Message de Noël de Viktor Orbán : un acte fondateur de résistance

Dans son message annuel de Noël, Viktor Orbán – un dirigeant un peu plus préoccupé par son peuple que les nations immigrationnistes de l’Ouest – a résumé ce que nombre d’Européens, conscients de la menace qui pèse sur leur identité, pensent.

Le Premier ministre hongrois vise en effet juste lorsqu’il déclare que “le christianisme est une culture et une civilisation. Nous vivons dedans. Il ne s’agit pas de savoir combien de personnes vont à l’église ou combien prient honnêtement. La culture est la réalité de notre vie quotidienne” (Prêchi-Prêcha). Au fait, combien de non-chrétiens ou tout simplement d’athées ont-ils récemment fêté Noël de bon cœur avec leur famille, par exemple ? Oui, le christianisme va bien au-delà d’un culte religieux, il est une civilisation à part entière.

Quand ses détracteurs opportunistes accusent Viktor Orbán de ne pas respecter le précepte chrétien “Aime ton prochain comme toi-même” en refusant l’afflux de migrants sur son territoire, il répond judicieusement que “s’aimer soi-même signifie aussi protéger tout ce que nous sommes et qui nous sommes”. La charité, c’est oui, le sacrifice, c’est non ! Et si le pouvoir hongrois “embarrasse l’Union européenne” (L’Express), c’est qu’il a l’outrecuidance de démasquer sa folie suicidaire, à mon avis.

Au-delà de sa politique en général, qu’il ne m’appartient pas de juger ici, le dirigeant hongrois fait acte de résistance, car la Hongrie a la mémoire de l’islam un peu plus fraîche qu’à l’Ouest. Rappelons que la présence ottomane y a duré de 1526 (avec la victoire de Soliman Ier à Mohács) jusqu’au traité de Karlowitz, entraînant le retrait ottoman en faveur des Habsbourg d’Autriche. À titre de comparaison, la Reconquista espagnole s’est achevée en 1492 avec la prise de Grenade.

Le Point a donc beau jeu de parler des “discours “empoisonnés” du gouvernement” [hongrois] à l’encontre des musulmans ! Le danger islamique n’est tout de même pas une vue de l’esprit, en Europe comme ailleurs. Serait-ce un sursaut, un chant particulièrement sanglant du cygne ? Je l’ignore. Ce que je sais, c’est que la terreur est là. Aussi, je me reconnais bien mieux dans les propos de Viktor Orbán que ceux du Président français en ce qui concerne la défense de ma culture chrétienne.

Soudain, je me prends à rêver qu’un jour l’Élysée, reprenant les propos du Premier ministre hongrois, déclare à son tour :

Nous ne voulons pas que nos marchés de Noël soient renommés, et nous ne voulons absolument pas nous retrancher derrière des blocs de béton. Nous ne voulons pas que nos rassemblements de Noël soient entourés de peur et de détresse. Nous ne voulons pas que nos femmes, nos filles soient agressées le soir du Nouvel An.

« La réalité est implacable », a dit un jour Éric Zemmour, d’autant plus lorsqu’on l’ignore.

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