Les masques du prosélytisme progressiste tombent et le dernier rapport du Reuters Institute for the Study of Journalism Digital News vient enfoncer un clou supplémentaire dans le cercueil des médias dits traditionnels.

God save the , ou encore, les médias traditionnels sont morts, vive les médias, pourrait conclure ce rapport basé sur un panel de 80.000 personnes issues de 40 pays et financé, entre autres, par Google, l’Open Society Foundation et la BBC. Nigel Farage, « Sir Brexit », en commentait les résultats dans un récent éditorial du Telegraph. La BBC, vénérable institution centenaire au service de Sa Majesté qui a, jadis, diffusé, un même 18 juin (1940) deux discours historiques, Churchill et de Gaulle, n’a plus la confiance de son public, tombée parmi les niveaux les plus bas du monde, en dessous de Hong Kong, dont les médias sont sous l’influence de la République populaire de Chine. Du reste, la propagande de notre République multiculturelle n’est pas en reste.

Un mièvre taux de 28 % des personnes interrogées ont déclaré avoir foi dans la plupart des informations britanniques, contre 40 %, il y a un an, en particulier la BBC, en qui la confiance s’est effondrée de plus de 20 % après la campagne sur le Brexit. Une pétition en ligne, Defund the BBC, réclamant la fin de la redevance télé remporte, d’ailleurs, un franc succès outre-Manche. La raison de ce désamour, selon le tribun Farage, la quantité disproportionnée de temps consacrée à des sujets qui ne reflètent pas les opinions ou les expériences de la majorité de citoyens, et ce, afin de faire bonne figure, sous la pression des sponsors, à l’égard de groupes minoritaires, creusant en conséquence le fossé avec leur public principal. De surcroît, la partialité subversive de la police éditoriale, systématiquement progressiste et de gauche, se retrouve non seulement dans le cadre des émissions politiques ou dites d’information, mais plus insidieusement, dans les émissions de divertissement tout public. Orwell en a rêvé, chez nous, Delphine Ernotte l’a fait.

Farage prend pour preuve la diffusion des informations sur les émeutes et les pillages aux États-Unis à une échelle telle qu’on aurait pu penser que la mort de George Floyd avait eu lieu sur le sol britannique et que la Grande-Bretagne était un foyer nauséabond de racisme. Conséquence directe d’un abus d’arguments simplistes dans lesquels les médias ont choisi de présenter cet événement, le déboulonnage des statues telles que celles de Winston Churchill est très sérieusement à l’ordre du jour.

En République apaisée, et il est bien inutile de bouder notre plaisir, les 23 % de confiance dans notre propagande nationale se hissent en avant-dernière position, derrière les Philippines, la Malaisie et Taïwan, juste devant la Corée en queue de peloton. Mais rassurez-vous, il s’agit bien de la Corée du Sud ; quoique si la loi Avia n’avait pas été censurée, nous partagerions plus que probablement le podium avec celle du Nord.

Pour conclure sur une note positive, l’étude du Reuters Institute révèle une tendance encourageante pour l’engagement en faveur des médias en ligne. Farage, toujours dans le Telegraph, se réjouit qu’un nouveau monde courageux de journalisme se développe rapidement. Un monde qui posera de plus en plus de défis aux médias dits traditionnels car il est grand temps que la vérité soit à nouveau entendue haut, fort et objectivement afin que les gens recommencent à se poser les bonnes questions et à trouver les bonnes réponses à des événements anciens et contemporains, et que la liberté d’expression en sorte enfin gagnante, ces colonnes faisant foi.

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