Culture - Editoriaux - Politique - 26 janvier 2016

Ils ont tagué la statue du général de Gaulle mais l’État les bichonne

Les anarchistes et l’extrême gauche rêvent d’anéantir la France au plus vite. L’État les bichonne alors que le pays sombre par pans entiers.

La statue de l’homme de Londres a été taguée d’un ignoble “Nik la France” en marge d’une manifestation de soutien aux clandestins. À nouveau et comme une rengaine, on se demande “Que fait la police” ?

Imaginez la statue d’un Nehru, premier chef de la nation indienne, sur laquelle des nihilistes auraient inscrit “Fuck India”. Idem pour un Hô Chi Minh à propos du Viêt-nam… Rédigez votre propre liste, pensez à n’importe quel pays du globe, à n’importe quelle personnalité politique dudit pays, tous font l’affaire. Sous tous les climats, de tels voyous seraient dispersés aux quatre vents sans avoir le temps de rengainer leur bombe de peinture.

À vrai dire, ailleurs que chez nous, il ne viendrait même pas à l’esprit des anarchistes locaux de salir un libérateur de la nation.

Nos gouvernants, puisqu’ils ont accrédité la thèse d’une nouvelle chance liée à une immigration en provenance des pays les plus archaïques au plan culturel ou social, se satisfont de voir le désordre engendré par leur politique antinationale relayé dans la rue. Une alliance objective lie l’État et les destructeurs de l’État.

Il y a désormais une option hip-hop au bac – les Africains ont la danse dans la peau, on va les faire danser, c’est leur truc : racisme ordinaire et inconscient (?) de nos élites. Le président de la République ne doit pas s’arrêter en si bon chemin : afin de ne pas discriminer les détenteurs de petites bourses (le porte-monnaie, bien sûr), il faudrait que les bombes de peinture polyuréthane soient remboursées. On pourrait, d’ailleurs, proposer aux jeunes artistes de s’entraîner sur des statues de Voltaire ou de La Fontaine, on a plein de ces vieilleries dans les villes sans identité de notre pays sans identité.

Il ne nous reste que le sourire de dérision. Cet humour fut celui des juifs meurtris dans l’étau nazi comme celui des compagnons d’infortune de Soljenitsyne. Des Cubains, aussi.

C’est le nôtre, désormais. Voyez comme tout se délite vite quand les élus trahissent leur mandat, leurs promesses.

Ali – d’origine algérienne – rencontré au bistrot du coin l’autre jour disait : “Bientôt, si ça continue, notre pays ressemblera à l’Algérie.” On l’aime bien, Ali, mais cette fois, on a dû objecter. Il a fallu se porter à la rescousse du gouvernement algérien, qui n’est pourtant pas dans nos petits papiers. Car Ali s’emballait un peu.

En Algérie, il y a encore un État. Et essayez donc (prenez d’abord une bonne assurance mort) de taguer “On baise l’Algérie” sur la statue d’un compagnon de la libération. Vous expérimenterez la dispersion façon puzzle. Du Audiard en travaux pratiques. En “guest star”, les tontons flingueurs des services de police algérienne.

Quand on pense que les anciennes colonies françaises sont parsemées de bleds dans lesquels les principales artères sont encore indiquées au nom du général de Gaulle, on peut imaginer ce qu’ils peuvent penser de notre indignité. Ils ne doivent pas en croire leurs yeux. Nous non plus.

À lire aussi

Et si l’on s’était trompé sur la police ?

Cette hypothèse vous rappelle assurément de bien bonnes fables gauchistes… …