Ce mardi 5 décembre, le jugement de cinq militants antifas a été rendu par le tribunal de Lyon. Ils étaient accusés d’avoir emmuré le local de Bastion social, association identitaire de Lyon. Reconnus coupables de faits de « dégradations », ils ont été condamnés mais dispensés de peine. Ils ont, par ailleurs, été relaxés des faits d’« outrage » qui leur étaient reprochés.

Pour rappel des faits, en avril 2018, trois hommes et deux femmes avaient été inquiétés par la Justice pour avoir emmuré les locaux d’un mouvement identitaire avec 22 parpaings et injecté de la colle dans la serrure. Le 26 octobre dernier, lors des réquisitions, la procureur de la République avait demandé 800 euros d’amende pour deux d’entre eux et une amende assortie de sursis pour les trois autres. Cette demande n’a pas été retenue.

À l’audience, seuls trois prévenus étaient présents, deux d’entre eux ont usé de leur droit de silence, le troisième a contesté les faits. Pourtant, les preuves présentées par la procureur sont nombreuses : truelles maculées de ciment retrouvées dans la voiture ainsi qu’une clé USB contenant des vidéos et photos de la façade du local et de l’opération en question. S’ajoute à cela l’exploitation des images de vidéosurveillance et des données téléphoniques des individus prouvant la présence de ces cinq personnes sur les lieux.

L’avocat des prévenus avait, lors de l'audience, justifié l'acte de ses clients comme un « geste [...] symbole de résistance » au micro de BFM TV

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06 décembre 2023 à 11:32

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