Fin de la rave-party dans le Cher : la gauche antifa s’amuse, les Français paient

Combien aura coûté aux contribuables français le petit amusement illégal et provocateur des antifas accourus dans le Cher ?
Photo BV J. Bexon
Photo BV J. Bexon

Ils sont partis. Les « teufeurs » du Teknival de Cornusse, dans le Cher, ont repris leurs voitures et leurs camping-cars. Ils ont quitté l’endroit sur lequel ils avaient élu domicile, sans la permission de quiconque, selon l’éternel principe : « Tout ce qui est à toi est à moi, et tout ce qui est à moi reste à moi. »

Les fêtards au profil « antifa », venus défier la police et l’armée sur le terrain militaire de Cornusse, sont si gentils et pacifiques qu’ils ont affronté les forces de l’ordre une heure, dans la nuit du 4 au 5 mai. Quelque 400 véhicules (il y en avait 2.000, au départ) ont tenté de forcer les barrages, selon Le Berry républicain. Ils ont manifesté à leur façon leur respect de l’ordre public en utilisant contre les gendarmes « une voiture bélier », « des mortiers, des cocktails Molotov et même des boules de pétanque », indique une source, au quotidien local. Selon le ministère de l’Intérieur, « 10.315 véhicules ont été contrôlés, 18 personnes interpellées, 63 armes saisies, 6.363 PV dressés, 9 gardes à vue et 178 verbalisations pour détention de stupéfiants. 15 drones civils ont été neutralisés. 99 personnes ont été prises en charge par les services de secours, dont 4 personnes en urgence absolue qui ont été transportées à l'hôpital. » La fête, quoi, la vraie.

Le coût de la mobilisation des gendarmes...

Drogue à gogo, agressions, provocations, haine des flics, en attendant mieux, dégradation des champs… Le 3 mai, la gendarmerie faisait état de 2.400 infractions constatées. Ils sont venus défier le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez près de sa ville d’origine et dénoncer un projet de durcissement de la législation visant ce type d'événements… Six gendarmes ont été blessés. Et pourtant, la députée LFI Manon Aubry trouve ces militants d’ultra-gauche bien plus fréquentables que les boulangers « délinquants » qui travaillent le 1er mai ! Concentré sur les participants aux banquets du Canon français, parfaitement légal, lui, LFI est tout miel pour les délinquants violents de la rave-party du Cher. « Laissez les jeunes s’amuser et arrêtez de criminaliser la fête », expliquait Manon Aubry, samedi, sur France Info. Contactée par téléphone, la préfecture du Cher n’a pas rappelé BV.

À ce stade, il convient de se demander combien aura coûté aux contribuables français le petit amusement illégal et provocateur des antifas accourus dans le Cher. Selon Laurent Nuñez, l'État a mobilisé 650 gendarmes et 250 sapeurs-pompiers, accompagnés d'automobiles, hélicoptères, etc. Avec un calcul simple (98.155 gendarmes militaires et civils, pour un budget de la gendarmerie nationale de 11 milliards d’euros en 2026, selon le Sénat), on obtient, pour cinq jours passés sur le terrain, un coût supérieur à... un million d’euros. On ne compte pas le coût des 250 pompiers, celui des hôpitaux, celui des dégâts sur le terrain militaire, sur les terrains agricoles. On ne compte pas la mobilisation de la préfecture, les gênes, les nuisances aux riverains… Ces frais seront pris en charge par l’État et par les assurances : en gros, la collectivité paiera.

Pas de problèmes pour payer le carburant

Laurent Nunez a indiqué que les participants seraient verbalisés deux fois, pour intrusion sur un terrain militaire et rassemblement illégal, ce qui ne les a pas fait fuir. Alors que les Français ne sont pas à la fête, par les temps qui courent, nos danseurs du Teknival ont apparemment les moyens. Ils ont trouvé de quoi payer le carburant que tant de Français peinent à financer, pour venir parfois de fort loin. Ils se sont offert en grandes quantités des stupéfiants, des armes, des drones. Ils ont mobilisé leur vendredi et leur lundi, pour certains, hors vacances. Tout va bien.

Une fois de plus, ces délinquants provocateurs se sont offert une « fête » aux dépens des agriculteurs, de ceux qui travaillent, de la collectivité nationale. Aux frais de ces Français qui n'achètent pas de stupéfiants et calculent qu’ils ne pourront sans doute pas partir en vacances, cet été. Mais voilà, les teufeurs aiment la techno, détestent les gendarmes et ils sont de gauche, alors...

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Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

78 commentaires

  1. Je suis curieux de savoir de quoi vivent ces jeunes! Mais je pense qu’une majorité vivent sur le dos de Nicolas. Surtout qu’elle a duré presque une semaine, que des congés payés ne se posent pas comme ça (qu’une rave party se décide au dernier moment) et que vu la tête des participants je doute que cela tente un employeur. Donc Nicolas paie les dégâts et en plus leur donne de l’argent tout les mois pour ne rien faire.

    • Partant du principe qu’aucun de ces « teufeurs » verbalisés ne paiera une amende (encore du vent pour endormir les Nicolas) je propose que les allocs diverses perçues par ces travailleurs du dimanche soient immédiatement supprimées en guise de verbalisation.

  2. Tassin aurait dit durant son voyage en hélicoptère :
    « Y FAUT surtout pas faire sauter l’pont ! … Le chef s’ra pas content ! … « 

  3. la mollesse de cet état nous laissent pantois. Maintenant c’est sur un terrain militaire, aucun militaire n’est venu les virer hormis quelques gendarmes qui faisaient le guet, on ne prend pas de pincettes avec les agriculteurs, eux ont droit aux lacrymo et blindés, mais peut être sont-ils considérés de droite, il est vrai que quelqu’un qui manifeste pour avoir le droit de bosser en France c’est louche.

  4. Il n’y a plus d’Etat . Pour ceux qui vont devoir remettre l’église au milieu du village va être un véritable chemin de croix

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