À la veille de l’adoption sans nul doute définitive de la loi de Bioéthique, faisons les comptes. Dix-sept : c’est le nombre de députés qui, en septembre 2019 (première lecture), se sont opposés à l’ouverture de la PMA. Seuls 75 députés étaient alors présents. Lors de la deuxième lecture, ils n’étaient que 101 présents et 37 à s’être prononcés contre. Des chiffres dérisoires pour un débat qui engage le futur d’hommes et de femmes à naître : fabrique d’enfants sans père financée par la Sécurité sociale, création de futurs monstres mi-homme mi-animal (embryons chimères), embryons génétiquement modifiés dont on ne mesure encore pas les conséquences humaines, possibilité d’avorter jusqu’au 9e mois.

C’est donc mardi, en principe, que toutes ces mesures devraient être définitivement adoptées par l’Assemblée nationale. Combien seront-ils à s’y opposer ? Combien d’absents, de distraits, de couards, de traîtres pourtant payés 7.185 euros par mois (hors avantages divers, gratuité des transports, enveloppes collaborateurs, etc.) par des Français qui leur ont accordé leur confiance en 2017 ?

Qui, d’ailleurs, parmi ces Français, sait réellement ce qui sera décidé pour eux ? Moins d’un Français sur deux, d’après ce sondage réalisé par l’association Alliance VITA qui conclue : « Seul un quart des sondés déclarent ainsi que le projet de loi permettra la procréation d’enfants sans lien biologique avec leurs parents (26 %, contre 19 %, pensent que cela est faux) ou qu’il permettra de financer, via la Sécurité sociale, l’assistance médicale à la PMA pour des personnes qui n’ont pas de problèmes d’infertilité (25 %, contre 22 % qui pensent que c’est faux). Les Français sont particulièrement peu nombreux à penser que le projet de loi autorisera les embryons humains modifiés génétiquement (9 %) ou la création de chimères « animal-homme », c’est-à-dire l’introduction de cellules humaines dans un embryon animal (7 %). »

Des transgressions autorisées à l’insu d’un peuple mais à grand renfort du puissant lobby LGBT. Qui défilait, ce samedi samedi, jour de Marche des fiertés, rendez-vous annuel de dénonciation des « discriminations homophobes ».

Un chantage à la victimisation qui se porte à merveille. Depuis deux dizaines d’années, en France, le ne cesse de remporter des victoires : institution du PACS, légalisation du mariage homosexuel, droit d’adoption des couples, simplification des procédures de changement de prénom et d’état civil pour les trans, prise en charge par la d’opérations de changement de sexe, PMA. La suite est identifiée, connue, quasi certaine : droit au changement de sexe pour les mineurs pudiquement dénommé « transidentité » et légalisation de la GPA.

Parallèlement à cela, on ostracise ceux qui refusent de se soumettre. Des pays entiers comme la Hongrie sont conspués, honnis, menacés d’exclusion. Emmanuel fait la leçon à un peuple souverain à qui il n’accorde « aucune complaisance ». On ne se met pas impunément en travers de l’agenda des militants homosexuels. Agnès Thill en sait quelque chose. Elle l’a appris à ses dépens, elle qui a refusé de se taire et lutté contre le projet de PMA.

Un combat législatif qui nous aura beaucoup appris. Sur le courage des uns et la désertion des autres. Xavier Breton, Annie Genevard, Patrick Hetzel, Brigitte Kuster, Marc Le Fur, Emmanuelle Ménard, Marie-France Lorho et d’autres valeureux députés, des sénateurs auront su faire preuve d’un esprit de résistance à toute épreuve. De fidèles militants de la Manif pour tous, Alliance VITA, les Juristes pour l’enfance et d’autres n’auront jamais désarmé. Agnès Thill aura sacrifié sa carrière politique et gardé sa liberté de conscience. D’autres auront brillé par leur lâcheté, leur pusillanimité, leur flemmardise, leur désintérêt de la chose publique ou un peu de tout ça à la fois.

Et nous ? Nous nous souviendrons de tout : du meilleur comme du pire…

26 juin 2021

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