sur la justice chez l’individu et dans la Cité. Il critiquait dans la démocratie sa dégénérescence en démagogie et en tyrannie, à cause de l’attrait qu’exerce le prestige du pouvoir. En effet, le bavardage communicationnel, démagogique et pathos-logique d’, autoritariste sous un faux air paternaliste, ne trompe que les esprits égarés et ses encenseurs aveuglés. Il vise à détourner l’attention des vrais problèmes de fond.

Parmi les nombreux « signaux faibles » d’une tentative de reprogrammation des esprits jugés trop conservateurs, par une « politique de la culture brûlée », des journalistes du média public Radio France internationale (RFI) désignent depuis peu l’ONU comme « le Parlement de la planète ». N’en déplaise aux anti-complotistes, qui ne sont pas tous naïfs et parmi lesquels se cachent des comploteurs gênés par la vérité, il n’y a pas de hasard dans le choix des mots.

Au total, de nombreux Français ont perdu leur bon sens, jusqu’à l’instinct de conservation et de survie. En cela, ils donnent raison à Schopenhauer qui définissait l’homme moderne comme « cet animal tragique qui n’a plus assez d’instinct pour agir avec sécurité, et pas encore assez de raison pour assumer les taches de l’instinct ». Le diagnostic est sans concession, le pronostic vital, engagé.

Le vaccin consiste en la réaction immédiate et franche aux pathologies identifiées. La France a plus que jamais besoin d’un vrai Président politique visionnaire, pas d’un représentant de commerce économique et idéologique déguisé en homme d’État providentiel. En suivant le conseil d’Henry David Thoreau : « Le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins. »

14 décembre 2020

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