Pour Emmanuel Macron, la liberté d’expression, c’est du « bullshit »
Emmanuel Macron prépare sa sortie. Alors que s’approche la fin de son second mandat, le président de la République multiplie les voyages lointains et soigne son image à l’étranger. Il s’est ainsi envolé, lundi, pour l’Inde où il a retrouvé le Premier ministre Narendra Modi à Bombay, capitale économique du pays. Mercredi, il s’est rendu à New Delhi à l’occasion d’un sommet sur l’intelligence artificielle. C’est dans ce cadre qu’il a prononcé un discours en anglais, abordant notamment un sujet qui lui est cher : la lutte contre les propos « haineux ». « La liberté d'expression, c’est de la foutaise si personne ne sait comment s'y retrouver ! Surtout lorsqu'il s'agit de passer d'un discours haineux à un autre, a-t-il lancé, le sourire aux lèvres. Je souhaite simplement un parcours clair à travers ces différents discours, et par ailleurs, un certain ordre public. Je veux éviter les discours racistes, les discours haineux, etc. » Comprenne qui pourra.
"Free speech is pure bullshit"
Depuis l'Inde, Macron redit sa volonté de bannir les discours "racistes" ou "de haine" dans le cadre d'une "sorte d'ordre public". pic.twitter.com/TlFviLTCQ3— Laurent Obertone (@LaurentObertone) February 18, 2026
Au-delà de l’accent à couper au couteau et de ce franglais devenu la marque de fabrique du Président, c’est le fond du propos qui laisse songeur. De quel « ordre public » parle M. Macron ? Les nombreuses lois restreignant la liberté d’expression dans les médias et sur les réseaux sociaux ne sont-elles pas suffisantes ? « Gravissime !, a réagi, sur Facebook, Nicolas Dupont-Aignan. Macron en Inde, en anglais, explique pourquoi il veut mettre fin à la liberté d’expression en France. »
L’alibi des contenus « haineux »
Emmanuel Macron avait usé des mêmes mots, le 13 février dernier, lors d’un hommage à Ilan Halimi, jeune Français juif mort vingt ans plus tôt. « N'en déplaise à certaines puissances qui voudraient nous donner des leçons ; dans la France des Lumières, le free speech s'arrête à l'antisémisme et au racisme », avait-il alors déclaré, ciblant à mots couverts les États-Unis. C’est afin de lutter contre « le poison de la haine numérique » que la France demandera des comptes aux grandes plates-formes et des résultats mesurables dans le retrait rapide des contenus jugés « haineux ». « Si les engagements ne sont pas tenus, nous activerons le droit européen qui prévoit des amendes significatives », a encore tonné le locataire de l’Élysée.
"N'en déplaise à certaines puissances qui voudraient nous donner des leçons ; dans la France des lumières, le free speech s'arrête à l'antisémisme et au racisme".
Haine en ligne: Emmanuel Macron va demander "solennellement des comptes aux grandes plateformes" #BFM2 pic.twitter.com/o5ieoyVuag
— BFM (@BFMTV) February 13, 2026
Ce ne sont pas seulement les plates-formes que la présidence souhaite rééduquer, ce sont aussi leurs usagers. Emmanuel Macron souhaite en effet une « peine d'inéligibilité obligatoire » pour les Français coupables de propos « racistes » ou « discriminatoires ». De quoi mettre hors jeu tout responsable politique hostile à l’islamisation de l’Europe ou critique du chaos migratoire actuel ? On peut le redouter. Ce discours anti-liberté d’expression est d’autant plus choquant qu’il a été tenu en plein hommage à Ilan Halimi, enlevé, séquestré et torturé à mort par le bien nommé « gang des barbares », à la tête duquel on trouvait Youssouf Fofana, musulman radicalisé d’origine ivoirienne. Ilan Halimi serait-il encore en vie si nos frontières avaient été mieux tenues ? C’est fort probable. Mais nous ne le saurons pas, puisque la réponse à cette interrogation entre sans doute dans la catégorie des propos haineux que la Macronie souhaite interdire…
La reprise en main du récit, à tout prix
Quand Emmanuel Macron ne brandit pas la lutte contre la « haine », il s’érige en défenseur des enfants. L’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans est son nouveau cheval de bataille. À tel point qu’il a demandé au gouvernement « d'engager une procédure accélérée ». Objectif : que la loi entre en vigueur pour la rentrée prochaine.
La cause est noble, en apparence. Les enfants de moins de 15 ans n’ont rien à faire sur Instagram ou Snapchat. Qui dira le contraire ? Mais il faudrait être bien naïf pour ne pas deviner les arrière-pensées d’un tel projet : lever l’anonymat, forcer l’ensemble des usagers des réseaux sociaux à s’identifier et, ainsi, être en mesure de traquer les auteurs de propos « haineux », comme cela existe déjà au Royaume-Uni.
Le Royaume-Uni peut désormais arrêter des citoyens pour des « retweets » jugés haineux.
✅Nos gouvernements, en totale panique devant la situation créée, se transforment sous nos yeux en dictatures. https://t.co/yMXXI5zCUK— Philippe Murer (@PhilippeMurer) August 7, 2024
Le 30 janvier dernier, sur France Info, Anne Le Hénanff, ministre délégué chargé de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a commenté l’adoption en première lecture de l’interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de quinze ans. « Ce n’est qu’un début », disait-elle, pas peu fière, annonçant d’autres interdictions à venir dont celle des VPN, système permettant aux utilisateurs de transmettre des données de manière sécurisée et anonyme sur les réseaux publics. Le RN, déjà investi sur d’autres sujets, ne semble pas voir le danger et a soutenu le projet de loi. On peut le regretter.
Petit à petit, la liberté d’expression se rétrécit, dans notre pays. Une société de contrôle est en train de s’installer, dans une sorte d’apathie généralisée.
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73 commentaires
A la lecture du titre de cette chronique me vient spontanément à l’esprit un pseudo que lis toujours avec plaisir » Macron tais toi quand tu parles «
Je n’ai jamais vu un président à l’étranger faire un discours dans une autre langue que celle du pays qu’il représente. Mais il est vrai qu’il a oublié la France et les Français. Honte à lui.
Faut dire qu’en la matière notre président s’y connait, mais il pourrait au moins le dire en français, baratin foutaises, conneries…
Et ça veut dire quoi « bullshit » ?
Ce qui le dérange c’est qu’on dévoile certains pans de sa vie et ses petites magouilles, qu’on dévoile ce qu’il nous a fait subir pendant le covid, qu’on dévoile l’avenir qui nous attend, qu’on dévoile aussi les victimes du pseudo ensemble dont on a compris que ça ne marchait pas vraiment et j’en passe
La vérité il ne le supporte pas, surtout quand on « ose » , sacrilège, le critiquer car il ne supporte pas la critique, on l’a vu avec Meloni, lui par contre ne se gêne pas envers nous
Le contrôle s’établit déjà, de prime abord, par la langue employée…
Encore et encore le même ridicule à l’international à employer ce genre d’expression (bullshit) ! c’est sur comme dirait son épouse on ne le mérite pas, les gens qui n’ont pas voté pour lui le subissent La France ne mérite pas cela vivement 2027. Quant à la liberté d’expression il a trouvé une nouvelle occupation mais dangereuse pour le débat
Macron a oublié de préciser « propos haineux de droite ». Parce que la haine de gauche, elle, n’est jamais inquiétée.
Quand on commence à s’attaquer à la haine, cela signifie que l’on veut contrôler les expressions émotives des humains. Et après, on interdira la tristesse ? La peur ? La colère ? L’amour ?
La toute puissance de Macron n’a d’égal que son impuissance.
J’ai envie d’emmerder les Français, ça ne sentirait pas un peu la haine. Doit commencer à avoir la mémoire qui flanche le coco. Et pas que la mémoire d’ailleurs, la perspective de se retrouver sans les privilèges d’un costume trop grand pour lui, doit avoir un effet dévastateur dans son esprit déjà bien affaibli.
Il faut savoir qu’un collectif a porté plainte contre lui pour ces propos, bon on ne rêve pas , il n’aura rien, mais le principe je l’approuve
Il a eu un rdv avec des spécialistes de l’IA… Est-ce en vue de bénéficier d’un remplacement de cerveau?…Tout est artificiel chez ce personnage.
En fait de communication « bullshit » nous avons là un super spécialiste. Mais gaffe car cela sent très mauvais…
Monsieur « CENSURE » aurait il peur de certaines révélations ?
il ne pourra jamais museler les réseaux sociaux et ça l’emm……..moi ça me ravit
Nous sommes déjà en train d’être muselés et bâillonnés. Et ce n’est que le début.
Je confirme….
« Bullshit », terme d’argot américain signifie « merde de taureau » que l’on peut traduire par « conneries ». Tel est le langage distingué tenu par un Président français … à l’étranger. Honte à la France et aux Français qui l’ont élu … à deux reprises !
Ah d’accord, c’est vrai que je n’avais pas décortiqué le terme, de toute façon tout que dit macron je ne cherche plus à comprendre, tant ce personnage m’insupporte
Le meilleur des mondes se prépare j’espere ne pas le connaître et partir avec l’ancien qui soit dit en passant n’est guère mieux.
Je confirme.
Un Macron Chef d’Etat, il faut le rappeler et se pincer, déjanté. Aurait-il perdu la raison ? En un déplacement, deux vulgarités : amener G Meloni à s’assimiler à une gardienne d’ovins , qualifier la liberté d’expression de « connerie ».
La liberté d’expression n’a jamais été autant jugulée. On se croirait en ce régime soviétique que nous avons expérimenté. Macron est vraiment perché et isolé sur son perchoir élyséen.
Il y a encore une vingtaine d’années, les émissions n’étaient pas perturbées par des questions de censure. Aujourd’hui, elles sont ponctuées de rappels à l’ordre « je modère », de peur de l’action de l’Arcom et de ses sanctions financières. Et ce n’est que la partie évidente de l’iceberg.
Il ne désarme pas ,il a toujours quelque chose à dire, à faire pour exister perso tellement il est petit dans ce monde si grand. Il est temps qu’i retoune à Amiens,pour reposer ses pauvres méninges. Cela nous fera des Vacances. ENFIN…
Comme disait « Jean Yann « C’est pas parce qu’on n’a rien a dire qu’il faut fermer sa…….g …. » Au moins lui nous faisait rire.
Il débloque de plus en plus ! C’est grave docteur ?
C’est sans espoir.