Editoriaux - Environnement - 17 mars 2019

“Marche du siècle” : décidément, le climat est dans le vent

Puissamment aidé par le système médiatique, l’écologisme militant ne connaît plus de limite. Il aura suffi qu’une Fifi Brindacier illuminée débarque de Suède en agitant le grigri climatique pour qu’un ministre de l’Éducation au garde-à-vous annonçât la tenue de débats sur l’environnement dans tous les lycées de France. Résultat : gros succès de la “Marche du siècle” de ce samedi. Et même une certaine Lucie Auvray, institutrice normande, qui se met en grève jusqu’en juillet : “Le dernier vendredi, j’ai annoncé à ma classe que je ne reviendrais pas. Les enfants m’ont dit : “Alors tu t’en vas maîtresse ?” J’ai acquiescé et leur ai expliqué que les adultes polluaient trop, qu’il fallait faire quelque chose.” Excellente idée : son absence ne saurait être trop bénéfique pour ses élèves…

On s’y serait attendu, la marionnette scandinave vient, elle, d’être nominée pour le prix Nobel de la Paix 2019. Ne doutons pas qu’elle rejoindra Al Gore dans cette cohorte discutable.

Et c’est certainement un hasard du calendrier si, au même moment, plus de deux millions (à vérifier !) de lemmings sous hypnose soutenaient la pétition de quatre associations joueuses de flûte – largement financées par de l’argent public -, qui attaquent l’État français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques “et protège nos vies, nos territoires et nos droits”. Contre la grêle et les canicules, sans doute, mais pas contre le Grand Remplacement. Il est vrai que ça demanderait plus de courage et de personnel…

Et aucun argument démentiel ne fait peur à ces gens-là. La présidente d’une des associations plaignantes, se répandant sur une chaîne d’information agréée, n’hésitait pas à nous annoncer des vagues de 40 mètres et des vents d’altitude d’une telle violence que les voyages aériens seraient bientôt compromis. Sans qu’à aucun moment, le journaliste de service, gobant béatement l’hameçon, le fil et la canne, ne lève un sourcil : tant qu’il est question de protéger la planète, plus c’est gros, plus ça passe !

Notre climatologue-en-fauteuil-des-médias Jean Jouzel en sait quelque chose, puisqu’il se répandait encore ce dimanche sur France Inter pour féliciter chaudement le mouvement. Alors qu’en tant qu’expert du GIEC, il est bien placé pour savoir que sa propre maison a bien dû finir par admettre la démolition, morceau par morceau, de la plupart de ses dogmes. La Terre ne se réchauffe plus depuis vingt ans, au cours desquels la Chine et l’Inde ont pourtant dégagé du CO2 (gaz carbonique) à tout va. Et c’est normal : l’effet de serre de ce gaz est à saturation depuis longtemps. L’homme en émettrait le double, ça ne changerait rien.

Et s’il n’y avait que le climat à propos duquel on nous bobardise à longueur d’antenne !

À cause des pesticides, il y aurait de moins en moins d’insectes. Bizarre, parce qu’on en utilise de moins en moins ; et à l’époque où on s’en servait massivement, ces petites bêtes étaient beaucoup plus nombreuses…

Concernant les particules fines à Paris, on en compte aujourd’hui (en moyenne) à 15 µg/m3/année (mais 300 dans le métro !), ce qui “tuerait” 48.000 personnes par an. Or, en 1950, on était à 200 µg ! Comment nos parents ont-ils vécu assez vieux pour se reproduire ? Et les enchères ne sont pas finies : la semaine dernière, une étude allemande “révélait” que la pollution de l’air serait deux fois plus meurtrière que ce que l’on pensait et ferait jusqu’à 8,8 millions de morts chaque année dans le monde. Qui dit mieux ?

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