Le président Trump, depuis son élection, subit une offensive médiatique d’une violence et d’une régularité qui nous rendraient presque sympathique le maître de la Maison-Blanche, au style il est vrai mal dégrossi, adorateur de la provocation, reconnaissable aussi bien à sa cravate trop rouge qu’à son style trop direct, version rentre-dedans. Loin de la novlangue de nos chers énarques bleu-blanc-rouge.

Tous les médias sont vent debout contre tout ce qu’il dit, tout ce qu’il représente, tout ce qu’il entreprend. Coupable par défaut sous le prisme médiatique, le président américain collectionne les tares en « isme » : l’infamie du racisme, du sexisme, du protectionnisme, de l’antimondialisme et ose prononcer le mot d’« islamisme » quand, trop souvent, à chaque attentat, nos pleutres politiques de France et sans doute de Navarre contournent le terme, pensant ainsi enterrer le fléau.

semble se moquer des critiques comme de son premier dollar et tient à sa liberté de ton, de paroles et d’action comme à sa teinture orange : c’est moche, c’est voyant, c’est loin d’être à la mode, mais c’est LUI, avec ses résultats économiques excellents, un taux de chômage et un PIB à faire pâlir d’envie nos économistes de Bercy (du moins jusqu’à ce que la Covid-19 ne vienne frapper), s’il leur restait une dose d’objectivité, et nos médias une étincelle d’honnêteté.

Alors, que reste-t-il à Donald pour s’exprimer en direct et contourner la boîte à censure médiatique ? Fox News et Twitter.

Et il use et abuse du réseau social, des tweets réactifs teintés d’acide. Il tweete en direct, en réaction, pour se défendre ou s’exprimer, c’est cash comme 140 caractères qui fleurent bon, chacun, la liberté d’expression, versus l’article 1 de la Constitution américaine qui érige ce droit en principe constitutionnel.

Mais Twitter a sifflé la fin de la récré. Le réseau social a signalé, fin mai, en l’espace de quelques jours, plusieurs tweets de Donald Trump comme étant « factuellement trompeurs ou faisant l’apologie de la violence » et y a accolé la mention « vérifiez les faits ».

C’est le censeur qui se prend pour un penseur. En cliquant sur cette mention, l’internaute est redirigé vers une série d’articles démontrant pourquoi cette affirmation est largement exagérée. « On » vous aide à penser. Et le réseau justifie sa mesure par une amélioration de sa « politique d’intégrité civique pour éviter que ces tweets n’induisent les électeurs en erreur à l’approche de la présidentielle américaine en novembre prochain ». « On » vous aide aussi à bien voter. Sous prétexte d’arborer la vertu de la neutralité, le réseau social se permet donc le rôle de censeur et se substitue à un juge, ce qu’en France la loi Avia permet également désormais.

La notion « d’intégrité civique » évoquée par Twitter aurait de quoi faire rougir le marquis de Sade, quand chacun sait que les GAFA véhiculent une idéologie à dominante mondialiste, teintée à chaque tournant des couleurs arc-en-ciel gay et que Twitter se revendique ouvertement #BlackLivesMatter (traduisez « la vie des Noirs compte ») au regard des émeutes communautaires de Minneapolis. Quand Donald Trump tweete qu’il fera intervenir l’armée si les pillages ne cessent pas, il s’exprime en tant que commandant en chef de l’armée des États-Unis, élu démocratiquement. À ce titre, Trump a le monopole de la violence légitime, le peuple le lui a confié.

En censurant ses écrits et en interdisant d’éventuels commentaires ou la simple possibilité de les relayer, Twitter conteste au président arbitrairement le fait de diriger les États-Unis en se plaçant au-dessus de l’État.

Le petit oiseau bleu is watching you et ce sont les fondements mêmes de la démocratie qui s’envolent avec lui.

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