Excellent article, sur le site du Salon beige, de Philippe Suvigny. Ce constat, d’abord : la défection, trop souvent, des catholiques dans la lutte contre la PMA, et leur absence possible, le 6 octobre. Il suffit, en effet, de parler, ici et là, avec des clercs et des laïcs pour faire ce même constat. Presque toujours, c’est le grand silence, la feinte ignorance ou l’autodéfense : « Quelle horreur, la PMA ! » On exhibe ses bonnes mœurs, poussettes dans la rue, en 2013, et enfants, à la des familles. C’est tout. L’argumentaire ? La distinction entre le politique et le religieux, et le recours à la prière. Mauvais calcul que ce silence. L’Église ne se remettra pas des scandales que l’on connaît sans faire la vérité ni être courageuse dans une affaire aussi grave que celle de « la pour toutes ». Quant à la distinction entre le religieux et le temporel, prenons exemple sur la patronne de la France, Jeanne d’Arc : sur son cheval, appelé « le Bon Cœur », elle était sacrément engagée tout en priant toujours.

Reste l’alliance (redoutée du pouvoir) des gilets jaunes et des opposants à la loi Taubira. Apparemment, rien ne les unit, surtout que l’ultra-gauche prend en otage les gilets Jaunes. Pourtant, ils sont les deux faces d’une même réalité : la classe moyenne. « Vaches à lait des assistés, ils voient les élites immorales se dérober à leur devoir. » Or, la a sa source dans l’ultralibéralisme des mœurs et donc du marché. Quel prix, en effet, peut avoir un gilet jaune quand un bébé rose ou bleu sera « remboursé » par la Sécurité sociale et par une mutuelle, s’il y a un surplus (et il y en aurait forcément pour une PMA de qualité, dans une clinique privée), tout comme les implants ? Et quand il n’aura de prix que celui d’un marché juteux ?

L’unité peut donc se sceller dans le constat d’une décadence morale du pays, source de tous les maux : « l’égoïsme et l’absence de principes moraux de l’oligarchie ». À condition que chaque parti tire une croix sur ses intérêts de boutique et puise une force vive, commune, dans les racines chrétiennes de la France. Il faut que les catholiques renoncent à leurs intérêts immédiats et à leur confort illusoire. Notre archevêque n’a plus d’église « à lui ». Sans parler de complotisme, il n’est pas interdit de réfléchir au symbole d’une cathédrale dévorée par le feu. Il faut également que chacun envisage sa responsabilité devant la déchristianisation, dramatique pour tous, de notre pays et de l’Europe. Sauf à entrer dans des catacombes et devenir « une communauté », et religion ne peuvent s’exclure, l’une par l’autre, l’une de l’autre, sur notre terre de France : le vote de la signerait la fin de l’unité nationale.

Enfin, comment apprendrions-nous à un enfant, « orphelin de père », le Notre Père ? Que serait « une journée de la Création » si on n’honorait pas le Père des Cieux de qui vient toute paternité, sur Terre et dans le Ciel ?

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3 septembre 2019

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