Le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner ont annoncé, ce vendredi, le calendrier et les modalités pratiques du second tour des élections municipales. Celui-ci aura lieu le 28 juin prochain.

Au micro de Boulevard Voltaire, réaction de Louis Aliot, candidat à Perpignan, et arrivé en tête au premier tour.

Le Premier ministre Édouard Philippe a tranché : le second tour des municipales aura lieu le 28 juin 2020, sous réserve que les conditions sanitaires soient validées. Que pensez-vous de cette décision ?

J’étais déjà en accord avant, donc je me rends compte que le Premier ministre s’en est finalement remis à ce qui avait été décidé par la loi que nous avions votée. Il a attendu l’avis du Comité scientifique, mais à partir du moment où la vie sociale, économique, associative et privée reprend, je ne vois pas pourquoi la vie électorale et démocratique ne pourrait pas reprendre. Donc, c’est plutôt une bonne nouvelle !

Certaines instances, notamment la direction du Rassemblement national, s’opposent à cette décision et auraient préféré le début d’année 2021. Visiblement, vous êtes en désaccord là-dessus.

Oui, chacun voit midi à sa porte, mais on a tous voté la loi. La décision est prise. Certains auraient préféré mars, d’autres septembre. Un premier tour a eu lieu et il fallait tenir compte de ce vote du premier tour. Maintenant, place au deuxième tour, il y a des enjeux très importants. Pour moi, à Perpignan, il y a l’enjeu de mettre fin à un système qui dure depuis plus de trente ans et les habitants de Perpignan attendent de le faire. Il faut le faire vite, mais dans les meilleures conditions sanitaires, et je pense que c’est ce que nous aurons fin juin, au moment où nous voterons.

Sur le papier, vous partez favori. Pensez-vous que ces deux mois de crise sanitaire pourraient jouer dans le scrutin du second tour ?

Cela a laissé du temps à mes adversaires politiques pour essayer de créer des coalitions contre moi, mais je pense que lorsque les électeurs mettent le maire sortant à moins de 20 % dès le premier tour, c’est qu’ils veulent changer de maire. Voilà la vérité. À Perpignan, ils veulent changer de mairie parce qu’ils considèrent que ce maire-là, ce système-là n’ont que trop duré. Donc je suis très optimiste et confiant, c’est la réalité des choses. Le maire sortant est le seul maire d’une ville de plus de 100.000 habitants qui a fait moins de 20 %. L’échec est patent pour lui, donc je ne vois pas comment, demain, les électeurs pourraient lui donner une majorité.

Habituellement, le second tour a lieu une semaine après le premier tour. Là, il s’est passé plusieurs mois. Est-ce compliqué de remobiliser ses équipes, de rester concentré sur l’objectif alors que le trajet aura été beaucoup plus long que d’habitude ?

Oui, mais nous sommes restés mobilisés malgré l’incertitude qui dure depuis deux mois. Nous nous sommes parlé, nous avons créé un réseau social entre nous, nous avons maintenu le contact et les gens, maintenant, sont vraiment dans les starting-blocks pour repartir au combat.

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