En ce temps de confinement, des catholiques se mobilisent. À l’appel de jeunes comme Erwann Roudillon, un des organisateurs du collectif Objectif qui répond aux questions de Boulevard Voltaire

Pourquoi avoir créé ce collectif ?

Le collectif « Objectif Messe » est né de l’initiative de plusieurs jeunes catholiques français à la suite des décisions gouvernementales privant les fidèles de la participation des messes dominicales. Notre objectif principal est le retour de la messe, nous avons donc déposé des demandes de manifestations dans nos villes respectives et, voyant l’ampleur que cela prenait, nous avons très vite créé des pages et des comptes sur les réseaux sociaux afin de centraliser toutes les initiatives de manifestations et les regrouper sur notre page pour les rendre plus visibles.

En quoi le rétablissement de la messe dominicale est important ? Les églises ne sont pas fermées, pourtant…

Les églises ne sont pas fermées, certes, mais en tant que catholiques, la messe dominicale et l’eucharistie est le point culminant de notre religion, la messe et la communion sont une nourriture spirituelle importante.

Une partie des catholiques exprime un profond rejet de votre combat. Pour eux, la santé des personnes fragiles prime sur un militantisme religieux.

À ces personnes-là, nous leur répondons qu’il n’y a pas plus de risques de contracter ou propager le coronavirus en allant à la messe qu’en faisant ses courses ou en prenant les transports en commun. Lorsque l’on voit les images des cantines scolaires, il est légitime de se demander si le gouvernement ne nous prend pas pour des enfants.

Je rajouterai, d’ailleurs, qu’à la fin du premier confinement, la participation à la messe dominicale était possible avec des règles strictes (nombre de personnes limité par office, gel, masques). Deux notes du Conseil scientifique du 22 septembre et du 26 octobre ont estimé que les lieux de culte pouvaient rester ouverts à condition de respecter un protocole sanitaire strict. En tant que catholiques, la mort spirituelle est bien pire que la mort physique.

Avez-vous une appréhension concernant la célébration ou non de ?

Nous avons déjà été privés de Pâques lors d’un premier confinement ; six mois après, nos gouvernants n’ont rien tiré de leurs échecs. Alors, bien sûr, nous sommes terrifiés à l’idée de ne pas pouvoir célébrer Noël, mais nous ne nous laisserons pas faire et continuerons de nous mobiliser le temps qu’il faudra.

Pour être informé des prochains rassemblements, rendez-vous sur :

https://www.facebook.com/ObjectifMesse/

17 novembre 2020

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