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Editoriaux - Réflexions - 19 mai 2020

L’UNESCO nous matraque sur RFI : l’info est vraiment l’enjeu de cette crise !

L’information est au cœur de la crise sanitaire, jeu de pouvoir pour l’autorité publique, enjeu de liberté pour le public. Sommé d’abdiquer, chacun d’entre nous est appelé à résister.

Résister à quoi ?

Une annonce de l’UNESCO est martelée sur la chaîne publique RFI, toutes deux financées par nos impôts. Le bras scientifique, culturel et éducatif de la pieuvre mondialiste, relayé par son porte-voix gauchiste, appelle à se méfier des fausses informations qui circulent sur la pandémie de Covid-19, enjoignant de « se fier uniquement aux informations officielles et aux médias crédibles ». Sans les nommer, afin de ménager les exclus du panthéon médiatique.

Bienveillante en apparence mais fallacieuse intention qui postule que ce qui émane des autorités officielles et de médias fidèles serait par principe fiable. Après tout, il n’est pas surprenant que l’UNESCO fasse le jeu des États qui la financent. Sans attendre une liste des sources d’information dignes d’intérêt – qui les rendrait suspectes à tout esprit indépendant -, il revient à chacun d’exercer son intelligence et son bon sens pour s’informer et agir en conséquence.

En effet, le clan de notre Big Brother présidentiel en herbe vient de porter un nouveau coup attentatoire à la liberté d’expression – et donc d’information – par la loi Avia, votée ce 13 mai par des députés peu soucieux des intérêts de leurs électeurs. Elle sous-traite la fonction de police de la pensée aux GAFAM, gardiens du monopole national des « fake news » moyennant un comportement fiscal plus conciliant. Bel exemple de collusion conflictuelle au détriment des libertés individuelles.

Car amener une majorité de citoyens à se comporter de façon homogène et prévisible est le rêve de tout dictateur. Ce conditionnement des foules est rendu possible par l’intelligence artificielle alliée à l’ingérence légale, la suprématie du droit sur la morale. C’est ainsi qu’un monde de mensonges, de conditionnements et de manipulations s’installe sans vergogne.

Résister comment ?

Pour disposer d’informations fiables, une méthode accessible à tous consiste à multiplier, à diversifier et à recouper les sources d’information. À l’image d’une position géographique dont la justesse et la précision dépendent du nombre de satellites et de leur écartement. Pour cela, on peut se passer de télévision. Songeons à l’appauvrissement des quelques sources d’information dans lesquelles puisent tous les médias dominants, créant un effet de circularité qui donne l’illusion de fiabilité par le nombre de répétiteurs.

Face à l’accusation facile – donc, répandue – de théorie du complot, une méthode classique des comploteurs consiste à railler les complotistes à la moindre critique – lanceurs d’alerte, citoyens vigilants. Sur le sujet, les références littéraires et scientifiques, essais et fictions, ne manquent pas, dont Vladimir Volkoff, Umberto Eco ou le sociologue Gérald Bronner. L’exigence de preuve toujours invoquée par les comploteurs et les sceptiques peut être soumise à la double acception du mot anglais evidence : documentée quand des faits matériels peuvent être « montrés » – ce qui est de plus en plus difficile à notre ère dématérialisée, elle peut être simplement « démontrée » par un faisceau d’indices concordants, à l’image d’une empreinte digitale dont on recompose l’identité à partir de traces éparpillées. Cette méthode est d’ailleurs recevable en justice, en particulier dans le droit anglo-saxon. Pourquoi la raison l’exclurait-elle ? Pour la petite histoire, on a retrouvé dans les archives du prodigieux mathématicien Alexandre Grothendieck une liste inspirante de quarante-deux méthodes de preuve.

Ne succombons pas à la routine mentale, à la raison paresseuse dénoncée par les anciens penseurs du déterminisme, lequel n’est pas synonyme de fatalisme. Comment pourrions-nous abdiquer quand tant de nos Anciens ont résisté dans de pires circonstances ?

Pour préserver notre liberté de pensée et d’action, traquons sans relâche et dénonçons sans complexe les complots liberticides, petits et grands ; aiguisons notre discernement du vrai et du faux. Car on peut être un penseur libre sans être libre-penseur, en postulant que la liberté est liée à la vérité.

Enfin, dans les moments de découragement, souvenons-nous du poème clandestin de Paul Éluard, écrit en 1942 contre la barbarie nazie et finissant comme suit :

« Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer Liberté. »

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