« Quand on fait usage de notre arme, c’est qu’on n’a pas le choix » : la réalité derrière les tirs policiers
Depuis quelques jours, les noms de Souheil El Khalfaoui et Nahel Merzouk résonnent dans l’actualité. Les deux jeunes hommes ont perdu la vie en 2021 et 2023 après avoir été neutralisés par les forces de l’ordre, à Marseille lors d’un contrôle routier, pour le premier, et à Nanterre, à la suite d’un refus d’obtempérer, pour le second. Alors que les dossiers sont toujours en cours et que les policiers mis en cause invoquent la légitime défense, Souheil et Nahel sont devenus des symboles pour ceux qui dénoncent un usage abusif des armes à feu par la police.
Des noms instrumentalisés
Comme leurs noms, tous les individus neutralisés par des tirs mortels des forces de l’ordre sont instrumentalisés par la gauche, ces derniers temps, toujours en croisade contre la proposition de loi visant à « reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions », adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale le 7 juillet dernier.
Ce texte, qui ne modifie en rien le cadre légal dans lequel un membre des forces de l’ordre peut faire usage de son arme létale, continue pourtant d’être qualifié de « permis de tuer » par ses détracteurs. En cause, la procédure qui suit le tir, laquelle présume désormais son auteur innocent là où l’ancien cadre le présumait coupable.
Mercredi, les députés Antoine Léaument et Thomas Portes dénonçaient encore les tirs mortels d’un policier municipal ayant neutralisé, près d’Avignon, un homme de 29 ans après un refus d’obtempérer. Un délit qui n’est pas « puni de la peine de mort », ajoutait le député de l’Essonne, qui ne manquait pas de présenter ses condoléances aux proches de l’individu.
Le permis de tuer à peine voté, déjà mis à exécution. https://t.co/XCJHyzK8KG pic.twitter.com/X6BZU20pCl
— Thomas Portes (@Portes_Thomas) July 15, 2026
Un homme de 29 ans a été tué par balles cette nuit par un policier municipal près d'Avignon.
J'adresse à sa famille et à ses proches mes condoléances.
Un refus d'obtempérer n'est pas puni de la peine de mort en France.
— Antoine Léaument 🇫🇷 (@ALeaument) July 15, 2026
Ils omettaient toutefois de préciser que l’homme était connu de la Justice pour des faits similaires et que, dans sa fuite, il avait percuté une voiture de police et blessé un agent.
Les profils derrière les tirs de policiers
Face à cette propension à minimiser la dangerosité de ce type d’individus et à criminaliser l’intention des policiers auteurs de tirs mortels, nous avons recensé les derniers cas survenus en France.
Ainsi, l’homme neutralisé à Marseille, le 24 avril dernier lors d’un contrôle routier, déjà connu de la Justice, avait sorti un couteau avant de se précipiter sur les agents qui le contrôlaient. Le 11 février, à Paris, c’est également sous la menace d’un couteau qu’un policier avait ouvert le feu sur un homme qui brandissait son arme contre un passant. À Ajaccio, c’est la même raison qui a conduit la police à tirer, le 20 décembre, sur un Sénégalais déjà mis en cause pour des faits de violences en Seine-Saint-Denis. Même schéma à Lorient, le 10 novembre, lorsqu’un Soudanais, masqué et ganté, défavorablement connu de la Justice, avait brandi un couteau lors d’un contrôle de police. C’est encore une attaque au couteau, accompagnée des cris de « Allah akbar », qui avait poussé la police à faire feu sur un Tunisien inscrit au traitement des antécédents judiciaires (TAJ), à Marseille, le 2 septembre 2025. Quelques jours plus tard, le 18 septembre, un Soudanais était tué par la police à La Seyne-sur-Mer après avoir été aperçu menaçant des enfants avec une machette de plusieurs dizaines de centimètres.
Autant de situations qui témoignent de l’urgence dans laquelle agissent les forces de l’ordre lorsqu’elles font usage de leur arme. Quant aux refus d’obtempérer, l’actualité démontre trop souvent qu’ils peuvent être mortels pour des passants, comme ce fut le cas pour Mathis, en novembre dernier, ou, plus récemment, pour Olivier Trouillot à Lens.
Une remise en question politique
« Quand on fait usage de notre arme, c’est qu’on est dans une situation où on n’a pas le choix », explique, à Boulevard Voltaire, un membre de la BAC de nuit du Val-de-Marne. À ses yeux, les accusations d’abus visant les forces de l’ordre sont un non-sens dès lors que la formation des policiers et le cadre légal entourant l’usage des armes préviennent justement toute forme d’excès.
Lara Fatimi, avocate au barreau de Paris habituée à ce type de dossiers, constate même « une inhibition qui est en train de prendre le pas » chez certains policiers. Elle observe que certains renoncent parfois à utiliser leur arme alors même que la situation le permettrait, allant jusqu’à se mettre en danger par crainte des répercussions médiatiques ou judiciaires, comme la garde à vue et l’enquête qui suivent presque systématiquement un tir mortel, même lorsqu’il est conforme au droit.
La pénaliste rappelle enfin qu’une voiture ou un scooter peuvent constituer une arme par destination lorsqu’ils foncent sur un policier ou le coincent contre un mur, comme cela est arrivé à l’un de ses clients.
Si l’avocate concède à Antoine Léaument qu’un refus d’obtempérer n’est pas puni, en France, de la peine de mort, elle souligne ce point capital que les députés de La France insoumise semblent vouloir oublier, à savoir que « la mise en danger de piétons, de passants, de policiers, de gendarmes peut effectivement nécessiter l'usage de la force jusqu'à la mort. Et ça, c’est prévu par notre loi. »
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR

































64 commentaires
En clair une réponse à un certain « souverainiste ». Non plus, je n’ai jamais été « flic » (sic) au max militaire volontaire formé au métier des armes et à un certain moment de ma carrière mouvementée : convoyeur de fonds. Pour ce dernier « métier » un casier judiciaire vierge s’imposait vu qu’il donnait possibilité à un « port d’armes » pour le boulot; à la différence du « détention d’arme » du tireur « sportif ». Comme convoyeur, je portais une arme employable UNIQUEMENT en légitime défense. Je n’ai jamais eu l’occasion de m’en servir n’ayant jamais été attaqué; mais croyez moi si tel avait été le cas, mon 6 coups (revolver 38 spécial) aurait au moins 4 fois fait mouche. Ne vous inquiétez pas pour les 2 ratés : ils n’auraient pas touché un innocent vu qu’on ne s’imposait qu’au tir sur une cible dégagée.
« mais ce droit au tir préventif, est inquiétant, à mes yeux! » Ce n’est pas un « droit » tel que l’entend le pékin de base mais une possibilité et la nuance est de taille. Non plus un « tir préventif » qui n’existe pas dans notre législation. Où avez vous trouvé cette expression? Chez les gauchistes?
« je vis dans la pampa et ne vais pas souvent en ville. » Quittez la « pampa » et allez plus souvent « en ville ». Vous constaterez que la vie y est moins simple que celle décrite par nos zélites « progressistes » ultra protégées et hyper judiciarisées.
Par contre, je me suis maintes fois fait contrôler par la maréchaussée et toujours en vie : curieux, non?
Ben oui, permis de conduire, assurances et tout le tremblement valables.
En tant que retraité de la police nationale, le port d’arme de poing et son utilisation en cas de force majeure est essentielle pour les forces de l’ordre; en service, je n’ai jamais eu à appuyer sur la détente, mais le fait de la porter, éventuellement de la montrer suffit à dédramatiser une situation qui sans ça, pourrait déraper. Hors service, j’ai mis fin à des harcèlements, vols à l’arraché, intimidations avec violences; le fait de voir l’arme dans son étui et la carte de police et de requérir à des renforts. Les regards de reconnaissance du public sont pour moi un baume agréable à porter. De plus, lors d’un acte terroriste, armé, je peux intervenir immédiatement et sans attendre.
Si, en plus il faut demander aux Insoumis d’avoir des compétences juridiques ….
Il faut commencer par leur refuser toute protection policière lorsqu’ils en font la demande.
Vous avez raison sur toute la ligne.
Ces gens ne méritent aucune attention.
M.Provence.
Ces gens ne connaissent rien au domaine sécuritaire de notre pays.
Les gendarmes et policiers reçoivent une formation juridique permettant d’effectuer leurs missions.
Procédure pénale, Droit pénal, et lois spéciales appartiennent aux modules de formation , sans parler des exercices de mises en application pratiques.
Contrairement aux allégations des ignares de cette secte , ces personnels font l’objet d’une sélection rigoureuse , et doivent être titulaire du BAC.
Comme vous le dites, que ces idiots heureux , ne demandent plus la protection, ou alors elle doit leur être refusée.
Qui ne s’est jamais fait foncer dessus par une voiture ou vu un fou furieux se précipiter armé d’un couteau ou tesson de bouteille ne peu guère commenter ce genre de situation.
Moins d’une ou 2 secondes pour apprécier la situation, sentir si un camarade ou une maman avec une poussette est derrière soi, quelle arme choisir, de jour ou de nuit, par grand soleil ou de nuit, sous la pluie…..
Alors, mis à part les idéologues droits dans leurs bottes humanistes et bienveillantes envers les délinquants, personne ne peut affirmer que le gendarme ou le policier a raison ou tort de tirer ou pas.
L’affaire Nahel en fait grandement partie!
Ce policier hors de tous soupçons a subi le traitement judiciaire infligé à un criminel, par peur de la vindicte populaire…
L’une des plus grandes honte de notre justice.
Tout à fait, j’ai le choix d’utiliser les arts martiaux et l’arme de poing en dernier ressort. Je suis pour le port du tonfa (matraque appelée PR 24 pour Protection Rapprochée 24′ ou 60 cm).
La police doit être exemplaire. Précisément, elle doit donner l’exemple. De préférence à ceux qui ne considèrent pas qu’ils ont vis à vis d’elle un devoir absolu d’obéissance. Les enseignements citoyens passent par la sommation, puis par la soumission, car qu’elle soit la grandeur d’Allah, le Flic, au nom de la loi doit avoir le pas sur les malfrats.
Je souscris au commentaire de « VIKING NORMAND » ce jour à 9h36.
Bon dimanche
Je redis que le pistolet 9 mmm (létal et imprécis à 30 m) n’est pas la seule solution : beaucoup de polices ont aussi, outre leurs pistolets, des fusils à pompe qui tirent soit des balles soit des gommes, soit du plomb qui invalide sans tuer
Sur quelle planète vivez vous !
Vous voyez les policiers à chaque intervention, sortir avec le fusil à pompe à la main ✋ ?
Ces derniers lorsqu’ ils effectuent des contrôles, sont à mille lieues de penser qu’une petite frappe va refuser de s’arrêter et tenter de les écraser comme c’est souvent le cas.
Les Bisounours c’est à la télé.
Pour info…
Un fusil à pompe qui tire des balles fait bien plus de dégâts qu’un 9mm
A Leane et Duchnoc. Le fusil à pompe tire ce qu’on veut : caoutchouc, peinture, gros sel plomb, chevrotine ou balle. Je vis sur une planète où beaucoup de polices sont équipées de fusil à pompe ou de riot gun. Et ne veulent pas que Duchnoc les en prive Il faut se renseigner !
Tout à fait, mais il ne peut être porté que pour dans le cas de missions précises, et non au quotidien .
Théorie de la nation.
Je reviens vers vous suite à votre message à moi adressé.
Ancien sous officier de l’arme blindé, j’ai la prétention de connaître les armes, et leurs utilisations.
Le fusil à pompe est une arme pouvant être utilisé lors de barrages routiers, ou interventions définies .
A mon sens, ce genre d’arme ne peut-être utilisé à l’occasion des patrouilles normales. Un contrôle de véhicules intervient à cette occasion.
Nous ne sommes pas aux USA., ni dans un film, mais sur une réalité de terrain.
Les armes courtes à canon sciés, étant à 2 coups, ne peuvent correspondre aux besoins des FO.
Personnellement quand un flic me fait signe de m’arrêter, je m’arrête ! Je n’ai rien à me reprocher, je suis en règle, donc pas de problème. Si l’on ne s’arrête pas, ça cache systématiquement autre chose, donc les policiers sont sur leur garde et ils ont bien raison de le faire savoir à leur manière ! Qu’ils tirent je suis tout-à-fait d’accord car les « autres » eux n’hésiteront pas à le faire !
Bien vu
que du cinéma, si ces voyous s’étaient arrêtés ils seraient vivants!!!
Votre réponse va faire réagir les gens de LFI, vous savez ces défenseurs de la racaille.
Pas assez, les policiers n’utilisent pas assez leurs armes….les policiers américains ne font pas de sentiments quand ils se sentent en danger…..ils défouraillent….( chez NOUS les policiers sont mis en garde à vue , vont en prison ) et la racaille rigole et reste libre , après avoir écraser un policier ou gendarme…..çà c’est en FRANCE !!!!!
Pour la racaille dominantes, le voyou impuni ne leur sert qu’à terroriser les honnêtes gens et à imposer une dictature : Problème Réaction Solution, ça ne durera pas …
Je suis d’accord, je pense la même chose que vous mais admettons qu’il n’y a pas moins de violence de crimes ou délits aux états. je pense que le sujet et plus vaste
La France est surtout victime de ses incohérences juridiques, et de la lecture faite par les Magistrats qui s’en accomodent. Le Pénal par son mille feuilles de textes, laisse trop de latitudes à ces derniers, influencés par des Avocats pas regardants, du moment qu’ils font le buzz.
Pour faire plaisir aux idéologues d’EG,jJe préconise qu’on équipe les forces de l’ordre avec des pistolets jouets à bouchon,Ainsi les vies de la voyoucratie et de la criminalitaé,seront précieusement sauvegardées.Ces pîstolets à bouchon permettraient par ailleurs de résorber les embarras routiers…..
Qui possède des armes ?? Les braves gens ou la racaille ?? Une Kala est une arme de guerre et qui dit guerre dit risque de mourir !! C’est simple !!