[MUNICIPALES] Liste fusionnée, tout est pardonné : la droite nîmoise tente de sauver son fief
À Nîmes, l’heure est grave : le dernier bastion LR de plus de 150.000 habitants pourrait bien leur échapper. Les deux poulains du maire sortant, Jean-Paul Fournier, se livraient une guerre sans merci depuis une année avant de se faire copieusement distancer par le candidat RN Julien Sanchez, arrivé en tête au premier tour avec 30,39 %, et le candidat de la gauche, le communiste Vincent Bouget, avec 30,05 %. MM. Proust et Plantier ont donc décidé d'enterrer la hache de guerre pour tenter de rassembler leurs 19,55 % et 15,55 % respectifs.
La baffe électorale du premier tour
Il fallait être tout de même bien présomptueux pour s'imaginer capable de rassembler une majorité de voix tout en divisant l’ancienne majorité municipale. Pourtant, Franck Proust, le candidat LR que Retailleau était venu soutenir en personne, appuyé par UDI et Horizons, et Julien Plantier, allié à Renaissance avec Valérie Rouverand, en avaient fait le pari. La rupture entre les deux candidats de la droite, issus de la même écurie, semblait bien achevée. Oui, mais voilà… les résultats du premier tour ont été sans appel : la liste de la gauche unie (hors LFI) portée par le communiste Vincent Bouget talonne celle du RN emmenée par l’ancien maire de Beaucaire, Julien Sanchez. Il y a péril en la demeure. Oubliées, les anciennes querelles ! Les deux frères ennemis de la droite ont annoncé, dès lundi après-midi, leur réconciliation autour d’une liste commune : « Nîmes par-dessus tout ». « On peut parfois changer d’avis », s’est justifié, d’après Le Figaro, Franck Proust, en conférence de presse, ajoutant que « sur les fondamentaux, nous partageons les mêmes valeurs. Depuis ce matin [lundi], c’est un nouveau match qui commence, une nouvelle partie. » C’était bien la peine !
Faire barrage aux extrêmes ?
Parce que ce ne sont pas les balles perdues entre les deux candidats de la droite qui ont manqué, durant la campagne. Quelle est la crédibilité d’une telle liste : se sont-ils, en réalité, toujours entendus sur le fond mais voulaient-ils être chacun vizir à la place du vizir ? Pas très rassurant quant à l’intérêt général… Ou bien cette alliance est le baiser de Judas et si cette liste est élue au second tour, les futurs conseils municipaux promettent de joyeux pugilats. La raison invoquée ? « Faire barrage aux extrêmes », rapporte Midi libre. À Nîmes, il n’y a pas que la Maison Carrée ou les Arènes qui sont antiques, les combats politiques le sont aussi : l’argument prétexte de la réconciliation semble sorti du formol et peine à convaincre. D’autant plus qu’en lançant sa campagne, Franck Proust l’avait juré mordicus, raconte France 3 : « Pas de fusion entre les deux tours » !
Ou sauver les meubles ?
Quoi qu’il en soit, cette nouvelle liste, c’est « l’orchestre du Titanic », pour Julien Sanchez. Enterrer maintenant la hache de guerre revient, selon lui, à cacher l’humiliation de leurs résultats respectifs au premier tour et, surtout, à masquer le réel risque d’une victoire de la gauche dimanche prochain : « L’orchestre est divertissant, la musique est sympa, écrit-il, dans son communiqué, mais […] cette petite musique pourrait empêcher les électeurs de voir l’iceberg communiste […] » Il faut dire que les chances du candidats RN de remporter la mairie au second tour auraient été bien plus importantes dans le cas d’une quadrangulaire. Pourtant, les deux intéressés s’en défendent : ce n’est pas du « tripatouillage », rapporte Midi libre : « Cette liste fusionnée, c’est [...] le choix de la raison et de la responsabilité. » S’ils le disent…
Le radeau de la Méduse
Cette alliance ressemble surtout au radeau de la Méduse, pour la droite : devant l’urgence, il faut colmater les brèches, et tant pis si les électeurs n’y comprennent plus rien. Auprès du Figaro, Julien Sanchez pense que « cette alliance, c’est un repoussoir. Tout ce qu’ils vont faire, c’est perdre des voix et faire gagner les communistes » auxquels se sont alliés tous les partis de gauche, sauf LFI, bien avant le premier tour… « Peut-être que la désunion de la droite a perturbé notre électorat et on nous l’a fait payer un peu », expliquait, benoîtement, Franck Proust à Mediapart, dans un éclair de lucidité. Pourtant, Julien Sanchez lui aurait proposé des « accords raisonnables » avant le premier tour et encore à nouveau après les résultats du week-end dernier. Mais, évidemment, hors de question, pour la vieille droite, d’enterrer ses chimères : « Vous me voyez adjoint de Sanchez ? J’ai toujours dit non au RN comme Jean-Paul Fournier », s’est exclamé Franck Proust, rapporte Midi libre.
La vieille droite joue son dernier bastion : Nîmes vaut bien une messe, voire un mariage arrangé, mais hors de question d'y impliquer le RN : il est bien trop utile comme argument de campagne, bien trop nécessaire comme épouvantail. En attendant, c'est le même spectre que la gauche agite à Nîmes...
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34 commentaires
Les LR les Nimois ils sans fichent complétement ce qui les rends fou c’est le RN,les LR ont toujours fait amis amis avec la gauche et surtout avec LFI ils non jamais été de droite sauf avant 1981 et un peut Chirac et Sarko mais depuis à gauche toute,Nimois dimanche voter bien le RN.
J’espère que les Nîmois aillent au bout, parce que avec ce qu’ils ont sur leur hauteur du nord ouest ils ne sont pas vernis.
LR, comment appelez-vous un parti, qui se prétend de droite, et fait tout, systématiquement, pour faire gagner la gauche ?
Coluche aurait résumé en un mot: enfoiré.
Certains représentants LR et PS se conduisent comme des apparatchik de l’ex URSS . Pour eux , c’est d’abord le parti et ses avantages et ensuite un vague intérêt pour les électeurs !
Souhaitons que les Gardois de cette belle cité soient « fiers d’être Nîmois »! Ils ont les résultats à Beaucaire comme boussole : le chemin est évident.
Si les électeurs tombent dans le piège de la proximité entre des partis qui normalement se mangent le nez et que, pour cette circonstance électorale, ils se rabibochent, tant pis ! C’est leur choix. Ils faudra qu’ils en assument les conséquences.
Quand cessera la politisation de l’élection municipale qui se doit avant tout de faire en sorte que la commune soit le mieux gérée pour le plus grand bien de tous quelque soit la couleur politique du candidat
LR est la malédiction de la France !
tant qu’il y auras des élection a deux tours nous nous enfonceront dans la corruption
Monsieur Proust, votre acharnement à désigner le RN comme le repoussoir absolu signe les limites de votre intelligence ! Faites donc un tour à Beaucaire et constatez ce que cette petite ville autrefois proche du » coupe gorge » est devenue, propre, civilisée, acceuillante, fleurie, et sécurisée ! Les gens comme vous mérite d’échouer.
et c’est curieux mais dans toutes les villes où l’équipe municipale est RN, elle est systématiquement réélue
Alors ? tous ces électeurs n’auraient-ils pas vu clair avant les autres ?
et ils nous montrent qu’ils ne se sont pas trompés et « rempilent »
Ces LR et consorts sont aussi idiots, par leur entêtement, que les PS.
Qu’ils soient « déménagés » définitivement. On se réveille quand ???
ils tentent de sauver leurs gamelle mais ni leurs partis ni leurs pays
LR et la macronie, la noce continue, après leur participation aux gouvernements macroniens, ils devront aussi rendre des comptes.
A gauche on racle les fonds de gamelles .
C’est écoeurant de voir comment LR se saborde. Quel mépris surtout pour leurs électeurs qui semblent bien moins compter à leurs yeux que l’indemnité qu’ils toucheront chaque fin de mois. Et à voir avec quelle férocité ils se battent, ces indemnités ne doivent pas être de quelques centaines d’euros par mois . Quelle d’échéance !