De quoi gâcher (ou pas) les vacances de Macron : la charge de la dette s’alourdit
La France est en vacances - pour ceux qui peuvent en prendre -, Emmanuel Macron profite à fond de son dernier été au fort de Brégançon avec madame et Sébastien Lecornu a annoncé qu’il allait dormir avec son téléphone tout le mois d’août à cause des incendies. Est-ce à dire que d’habitude, la République se met en mode avion en période de congés ? La question reste pendante. Quoi qu’il en soit, il est une institution – car c’en est devenu une en France – qui ne connaît pas de vacances, c’est la dette de l’État. Bercy vient en effet de casser l’ambiance estivale en annonçant que le poids de la dette s'était encore aggravé, et ce, à cause de l’augmentation des taux d’intérêt elle-même liée à la reprise de l’inflation en raison de la guerre dans le Golfe.
La dette, bientôt premier poste budgétaire de l’État
Ainsi, sur les six premiers mois de l’année 2026, la charge de la dette s’est élevée à 34,5 milliards d’euros, alors que l’an passé, sur la même période, l’État, par l’intermédiaire de son agence France Trésor, n’avait versé « que » 29,2 milliards à ses créanciers. C’est donc 5,3 milliards de plus en moins pour le budget de la France ! Comme nous l’explique le site officiel Vie publique, la charge de la dette est « l’ensemble des dépenses de l’État consacrées au paiement des intérêts de sa dette ». Seulement les intérêts, pas le « principal », comme on disait au temps de Jean de La Fontaine. Selon les projections de Bercy, cette charge de la dette, qui devait s’élever en 2026 à 78 milliards, pourrait atteindre 124 milliards en 2030. Vertigineux. Le remboursement des intérêts de la dette est donc en passe de devenir le premier poste budgétaire de l’État. Faut-il rappeler que le montant du budget des Armées - poste régalien par excellence - est de 57,1 milliards en 2026 ? Effrayant.
Avec cette nouvelle mauvaise nouvelle, autant dire qu’il faut oublier l’objectif d’un déficit public à 5 % du produit intérieur brut (PIB), prévu avec le budget 2026. Rappelons qu’à l’automne 2025, au début des discussions sur le PLF, le gouvernement envisageait un déficit de 4,7 %. Il avait, ensuite, dû lâcher du lest pour se concilier les socialistes et éviter la censure au début de l’année… Tout se paie. Et cher.
À ce sujet — [TRIBUNE] Budget 2026 : médiocre
Intérêt et principal...
Mais pour avoir une idée plus concrète de ce que représente cette valse vertigineuse de milliards en plus ou en moins, plutôt que de parler en pourcentage de PIB - ce qui, finalement, nous parle assez peu, pauvres fourmis que nous sommes face à l’État-cigale -, il n’est pas inutile de reprendre, par exemple, les bilans annuels des deux dernières années avec la colonne des plus et celle des moins. Comme à la maison, si vous voyez ce que l'on veut dire, histoire d'avoir une idée de l’ampleur des dégâts.
Ainsi, en 2024, les dépenses nettes de l’État se sont élevées à 443,413 milliards d’euros alors que les recettes nettes n’ont été que de 289,467 milliards d’euros, soit un solde général négatif de 153,946 milliards d’euros (comptes de gestion établis par la Cour des comptes, page 26). Un montant qui a représenté pas moins de 53,18 % des recettes ! En 2025, les dépenses nettes de l’État se sont élevées à 441,872 milliards d’euros (dont une cinquantaine de milliards rien que pour les intérêts de la dette), alors que les recettes nettes n’ont été que de 318,707 milliards d’euros, soit un solde général négatif de 122,488 milliards d’euros (comptes de gestion établis par la Cour des comptes, page 30). Un montant du déficit qui n’a été « que » de 38,43 % des recettes. Disons que 2025 fut moins pire que 2024…
Maintenant, pour bien comprendre, imaginons une famille de Français moyens qui gagnerait, avec deux salaires et prestations sociales, 50.000 euros nets par an mais dépenserait 70.000 euros. Sur ces 70.000 euros de dépenses, la charge des intérêts de ses emprunts s’élèverait à plus de 8.000 euros (11 % de ses dépenses) ; sauf que dans la vraie vie des gens, comme dans celle des bêtes de La Fontaine, généralement, on doit rembourser en même temps l’intérêt et le principal. Donc, imaginons. La fête prendrait vite fin, bien avant que la bise ne vienne. Qu'Emmanuel Macron et sa dame profitent bien de leurs dernières vacances à Brégançon.
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141 commentaires
Après s’être attaqué aux prélèvements des deux CSG dès son élection, ils parlent de s’attaquer au noveau des pensions de retraite, ils finirons par venir se servir dans votre réfrigérateur et votre armoire à linge. Toute l’économie est sous contrôle et doit pouvoir être justifiée, la monnaie fidiciaire laissera place à l’argent scriptal …
Il en est à 3500 milliards, alors 5 milliards, une paille. Il s’en fout complètement, ça ne va pas l’empêcher d’aller manger des langoustes !!
ça ne va rien lui gâcher du tout ,c’est lui qui la crée et en plus ,on doit emprunter pour refiler a zélensky qui lui va s’acheter villas et belles voitures , un peu partout dans le monde avec la complicité des dirigeants européens dont la fuhrer non élue !
Désole mais il y en a qui ont n’en rien à foutre de la dette dans un an il et elle partirons avec un bon compte en banque de chez rothchild et ceux qui resteront continuront à se serrer la ceinture .
Pour reprendre les mots de macron il voulait nous emmer…
Comment les français peuvent ils encore être étonné ?
Pour moi, 154 Mrds € de déficit pour 289 Mrds € de recettes, ça représente 53% de déficit et non 5 ou 6 % du PIB qui ne veut rien dire. Ne pas confondre budget de fonctionnement et chiffre d’affaires. Mais quand ce sont des Nathalie Artaud qui enseignent l’économie en France : pas étonnant du résultat sur les français et les politiques (Bruno Lemaire ministre de l’agriculture et de l’économie ne connaissant pas la définition d’un hectare = ne sachant pas multiplier 100 m x 100 m après être sorti de l’ENA !).
Et le déficit dure depuis 52 ans : merci Giscard, 1er Pdt socialiste de la 5eme République. Essayez dans votre entreprise ou dans votre ménage, si votre banquier vous prête pendant 52 ans pour faire les courses et non pour acheter votre logement !
Et alors, les français ( ou les veaux devrai-je dire) ont voulu Jupiter,
Ils l’ont eu, qu’ils se le su.,,,, Et c’est un AC cocufié qui dit cela, Colonel.,,
Pour gâcher les vacances de ce triste sire, il faudrait qu’il pleuve et vente sans cesse pendant ses vacances.
Gâcher ses vacances ,au cuistre ??? Pensez donc , il n’en a rien a battre que la dette s’alourdie ! Il continue a DONNER des milliards a Zelensky alors que la FRANCE est exsangue et en plus il DONNE des millions a plusieurs pays et notamment la CHINE !!!! Allez comprendre ……….. Le fond (il) nous l’avons touché depuis un bon moment !!!!!!!!!!!!!
Il s’en moque , il sait que ce n’est pas lui qui paiera . Ni les siens .
Ne croyez pas que ça lui gâche quoi que ce soit, il s’en fout !
On pensait qu’avec François Hollande on avait touché le fond ! macron est un désastre sur pattes !
A l’époque de LOUIS XVI il aurait pris moins de vacances et voyagerait beaucoup moins, car à l’époque les « tolérances » étaient moins tolérées vu que les Responsables survivaient moins longtemps …
Rien de ce qui nuit aux français, ne peut gâcher quoique ce soit pour ce président de la honte . Alors, non, cette mauvaise nouvelle ne va pas lui gâcher ses vacances . Il a encore plusieurs mois devant lui pour achever son œuvre de destruction , ça doit suffire à le rendre heureux.
Bien parti pour rester en place ad vitam , notre président est capable de pousser VDL et ses amis à déclarer la guerre à la Russie pour rester au pouvoir comme son ami Zelenski ! Sans doute de la politique fiction , mais l’idée à sans doute effleuré son esprit tortueux . La dette ne serait donc plus que le cadet de ses soucis alors que cela aurait dû être au coeur de ses priorités depuis bientôt dix ans .
Il a déjà, fait tout ce qu’il pouvait pour souffler sur les braises, son unique préoccupation, c’est de se creuser la tête pour trouver une raison lui permettant de jouer les prolongations.