Il est parfois des nouvelles rassurantes, à défaut d’être optimistes. Telle celle qui nous vient de Tunis où le Parlement, qui était appelé à voter la loi antiterroriste, a finalement décidé d’accepter de condamner à les fous d’Allah, les vrais, ceux qui manipulent non pas le goupillon mais la kalachnikov pour déstabiliser l’ principale du pays, à savoir le .

C’est évidemment l’attaque du musée du Bardo et le massacre de la plage de Sousse qui ont conduit les députés tunisiens à supprimer la suspension de l’application de la peine de mort qu’ils avaient votée en 1991.

Plusieurs ONG et hommes politiques se sont inquiétés de ce vote pour le flou de son énoncé. À quel stade devient-on terroriste ? Quelle est la qualification exacte d’un acte de  ? Questions qui paraissent tout à fait superflues, n’est-ce pas ? Un quidam barbu ou pas qui vous coupe la gorge en pleine rue, c’est un acte terroriste car il implique l’exécution d’une sentence politique, idéologique ou religieuse, ou les trois à la fois.

Mais, d’un autre côté, condamner à mort ce genre de terroriste revient à lui rendre service puisque sa récompense, c’est de rejoindre au plus vite le paradis après avoir accompli son acte au nom d’Allah le miséricordieux. Mais on doit penser que le récompenser ainsi évitera, dans tous les cas, qu’il recommence. 

Il est à noter que la peine de mort a été suspendue ou abolie dans la plupart des pays du monde, sauf pour l’Europe en Biélorussie, dans de nombreux pays d’Asie où elle est encore largement pratiquée, et naturellement dans tous les pays arabes et pays où l’ est religion officielle. Au Moyen-Orient, seul l’a abolie, mais Liban, Oman et Qatar ne l’appliquent pas. On sait qu’en Arabie saoudite, le sabre sacrificateur travaille beaucoup… La charia, la loi islamique, est loin d’avoir modernisé ses versets qui prônent que soient exécutés, crucifiés ou amputés tout un tas de voleurs, violeurs, mécréants, non-croyants, adultères et apostats.

Mais chez nous, en France où la sinistre guillotine a disparu de nos prisons en 1981, l’opinion demande majoritairement à ce qu’elle soit réhabilitée pour un certain nombre de crimes touchant, notamment, à l’enfance et au terrorisme. Il est vrai qu’il est odieux de savoir que celui qui a assassiné un enfant dans des conditions effroyables, celui qui a posé une bombe dans le métro, celui qui a mitraillé un marché sera condamné à perpétuité. À perpétuité, c’est-à-dire en réalité à une peine incompressible qui devient très compressible au bout de 22 ans, ou de 30 ans s’il s’agit d’un crime contre un mineur de moins de 15 ans ou contre un représentant de l’autorité de l’État. Assassiner le président de la République française ou découper un enfant en morceaux vous coûtera ainsi 30 ans de votre vie.

Je trouve, personnellement, cela tout à fait surréaliste. Et je ne compte même pas les multiples récidivistes qu’une imbécile a choisi de libérer. Grâce à inénarrable Christiane Taubira, nos prisons se sont vidées de 3,2 % de détenus, l’an dernier. Vous me direz que cela n’a rien à voir avec la peine de mort. Mais à force de marcher sur la tête, les statistiques criminelles augmentent plus vite encore que le réchauffement supposé de la planète. Et ce n’est pas fini, car jusqu’à cet été 2015, il n’y a pas encore eu d’attentats terroristes dignes de celui de Sousse. Mais à écouter le gentil petit « Français » qui, depuis la Syrie, et avant d’exécuter un officier syrien pour le balancer du haut d’une falaise, a lancé, jeudi dernier, un appel solennel à tous ceux qui, en France, doivent exécuter un maximum de mécréants français, on peut s’attendre au pire… Et là, peut-être nos députés suivront-ils l’exemple de leurs confrères tunisiens…

27 juillet 2015

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