Editoriaux - Justice - Polémiques - Société - 19 novembre 2019

Nick Conrad « baise la France » et le pouvoir, lui, montre son impuissance !

On l’a appris lundi, la procédure contre le rappeur a été classée sans suite le 23 septembre. Selon le parquet, cité par LCI, les faits n’étaient pas « clairement établis » et les preuves étaient « insuffisantes pour que l’infraction soit constituée ».

Quand le quidam moyen, le plouc, comme moi, qui ne connaît rien au droit et à ses subtilités, lit les paroles, il les trouve pourtant relativement claires : « Je baise la France/Jusqu’à l’agonie/Je brûle la France […] Cet hexagone, j’l’encule sa grand-mère []… Grosse p… me donne encore tort […] Doux pays de mon enfance […] J’vais poser une bombe sous son panthéon […] criminel, est mon génie/Ma plume détruit la France qui crie. » Et ceci n’est qu’un florilège passablement édulcoré, pour ne pas heurter les chastes oreilles des grands-mères.

Rajoutons qu’avec, en sus, un « artiste » déjà condamné le 19 mars dernier – oh ! de façon bien magnanime : 5.000 euros d’amende avec sursis – pour avoir appelé à pendre les Blancs, il est difficile d’arguer du moment d’égarement.

Ironie de l’actualité, cette nouvelle tombe quelques jours après les cérémonies du 11 Novembre… Il faudra donc que l’on nous explique avec beaucoup de pédagogie à quoi sert d’organiser des commémorations solennelles, des minutes de silence, des « Marseillaise » vibrantes, des dépôts de gerbes de fleurs, des sonneries aux morts au clairon et des hommages, devant le drapeau, pleins de componction, si on laisse ainsi humilier cette mère patrie que ces soldats ont aimée jusqu’au sacrifice de leur vie ?

Les Français ne veulent plus entendre leurs débats d’experts, leurs ratiocinations interminables sur tel point de droit inextricable, tel article de loi qui serait en l’espèce inapplicable. Ils exigent – et c’est leur droit – que leur pays soit respecté, que le « pouvoir » montre, comme son nom l’indique, qu’il « peut » encore. Dans cette affaire, ce sont précisément les trois piliers – exécutif, législatif, judiciaire – qui prouvent encore une fois, les uns derrière les autres tels des dominos, leur impuissance : Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, qui avait saisi la Justice, cette dernière, qui n’a rien fait, le législateur qui ne s’est jamais doté, en déduit-on, sauf à accuser le parquet de partialité et de lâcheté, de l’attirail nécessaire pour lutter. Il est vrai, comme dit le proverbe, que « vouloir, c’est pouvoir » et inversement. Ceux qui nous gouvernent n’ont jamais voulu mettre un terme par une répression ferme et sans appel à ce genre de « métagores », comme les appellent les Trissotin enamourés de Libé ou de France Culture.

S’ils sont impuissants, les rappeurs comme Nick Conrad ne le sont pas, merci pour eux, et continueront donc à b… la France avec la violence que donne l’impunité. C’est d’ailleurs là-dessus qu’ils comptent pour asseoir leur notoriété dans le mou pays de leur enfance.

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