[POINT DE VUE] Nouveau recul de l’enseignement du français en Algérie, sur ordre du gouvernement
On savait que les relations entre la France et l’Algérie n’étaient pas au beau fixe. On ne se doutait pas que les conséquences de la brouille durable entre Paris et Alger iraient jusqu’à toucher l’enseignement de la langue française.
En 2023, le gouvernement algérien avait introduit l’enseignement de l’anglais en troisième année de primaire, aux côtés du français, langue historiquement enseignée aux enfants algériens. En 2025, le volume horaire de ces deux langues est devenu strictement identique. Et voici, désormais, qu’il faudra que les petits Algériens attendent la quatrième année de primaire pour pouvoir choisir le français.
Des signaux faibles de désaffection volontaire du pouvoir algérien pour notre langue
Sous couvert de rapports pédagogiques qui pointaient des risques de confusion entre les deux langues, pour des écoliers peu habitués à l’alphabet latin, le gouvernement algérien mène en réalité une offensive plus profonde contre la francophonie en Algérie. Ce sont nos confrères du Point qui consacrent un article à cette stratégie souterraine. On apprend ainsi que, depuis 2025, les cours de médecine, de pharmacie et de chirurgie dentaire, dans les universités algériennes, ne sont plus donnés en français mais en anglais. Peut-être Alger espère-t-il que les cerveaux fuiront plutôt dans les pays anglo-saxons que vers nos latitudes. En parallèle, Le Point souligne également une arabisation de l’administration, notant en particulier que de nombreux documents jusqu’ici rédigés en français sont désormais en arabe, ce qu’on pourra trouver tout à fait normal, mais qui est un autre signal faible de la désaffection volontaire du pouvoir algérien pour notre langue.
On attend avec impatience la réaction des autorités diplomatiques françaises. Notre ambassadeur, qui avait donné – nous en avions parlé - un long entretien aux médias algériens, promettait la délivrance de près de 250.000 visas par an. Si ces 250.000 Algériens parlent arabe ou anglais, mais pas français, qu’en sera-t-il ? Le Quai d’Orsay a des consignes : se heurteront-elles au mur du réel ?
La détestation
Emmanuel Macron, on le sait, aime l’Afrique. Il a même affirmé, à plusieurs reprises, que l’épicentre de la francophonie était bien davantage situé sur les bords du fleuve Congo que sur les quais de la Seine. Il s’appuyait, pour cette déclaration volontairement provocatrice, sur le fait que la République démocratique du Congo était, en population, le premier pays francophone du monde. Il va cependant falloir qu’il mette deux secondes en pause ses généreuses idées de transfert du cœur de la francophonie : tout près de nous, sur les rives de la Méditerranée, l’Algérie affirme, par ces actes très clairs, que la francophonie ne lui importe pas. Pire : qu’elle semble détester tout ce qui, de près ou de loin, pourrait rappeler l’histoire commune de nos deux pays.
Le discours du régime de Tebboune est bien connu : la France serait responsable de tous les maux actuels de l’Algérie, du fait d’une colonisation atroce et cruelle. C’est rigoureusement opposé à la réalité, puisque la France a quitté l’Algérie en lui laissant routes, écoles, hôpitaux et même son nom, qu’elle n’avait pas avant la colonisation. Avant la colonisation, les rives de l’Algérie étaient aux Barbaresques, qui faisaient des razzias sur la côte provençale pour réduire des Français (hommes, femmes et enfants) en esclavage. Pour cela, d’ailleurs, nous n’avons pas demandé d’excuses…
Pendant que l’Algérie ferme peu à peu l’enseignement du français, les ministres de l’Éducation successifs poussent, depuis Najat Vallaud-Belkacem, pour qu’on enseigne l’arabe à l’école française. Ainsi va le monde…
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59 commentaires
N’est-ce pas mieux ainsi ? D’ailleurs je suis contre la francophonie pour l’ Afrique ,cette dernière n’ étant pas une chance pour la France ,vu le nombre de passeports acquis..
Et pendant ce temps, certains politiques français veulent imposer l’arabe: cherchez l’erreur.
Vers un éffondrement ineluctable de l’Algérie
La régression leur est consubstantielle !
Génial.! Nous n’avons plus qu’ a exiger pour délivrer un visa, un entretien en vrai francais( pas en « novlangue » ou en texto et une dictée niveau 3eme avec zéro fautes ( ce dont sont incapables aujourd’ hui 90% des petits franxais).. et le tour est joué..
Il doit y avoir quelque chose derrière tout cela. La Belgique, comme l’Algérie, a fait partie intégrante de la France, pendant peu de temps il est vrai, mais il n’y a pas dans le pays ( celui des « frontières du Nord) une quelconque aversion pour la France et l’enseignement du français n’est jamais visé, du moins dans la partie francophone.
L’Algérie a voulu son indépendance, il fallait tout bloquer à partir de ce moment là … et surtout ne pas les laisser entrer, terminé … normal, que cette racaille profite d’un pays aussi stupide que la France dont le laxisme incite à en profiter jusqu’au bout … la veulerie fait que pour des contrats liés au gaz ou autres énergies fait que l’on accepte tout de ces voyous … ne pas s’étonner des abus qui s’ensuivent de leurs parts.
Très bonne nouvelle : moins ils parleront français moins ils viendront en France. Et c’est tout ce qu’on leur demande : ne venez plus !
Et qu ils ne viennent pas se faire soigner chez nous. Ils ne nous aiment pas et la cohérence voudrait qu ils nous oublient.
Vous débarquez, monsieur Florac. Un oncle, ancien Tabor pendant la seconde guerre mondiale, dcd il y a une dizaine d’années; faisait office de traducteur français/arabe dans une préfecture.
Je suppose que cela existe toujours.
mais s’ils pouvaient juste rester entre eux et chez eux et avec leur idiome
Leur idiome nous appartient, c’est une prise de guerre !
Rudement utile pour savoir décrypter les propos tenus dans les mosquées -casernes.
Nos frères harkis ont cete langue en partage,de même que les trop peu nombreux mais non moins sincères Français d’origine algérienne.L’arabe d’Algérie ou d’ailleurs est une porte ouverte pour notre commerce extérieur aussi.
Ils iront sans doute ailleurs, mais je n’y crois pas. Sur le nombre d’algériens en France, j’aimerais savoir combien parlent vraiment français (cf regroupement familial)
Mais c’est super !!! C’est la meilleure nouvelle de la journée… comme ça ils iront faire leurs études en Angleterre et autres pays Anglo Saxons et il ne traîneront plus dans nos écoles/facs et surtout ils ne nous pourriront plus la vie !!!
Je pense que nous sommes assez nombreux à avoir eu la même réaction. Bon débarras si cela se confirme.
Je vis en Seine-Saint-Denis et je peux vous dire que l’arabe est désormais couramment parlé dans la plupart des administrations (CAF, mairies, etc.) et les commerces contrairement à l’anglais. Il ne faut pas oublier que si la langue française recule en algérie, la France fait la promotion de l’enseignement de la langue arabe dans les écoles. Je pense que c’est la deuxième langue parlée en France et c’est une conséquence tout à fait normale de notre politique migratoire.
C est affolant !
C’est clairement dit !
Oui en effet
Vous en connaissez beaucoup qui traînent dans nos facs?
Oui en droit comme par hasard..
La non maîtrise du français n’empêchera pas les Algériens de venir en France, légalement ou non, aucune connaissance de la langue n’étant requise. Ils seront simplement moins compétents, par exemple dans le cas d’un médecin ayant fait ses études en anglais.
Ils ont d’autres compétences dont on se passerait bien !
Ils seront simplement moins compétents, par exemple dans le cas d’un médecin ayant fait ses études en anglais.
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Pas besoin de compétences en français pour faire chômeur, racaille de cité, voleur
Tant mieux, les algériens feront leurs études supérieures en sciences en anglais. Et partiront aux usa ou Angleterre.
Au lieu d’encombrer nos facs en payant des droits ridicules
Tant mieux dans un sens. Ils auront peut-être moins tendance à venir vivre aux frais de la princesse et semer le souk en France..
ne rêve pas…