Nicolas Dhuicq, maire LR de Brienne-le-Château, assistait mercredi au lancement des Amoureux de la France. Il répond aux questions de Boulevard Voltaire.

Nicolas Dhuicq, que faites-vous au lancement des Amoureux de la France ?

J'essaie modestement de réfléchir et d'avoir une démarche personnelle par rapport à la place du politique dans la société aujourd'hui et aux questions et aux réponses à apporter sur les grands sujets.

N'est-ce pas « risqué », pour un LR, d'adhérer à ce type de plate-forme ?

Je crois qu'il y a une grande confusion.
C'est le grand souci que pose le Front national, entre les militants du Front national, leurs idées et les électeurs.
Personne de ce qu'on appelle la droite ne gagnera une élection présidentielle si on ne s'adresse pas aux électeurs, y compris aux électeurs qui, à plusieurs reprises ou une fois dans leur vie, ont apporté leur suffrage au Front national.
Ce parti est tellement identifié à une famille et à certaines idées qu'il empêche toute possibilité d'ouverture.
Je crois que la bonne stratégie est celle proposée aujourd'hui.
Il s'agit d'avoir une approche "participative" - pour employer un terme à la mode - avec une interaction - terme que je préfère - entre celui censé devenir un décideur et la population générale qui pourra poser des questions, se voir elle-même poser des questions et apporter des réponses.

Cette démarche ne remet-elle pas en cause votre appartenance aux Républicains ?

J'ai toujours été libre et ce qui m'intéresse, ce sont les idées que je développe modestement et personnellement.

Même si cela devait vous coûter votre place aux Républicains ?

Je crois que le parti Les Républicains n'a malheureusement plus rien à dire et ne dit plus rien aujourd'hui.
Il a oublié que les grandes victoires politiques se préparent par des victoires culturelles.
Tant que nous n'aurons pas un discours sur le monde tel qu'il est, un discours sur l'avenir, que nous ne porterons pas une espérance et une explication globale du monde, nous ne pourrons plus gagner les élections.

Selon vous, il n'y a plus de cap ni de vision aux Républicains.

Oui, c'est vrai aux Républicains, mais aussi dans l'ensemble des partis politiques.
Il y a une idéologie dominante axée sur une notion d'économie globale, de lois universelles dans le domaine de l'économie. Elle écrase le politique et considère qu'il constitue un appendice superfétatoire.
Je crois modestement, ainsi que beaucoup de gens qui sont ici présents, exactement le contraire.
Le politique peut façonner et expliquer le réel. Il a cette fonction souveraine et régalienne de façonner le monde.

26 octobre 2017

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