[POINT DE VUE] Ceuta : les ministres de l’UE ont-ils pris la mesure du phénomène ?
Il y avait, ce mardi, une réunion des ministres de l’Intérieur des 27 pays membres de l’Union européenne. Ce sommet a duré une bonne partie de la journée. Au milieu de l’après-midi, enfin, le commissaire européen aux Migrations, un certain Magnus Brunner - encore un illustre inconnu à qui personne n’a rien demandé et que personne n’a élu -, a pris la parole au nom de ces États prétendument souverains.
Tout va bien
Pour ce brave homme, les conclusions sont positives : depuis la signature du pacte asile et migration, on assisterait à une réduction des demandes d’asile, en Allemagne ou en Suède par exemple. Satisfecit incongru qui est cependant - concession au bon sens - accompagné d’une restriction : « Les images battent les meilleures statistiques. » M. Brunner fait bien sûr référence au déferlement de 70.000 migrants sur l’enclave de Ceuta, à la frontière marocaine, et aux images d’apocalypse par lesquelles le monde entier a pu contempler la chute de l’Occident. Le commissaire européen aborde le problème sous l’angle des vies de migrants menacées : on ne se refait pas. Les vies des Européens, on s’en fout pas mal. Il annonce que Frontex est sur place. Frontex, vous vous souvenez, c’est cette agence dont le patron, Fabrice Leggeri, aujourd’hui député RN au Parlement européen, a été viré parce qu’il était trop performant. « Personne n’est entré dans l’espace Schengen », se félicite le commissaire, puisque Ceuta n’est pas soumise au règlement en vigueur dans ledit espace.
Évidemment, ce sont les réseaux de passeurs qui sont fustigés par notre bon administrateur supranational. Les passeurs et, bien sûr, les réseaux sociaux. Soixante-quinze de ces 70.000 migrants sont morts. Nouvelle louche de compassion, toujours sans un mot pour la population de Ceuta, envahie, sidérée, débordée. Certes, presque tous les envahisseurs de Ceuta sont désormais rentrés au Maroc. Cela pose, d’ailleurs, au moins une question à ce stade, à laquelle Magnus Brunner ne répond pas : qui a poussé ces migrants à se jeter sur l’enclave espagnole, dans une version grandeur nature du Camp des saints décrit par Jean Raspail, avec une terrible acuité, il y a déjà cinquante-trois ans ?
Pas de révision de Schengen
Après tant de paroles lénifiantes, l’heure du retour d’expérience arrive enfin dans la conférence de presse. Il faut mettre en œuvre le pacte et accélérer les procédures (on ne dit pas si c’est pour expulser ou pour régulariser). Les États membres, dit encore M. Brunner, doivent utiliser le concept de « pays tiers sûr », permettant des procédures de demande d’asile hors UE. L’idée est plus généralement de dissuader tout phénomène de migration illégale.
Bref, une nouvelle fois, on passe à côté de l’essentiel. 500.000 migrants légaux arriveraient chaque année en France : il n’y a pas que l’immigration légale qui soit en cause. On se propose d’arroser d’argent des pays pauvres qui nous envoient toujours davantage de leurs citoyens. Schengen est une passoire, mais il est hors de question de revoir les accords de Schengen. Frontex ne sert à rien, mais il est question de lui permettre de surveiller encore mieux les migrants qu’elle devra laisser passer quoi qu’il arrive.
Ouverture de ce message d’une terrible impuissance : lutter contre la désinformation et sanctionner les passeurs. Rien sur les ONG, rien sur les États qui, comme naguère la Turquie, utilisent l’immigration comme une arme de déstabilisation et de chantage contre l’Europe. Rien sur le droit, pour les gouvernements européens, à décider de leur avenir et, s’ils le souhaitent, à cesser d’accueillir des gens dont ils ne veulent pas. « Un test », conclut le commissaire européen : il n’a pas tort. Un test si concluant qu’il nous a montré ce que nous étions devenus, nous, Européens : un open bar. Il n’y a plus qu’à attendre la prochaine vague.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR

































98 commentaires
Beaucoup de pognon de dingue dépensé pour un résultat catastrophique, certains en profitent pour s’en mettre plein les poches, il faudra faire le ménage là-dedans à la prochaine occasion !!
« Certes, presque tous les envahisseurs de Ceuta sont désormais rentrés au Maroc »
Je me demande bien comment … A la nage, en bus, en vélo , a pied ? Cetait prevu ? Ils navaient même pas de slip de rechange ni de brosse a dents…Il devait y avoir des sacres bouchons sur la route…. Bison futé était aux commandes ?
Tout va bien !!Laissons faire et bientôt l’Europe sera la banlieue des villes Africaines !! Colonisation inversée !!
Vous, il semblerait bien que vous viviez loin de nous ou que cela fait longtemps que vous n’êtes pas venus en ville. C’est déjà le cas dans de nombreuses communes et croyez-le ou non, ces populations-là, très fertiles, et les allocations familiales excessivement généreuses. Alors ne revenez pas tout de suite. (je plaisante bien sûr) la dérision et l’humour sont un des moyens pour ne pas sombrer.
Vous situez » bientôt » dans le futur vous? Quand je prends le métro a Paris j’ai plutôt l’impression que c’est déjà le passé…
Rien que voir sa tête à celui-là , ça pue la traîtrise et le mouillage de slip , de plus se croit indispensable mais nous prend pour des buses
Il a tout de même dit que Schengen n était pas un problème mais une solution.
Personnellement que lui parcontre est un vrai problème et pas une solution dans notre pays.
Idem
ce qui esret indéniable de l’affaire ,ça reste que ceux qui manigancent ces forfaits viennent de lancer leur premier ballon d’essai et ça n’a pas si mal marché,suite au prochain épisode te ne comptez quand même pas trop sur la macronie de nunez pour defendre les interets du peuple….faut pas se mettre a rêver d’un monde ou la migration viendrait d’un coup a être stoppée……Un monde dans le plus grand chaos ne sert que les interets des marchands ,d’armes et faiseurs de guerre donc par ricochet les banquiers a la manoeuvre depuis Napoléon puis ensuite la guerre de sécession avec ô miracle un seul banquier pour les deux camps???
Notre fabuleux ministre a fait une conférence de presse longue et fastidieuse, pleine de répétitions et qui en fin de compte s’est révélée être un pansement sur une jambe de bois. Cette logorrhée traduit l’incapacité des pays européens et surtout son manque de volonté face au défit de l’invasion. Il faut dire que l’idéologie domine et que tout pays qui oserait s’en éloigner verrait immédiatement la menace de la suspension de subventions de la part de Bruxelles. Ainsi va le monde et nous sommes bien petits face à cette machine à détruire.
Pleine de répétitions et surtout de gros mensonges… par exemple la baisse formidables des arrivées…
Tassin a la lubie de la « répétition » ! … C’est des « relents » de sa période de « joueur de pipeau » … Il répétait beaucoup ! …
Votre « conclusion » : Il faut dire que l’idéologie domine et que tout pays qui oserait s’en éloigner verrait immédiatement la menace de la suspension de subventions de la part de Bruxelles. Ainsi va le monde et nous sommes bien petits face à cette machine à détruire. » pose problème ! …
DONC il n’y a qu’à « SUBIR » encore t toujours la dictature de l’UE ? ! …
A FUE RA de toute urgence ! …
Je pense désormais qu’il est temps pour l’UE de créer une Brigade destinée à lutter contre l’invasion des imbéciles au pouvoir et d’en nommer Nunez à la tête afin de lui assurer un petit complément de revenus car avec ses 14 mille euros par mois il s’en sort difficilement .
Moi je verrais bien notre Nunez au boulot avec une casquette à une de nos ex frontières avec l’Espagne.
Quelle perte de temps ! Dommage que nous ne puissions pas faire des élections anticipées. Toute cette gabgie, toute cette incompétence des uns et des autres qui ne pensent qu à leurs intérêts finissent par nous atteindre psychologiquement car nous n avons aucune prise d ici les prochaines élections. Il va falloir se blinder le mental. Voir le bateau couler sans que nous puissions agir….
FREXIT !! Et vite ! Sortir de cette dictature.
Il n y en aura pas de frexit. Le prochain gouvernement devra parcontre s imposer pour ne pas tout accepter.
Nunes a osé dire que personne n’avait traversé la Méditerranée ni atteint l’Europe.
Avec ces idéologies les mots n’ont plus de sens.
On s’apitoie sur les arrivants
Nunez peut-il nous expliquer comment Schengen a été la solution pour Lola, Philippine, Claire Geronimi, les victimes de la cathédrale de Nice, et toutes ces femmes âgées violées par des OQTF, que l’on appelait autrefois des clandestins, tous ces faux mineurs isolés qui, fort opportunément, n’ont pas de papiers quand ils envahissent CEUTA ?
Il ne risque pas de répondre…
J’entendais hier soir M.Devecchio sur cnews..D’après lui M Nunez quand il dit que Ceuta n’est pas dans shengen ,travestit la vérité ( lui a employe le mot adéquat ..)..Ceuta a un régime douanier spécifique pour les marchandises ..dans les accords de shengen,mais la libre » circulation des personnes « y est elle ,complètement applicable..
A quand un référendum sur le frexit ?
La dernière vague s’est en grande partie retirée et si la prochaine ne se retire pas et que cette vague soit plus importante que le volume de Ceuta, on fera quoi ?
Les marocains ont laissé se rassembler 70 000 personnes aux portes de Ceuta.
Que pouvait attendre d’autre les peuples receveurs payeurs du machin europe. Un inconnu total non élu qui dit les éléments de langage convenu, afin de poursuivre la destruction des pays, voilà ce qu’est cette chose inutile appellee europe.
Bloquer Schengen pour les pays qui ne jouent pas le jeu est pourtant la seule décision, sinon comment les laisser assumer leurs choix? Je ne vois pas en quoi un migrant illégal ou une titre de séjour donne des droits Schengen.
« Ceuta : les ministres de l’UE ont-ils pris la mesure du phénomène ? » écrivez vous en titre, à la forme interrogative. LES, je ne sais pas, mais il en est UN en particulier qui se fout royalement du monde et se paye la tête des français. Je veux parler du sieur Nunez ! Soit, il est psychotique, auquel cas il est urgent de le débarquer, soit il est atteint de psittacisme et répète à l’envie ce que son patron lui dit de dire, car il faut quand même oser dire que Schengen n’est pas le problème mais la solution ! Audiard dirait autre chose, de manière plus simple et plus directe…Quoi qu’il en soit, l’on est mal barrés avec des individus de ce calibre !
Je plussoie et je confirme !