Cinq militants identitaires étaient jugés la semaine dernière à Poitiers pour avoir occupé, en 2012, pendant quelques heures, l’immense en construction. Parmi eux, Damien Rieu, qui revient au micro de Boulevard Voltaire sur le déroulement de ce procès et souligne le fait qu’il a été l’occasion de montrer le vrai visage de l’imam de Poitiers.

Le verdict sera rendu le 7 décembre. Affaire à suivre…

Quel est votre ressenti après les différentes auditions ?

Nous sommes plutôt satisfaits de l’audience et des débats.
Les débats ont porté un sujet intéressant, les limites de la d’expression.
Nous avons réussi à montrer au tribunal quel était le vrai visage de l’imam de Poitiers.
C’est un imam radical qui défend des prédicateurs islamistes très dangereux qui ont dérapé de nombreuses fois.

Ces accusations tiennent-elles la route, selon vous ?

Le dossier est complètement vide. On nous reproche des dégradations. Dans la liste des dégradations, vous retrouvez le fait d’avoir déplacé des tapis, et fait tomber des dispositions anti-pigeons. C’est ridicule !
Sur le fond, on nous reproche d’avoir eu recours à des références historiques, comme celle du nom de Charles Martel.
On voudrait donc nous interdire de prononcer le nom d’un personnage historique.

Vous avez publié sur votre compte une contre-enquête de l’imam de Poitiers.
Voulez-vous signifier que l’Etat se trompe de cible en vous attaquant vous plutôt que les utilisateurs de la mosquée de Poitiers ?

Quand on regarde le contexte aujourd’hui, c’est évident.
Qui menace les Français ? Qui sont les islamistes ?
On nous renvoie sur le banc des accusés alors que nous alertions il y a cinq sur les dangers de l’ et de l’. Nous n’avons rien à faire devant un tribunal.
La ferait bien de s’intéresser plutôt à l’institut dirigé par l’imam, à ses activités, et à ses références.
Cet imam est jusqu’à présent un interlocuteur reconnu du préfet, et auquel le maire loue généreusement pour trente euros par an les locaux de la mosquée. C’est quelqu’un de très introduit. Il dupe tout le monde.
Il est essentiel dans le contexte actuel que le danger qu’il représente soit évalué.

Etes-vous sereins en ce qui concerne le verdict qui sera rendu le 7 décembre ?

Non, nous ne sommes pas sereins.
Le juge va être soumis à une pression énorme, même si le dossier est vide.
La Justice ne peut pas nous relaxer. Ce serait un désaveu. Ce serait reconnaître que nous avions raison.
Le juge va avoir une énorme pression. On peut espérer qu’il soit suffisamment indépendant pour résister à cette pression. En tout cas pendant l’audience, il n’a pas spécialement montré de tendance ni pour un côté ni pour l’autre. Il faut espérer qu’il soit courageux. S’il décide la relaxe, il risque d’être sanctionné et de voir sa carrière s’arrêter-là.
Il est évident qu’une telle décision serait mal accueillie d’un point de vue politique.

23 octobre 2017

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