Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien, veut purger Internet

Décidément, le cabinet de Justin Trudeau ressemble à une pépinière de Young Leaders fraîchement émoulus des derniers sommets économiques de Davos. Outre Chrystia Freeland – le nouveau ministre appelé à mettre de l’ordre dans les « Affaires mondiales » –, voilà qu’une autre étoile montante du sérail de Soros fait son entrée sous le feu des projecteurs. Mélanie Joly, ministre responsable du Patrimoine canadien, vient tout juste d’annoncer aux médias qu’elle compte bien s’occuper du problème des “fausses nouvelles” qui pullulent sur le Net.

La pétulante Young Leader vient tout juste d’être nommée présidente du comité directeur du sommet économique de Davos sur l’avenir du divertissement et de l’information. Le Joly ministre a reçu le mandat de tirer les oreilles des médias sociaux pour qu’ils soient plus vigilants à l’égard des “fausses nouvelles” et resserrent les boulons de leurs politiques de gestion des contenus. Il faut croire que la montée en force des médias de réinformation perturbe la quiétude des commanditaires de Davos.

Mélanie Joly a bien fait ses devoirs lorsqu’elle serine aux médias que “l’accessibilité d’Internet est une force progressiste, mais on doit s’assurer que les impacts ne sont pas négatifs”. On se prend à sourciller lorsque l’on tente d’identifier quels sont ces foutus impacts pour lesquels est mobilisée la crème de nos Young Leaders… Ferait-on allusion à l’éclatante victoire remportée par Trump grâce à l’apport incontournable des Breitbart et Zero Hedge de ce monde ?

Il est tout de même curieux d’assister à cette levée de boucliers chez toute une classe de jeunes technocrates fraîchement émoulus des ateliers de réflexion animés par l’incontournable Soros. D’autant plus que ce dernier n’hésite pas, lui, à subventionner une kyrielle de médias « alternatifs » et d’organismes-paravents pour faire progresser les causes qui lui tiennent à cœur. Tout cela tombe à pic à un moment où l’ensemble des grands médias et toute la Toile accusent Donald Trump d’avoir pipé les dés des élections américaines en se servant des médias russes.

Plusieurs grands médias s’interrogent, présentement, à propos de la prolifération des “fausses nouvelles” » et souhaiteraient que les gouvernements prennent les moyens afin d’encadrer l’émergence des nouveaux médias, leurs concurrents. Déjà, l’automne dernier, Mélanie Joly avait rencontré plusieurs ténors de la presse québécoise afin d’amorcer une discussion de fond à propos du manque à gagner en termes de revenus publicitaires ou d’abonnements qui les affecte de plein fouet. Certains médias aimeraient recevoir des subventions et, du même coup, prônent que les gouvernements révisent leurs lois en matière de droits d’auteurs et de diffusion de contenus sur Internet. Il faut dire que trop de médias alternatifs, outre qu’ils attirent une masse croissante d’internautes, poussent l’outrage jusqu’à agréger gratuitement les articles si généreusement produits par les médias dits « sérieux ».

Bien évidemment, on pense aux grands journaux ou médias électroniques français qui reçoivent, déjà, de généreux émoluments de la part de la République et qui souhaitent, eux aussi, que les successeurs de François Hollande fassent preuve d’une plus grande vigilance face aux contrevenants du monde de la réinformation. Qu’ils se rassurent, Big Sister s’occupe du dossier. Libération et les autres officines de la rectitude politique peuvent dormir en paix !

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