Editoriaux - Immigration et diversité - 1 septembre 2019

Pourquoi il faut rendre publique la nationalité des délinquants !

Le ministère de l’Intérieur du Land de Düsseldorf a annoncé que, désormais, la nationalité de tous les coupables d’agression sera révélée par la police du Land (article du journal Die Welt). Dans un grand nombre d’États allemands, la nationalité des suspects n’est dévoilée que si les autorités considèrent qu’elle est importante pour la nature du crime commis. En novembre 2017, l’inverse s’était produit en Suisse. En effet, la politique de Zurich (dirigé par un sympathisant d’extrême gauche) avait alors annoncé qu’elle ne communiquerait plus que l’âge et le sexe des criminels, mais tairait désormais la nationalité de ceux-ci (média suisse Le Matin).

En France, il est interdit de communiquer des statistiques ethniques, même à l’attention des chercheurs. Selon les tenants de cette pratique, il s’agit de ne pas jeter à la vindicte populaire certaines franges de la population. Selon moi, cet argument ne tient pas. L’âge du délinquant est bien communiqué. Or, lorsqu’un octogénaire est l’auteur d’un accident de la route, n’y a-t-il pas un risque de stigmatisation alors que ce sont les jeunes gens qui commettent le plus d’infractions au Code de la route ?

L’intelligentsia de gauche considère que le citoyen n’est pas en mesure de prendre le recul suffisant face à la communication de telles informations et qu’une telle transparence ferait le jeu de partis nationalistes. Là encore, les arguments ne tiennent pas. La nationalité des délinquants n’est pas connue en France, pourtant, le Rassemblement national de Marine Le Pen est aujourd’hui la première force politique du pays. De plus, le mutisme des autorités dans ce domaine laisse la place à tous les fantasmes ou tous les délires des uns et des autres, accentuant ou minimisant les chiffres. D’autre part, et malgré l’arrogance gauchiste et les conséquences de cette transparence, les citoyens ont le droit de savoir. Il faut en finir avec ce mensonge.

Cacher l’origine des délinquants accroît le ressentiment xénophobe et participe à la méfiance généralisée de la population française. À l’heure où les citoyens français réclament plus de transparence, une telle position n’est plus tenable. Le mensonge est toujours pire que la vérité. Il faut indiquer les nationalités ou les origines nationales de tous les délinquants !

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