Bagayoko visé par une plainte pour emploi fictif à la RATP : il se victimise
Le nouveau maire de Saint-Denis n'en finit pas de faire la une de l'actualité, depuis son élection, il y a quatre mois. Actualité politique, associative et, désormais, judiciaire. Après l'affaire de la présidence de l'association pour la reconstruction de la basilique Saint-Denis, qui lui a échappé au profit de Stéphane Bern, voici une nouvelle affaire potentiellement autrement plus lourde de conséquences pour l'avenir et la réputation politiques du nouveau maire LFI de Saint-Denis. En effet, ce vendredi 7 août, l’association AC !! Anti-corruption a déposé une plainte le visant pour des soupçons de détournement de fonds publics et d’emploi fictif, au sujet d'un cumul de fonctions à temps plein à la RATP et d’élu.
Un recrutement à la RATP qui pose beaucoup de questions...
C'est un article du Canard enchaîné publié mardi et intitulé « Le ticket gagnant de Bally Bagayoko » qui a mis le feu aux poudres. Selon Le Canard, ce « ticket gagnant » aurait permis à Bagayoko de bénéficier d'« un parcours jalonné de curieux coups de pouce ». Toujours selon le journal, « ses anciens mentors communistes assument [...] avoir autrefois donné un substantiel coup de pouce au nouvel édile LFI ». « Il a été recruté en 2000 sur ma proposition », sans concours ni entretien, avoue Jacques Marsaud, à l’époque directeur général de la Régie chargé du développement. Quant à l’ancien maire (PC) Patrick Braouezec, il « contextualise », comme on dit, les raisons de ce recrutement particulier : « C’était un moment où la RATP recrutait beaucoup dans la diversité et dans les quartiers. » Si ces faits sont avérés, cette affaire deviendrait véritablement politique et dépasserait sa seule personne. Et aux questions du cumul éventuel, du recrutement « sans concours ni entretien », l’hebdomadaire ajoute des « horaires élastiques » et de « généreuses indemnités » consentis au porte-parole de la nouvelle France qui prétend représenter les milieux populaires.
Des allégation qui ont vivement fait réagir sur les réseaux sociaux, comme en témoignent les posts de Christine Kelly ou Me Gilles-William Goldnadel.
Ni diffamation ni racisme. Information. https://t.co/LwTxWFIlNU
— Christine KELLY (@christine_kelly) August 5, 2026
Précisons que le cumul de deux emplois publics à temps plein est prohibé, sauf autorisation expresse et motivée. L'association AC !! Anti-corruption demande donc la vérification d’un certain nombre d’éléments comme l’autorisation de cumul d’activités délivrée par la RATP ou la préfecture ou celle de la présence effective de M. Bagayoko à la RATP pendant ces mandats électifs. Si les rémunérations sont perçues pour un emploi en réalité non exercé à plein temps à la RATP, alors, « il s’agirait d’une utilisation indue des fonds publics », note l’association.
Le président d’honneur d’AC !! Anti-corruption, l’ancien juge Éric Halphen, cité par Le Monde, estime qu'« à partir du moment où des faits semblent mettre en cause un élu municipal et une institution telle que la RATP, nous nous devions de les dénoncer au parquet national financier ». « Après, nous verrons ce que le parquet décide de faire. Mais nous avons un rôle de lanceur d’alerte, en quelque sorte », a-t-il ajouté, précisant souhaiter qu’une enquête soit ouverte.
Règlement de comptes à gauche
La défense de l'édile dyonisien a sans surprise activé les leviers de la victimisation et de la persécution politique. Contacté par l’AFP, Bally Bagayoko n’a pas souhaité commenter ce dépôt de plainte. Mais dans la soirée, il a posté, sur X, une lettre de remerciements à ses soutiens : « Cette succession de séquences médiatiques participe d’une volonté de me discréditer politiquement […] » afin d’« affaiblir une dynamique qui dépasse ma seule personne », a estimé l’édile LFI, mettant en cause, notamment, « l’entourage de l’ancien maire socialiste de Saint-Denis » Mathieu Hanotin. « Je n’ai pas le souvenir qu’un maire d’une grande ville ait été confronté, dans un délai aussi court après son élection, à une telle succession d’attaques et de mises en cause », a ajouté M. Bagayoko, élu dès le premier tour en mars, avant de conclure : « Ils cherchent à nous arrêter, nous continuerons à avancer. »
Qu'il y ait là un règlement de comptes de la gauche historique PS-PC, ulcérée d'avoir été remplacée par la progéniture qu'elle avait tant choyée mais qui l'a quittée pour LFI, n'est pas non plus improbable.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR



































126 commentaires
Il y a urgence ! Il faut faire une collecte pour qu’il puisse se payer des clinex !
Le pauvre choux.
Je trouve finalement assez rassurant ce retournement de situation, le Français tout blanc tout moche commence à se rebeller il ne veut perdre ni place ni prérogatives, ni pouvoir ni les salaires qui vont avec et j’en suis ravi.
Il ne lui reste que cette piste de sortie « se victimisé » comme toutes les racailles d’extrême gauche lfi il joue les malheureux espérons que cette fois cela va permettre de l’éliminer