Pour le camp du bien, pas d’État de droit

L’association Alliance VITA fait encore parler d’elle. En début d’année, la chronique avait été défrayée par l’abus de pouvoir d’Anne Hidalgo et l’attitude servile des régies qui, pour obéir à l’édile, ont tenu pour nulle et non avenue une décision de justice. L’association pro-vie débutait, ce lundi 13 janvier, son cycle annuel de formation, « L’Université de la Vie », accessible en visioconférence à partir de 150 villes. Une formation exigeante pour comprendre les problèmes éthiques qui se posent dans notre société dite de progrès.

En fait, 149 villes seulement. Ouest-France nous apprend qu’à Rennes, une centaine de trublions féministes et LGBT, dont certains étaient couverts de cagoules, sont allés empêcher la réunion locale de se tenir. Ils ont saccagé les documents qui devaient être remis aux participants, deux organisateurs ont été aspergés de gaz lacrymogène. Deux associations revendiquent ce coup de force, Nous Toutes 35 et Strollad LGBTI-breizhek dispac’hel, et pavoisent : elles ont de fait interdit par la violence cette manifestation et demandent au maire de Rennes de le faire plus officiellement. Mais elles promettent d’interdire les trois prochaines réunions si la mairie ne le fait pas. Il convient, en plus, de noter qu’aucune interpellation n’a eu lieu.

Bien sûr, dans la rhétorique de ces ultra-gauchistes, Alliance VITA est désignée comme le bouc émissaire du Lévitique, porteur de tous les péchés de la nation : homophobie, transphobie, sexisme, haine, discrimination, intégrisme, et merci de compléter. Lui sont imputées les humiliations et agressions physiques ou verbales, réelles ou fantasmées, subies par ces pauvres victimes en bande organisée.

À l’heure de rédaction de ces lignes, Google Actualités ne référence même pas l’article d’Ouest-France. Il n’est pas possible de savoir si les médias donneront toute la publicité que mériteraient les exactions des totalitaires LGBT et féministes du pays Gallo. Un long silence avait précédé la reprise, par d’autres médias, du coup de force contre la conférence de Sylviane Agacinski.

Il faut être patient.

Est-il besoin de commenter la bêtise des grands démocrates qui ont commis ces faits ? Des barbares ! Ils auraient pu trouver une autre manière de fêter dignement l’arrivée de l’emoji Gwenn Ha Du sur Twitter.

Là encore, l’absence d’interpellation, alors que des atteintes aux personnes et aux biens ont été commises, choque. Il n’est pas question, ici, de souhaiter transformer les assaillants en cibles pour tirs tendus de LBD, mais le constat est clair. L’État refuse d’assumer certains de ses devoirs régaliens quand les victimes ne sont pas dans le camp du bien. J’en éprouve une incommensurable honte pour mon père, officier de gendarmerie, et je pense qu’il doit trop souvent se retourner dans sa tombe, s’il nous regarde.

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