Le sens et la date de la fête des Pères ont varié depuis le Moyen Âge. Au-delà du rôle vulgaire de promotion commerciale auquel notre époque désacralisée et utilitariste l’a rabaissée en prétendant la valoriser, elle est au cœur du défi majeur lancé à notre civilisation humaniste par le progressisme et ses dérivés à la mode. On a oublié, en effet, que dès le Moyen Âge, la fête des Pères était célébrée, le 19 mars, à travers saint Joseph, père nourricier de Jésus. Des pays catholiques européens et sud-américains la célèbrent, d’ailleurs, toujours à cette date, tandis qu’un large consensus international laïc retient la date du troisième dimanche de juin pour faire écho à la fête des Mères.

On l’a dénaturée en instillant l’idée malsaine que le père ne remplirait pas naturellement une fonction spécifique, unique et complémentaire de celle de la mère. On se souviendra longtemps des propos consternants, révélateurs et symptomatiques tenus, en septembre 2019, par le ministre de la Santé Agnès Buzyn – au point de s’inquiéter pour sa propre santé mentale et morale – affirmant qu’un père, « ça peut être une femme, une grand-mère ou des oncles ».

Ainsi, les mâles, pourvus par la nature d’une paire d’attributs qui font de lui un père, ne sont pas à la fête tous les jours. Parmi les thèses absurdes à la mode, l’homme adulte et viril serait un dangereux prédateur dont il faudrait protéger, coûte que coûte, femmes et enfants. Selon ces illuminés, l’enfant mâle ne serait qu’un monstre en devenir sous prétexte que certains, rarissimes, se montrent cruels avec leurs proches – sans évoquer les femmes coupables d’infanticides et d’homicides. Heureusement, la récente période de confinement sanitaire n’a pas été l’occasion d’un nouveau « massacre des Innocents » à domicile annoncé par les alarmes de la secrétaire d’État Marlène Schiappa.

On a déjà eu l’occasion ici de souligner, sans le regretter, combien les sociétés occidentales, dont la France, n’ont jamais été aussi féminisées et le droit des femmes jamais aussi reconnu et protégé qu’à notre époque ; que c’est probablement ce qui rend les maltraitances résiduelles plus saillantes et insupportables, à combattre bien entendu, mais au même titre que celles dont des femmes et des enfants se montrent capables à l’occasion.

On voit bien le jeu déconstructeur de ces thèses importées de laboratoires sociaux états-uniens, apprentis sorciers acharnés à décomposer les sociétés traditionnelles pour expérimenter leurs délires démiurgiques. À la paire naturelle père-mère, la secte du genre veut substituer un pêle-mêle non sexué froid et monstrueux. On ne se grandirait pas à vouloir s’y rallier ; d’ailleurs, rien ni personne ne devrait pouvoir nous y obliger.

Depuis la nuit des temps, la communauté humaine recourt au cercle familial élargi pour compenser l’absence ou l’incapacité, pour diverses raisons, du père naturel d’un enfant, voire des deux parents. Les sociétés rurales traditionnelles, notamment en , le pratiquent encore couramment, assurant la stabilité personnelle et collective et la culturelle. Quoi qu’en disent les tenants de théories contre-nature, un père est naturellement un homme sexué, de même qu’une mère est une femme sexuée. Les attaques récurrentes contre la cellule familiale orchestrées par la mouvance immature actuellement au pouvoir, au nom d’un faux progrès suicidaire, mettent en danger la survie de notre civilisation millénaire chrétienne, humaniste.

Avec un peu de retard, bonne fête des Pères, et ne doutons pas que d’un mâle il peut toujours sortir un bien !

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