Affaire de la tête de cochon : Éric Ciotti veut se constituer partie civile

Le maire de Nice craint qu'il ne s'agisse de « l'un des plus graves scandales politiques de la Ve République ».
Brève 1

Après de nouvelles révélations de Nice-Matin, Éric Ciotti a annoncé, ce mardi 4 août, vouloir se constituer partie civile dans l'information judiciaire ouverte sur l'affaire de la « tête de cochon », survenue en février dernier. En pleine campagne des municipales à Nice, une tête de cochon ornée d'une étoile de David et accompagnée d'une insulte avait été déposée devant le domicile de Christian Estrosi, alors candidat à sa réélection. Si les faits avaient d'abord été présentés comme visant le maire sortant, l'enquête s'était rapidement orientée vers des membres de son entourage, laissant penser à une opération de déstabilisation électorale.

Selon Nice-Matin, l'enquête judiciaire a révélé de nouvelles informations concernant plus directement le président de l'UDR, notamment l'existence d'un dispositif parallèle destiné à nuire à sa campagne : faux comptes sur les réseaux sociaux, contenus hostiles, vidéos réalisées avec l'intelligence artificielle pour abîmer son image et promotion payante sur Meta. Un protagoniste entendu par les enquêteurs aurait même affirmé qu'un marché public de deux millions d'euros lui aurait été promis en cas de réélection de Christian Estrosi.

Tout en soulignant que seule l'information judiciaire permettra d'établir les responsabilités, Éric Ciotti estime que si ces accusations étaient confirmées, elles constitueraient « l'un des plus graves scandales politiques de la Ve République ». Il affirme avoir été directement lésé durant la campagne et dit vouloir faire valoir ses droits afin que « toute la lumière soit faite » sur cette affaire.

Vos commentaires

16 commentaires

  1. La Macroni associée à tous les gauchos n’a pas dit son dernier mot concernant toutes les machinations qui seront mises en place pour contrecarrer les résultats prévus à la présidentielle ! on a pas fini d’en voir …..

  2. Si « on » est capable de tels agissements pour empêcher l’élection d’un maire, à quoi devons-nous nous attendre pour entraver celle d’un(e) président(e) ?

  3. Et on nous parle d’ingérence étrangère alors que la pire des ingérence est chez nous.

  4. L’imbécile qui a voulu faire de la provocation avec la tête de cochon, ça se passe sous silence, ça s’ignore, c’est faire trop d’honneur à la racaille que d’en faire un fait divers … à boycotter.

  5. Cela révèle les prémices d’un printemps électoral de 2027 plus que tendu. Titre d’un journal proposé : « La castagne en pleine campagne ». En coulisses, c’est déjà le cas. Bataille !

    • A supposer qu’il y ait un printemps électoral… Les dirigeants actuels ont de la ressource… et sauront, là, se servir des ressources constitutionnelles !.
      Croisons les doigts.

    • Effectivement le cimetière de Carpentras ferait bien de rester fermé à clés à double tour.

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