L’Italie impose le consentement parental pour les cours d’éducation sexuelle
L’écart se creuse encore, entre la France et l’Italie, concernant l’éducation sexuelle des enfants : le Sénat italien a définitivement adopté, jeudi 4 juin dernier, la réforme voulue par le gouvernement de Giorgia Meloni soumettant l’éducation sexuelle des enfants à l’école au consentement parental. Autrement dit, l’Italie prend le chemin exactement inverse de celui choisi par la France.
Autorité parentale
Selon Reuters, cette réforme, qui non seulement nécessite le consentement des parents mais, en plus, « exclut également l'éducation sexuelle des crèches et des écoles primaires », avait rencontré, en Italie, l’opposition de la gauche et trouve encore des détracteurs. L’agence de presse explique qu’« en vertu de la nouvelle loi portée par le gouvernement de la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni, les écoles devront dorénavant informer les familles au moins sept jours à l’avance de toute initiative d’éducation sexuelle, en précisant notamment les experts ou organisations externes impliqués ». Du bon sens, si l’on considère que les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants, mais en Italie comme en France, la gauche ne l’entend pas de cette oreille : « Subordonner l'éducation sexuelle au consentement parental revient à demander la permission aux familles pour enseigner la littérature italienne ou l’histoire : une absurdité institutionnelle qui trahit la mission éducative des écoles publiques », a déclaré Angelo Bonelli, co-président du parti Alliance des Verts et de la gauche, selon Reuters. Une déclaration que ne renierait pas l’Éducation nationale française. Elle précise bien que « l’éducation à la vie affective et relationnelle (EVAR) à l’école maternelle et à l’école élémentaire, et l’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (EVARS) au collège et au lycée deviennent une discipline à part entière ».
Loi sur le consentement éclairé dans le fond et dans la forme
Faut-il penser, pour paraphraser Pascal, que ce qui est vérité au-delà des Alpes est erreur en deçà ? Il est clair qu’en ce qui concerne l’éducation sexuelle des petits Français et celle des petits Italiens, deux conceptions s’affrontent dans les gouvernements des deux pays. D’après le média italien RaiNews, Giuseppe Valditara, ministre de l’Éducation en Italie, a expliqué qu’« avec l'adoption définitive […] par le Sénat de la loi sur le consentement éclairé, nous protégeons les enfants de la confusion engendrée par la propagande sur le genre et donnons la parole aux parents sur les questions d'identité de genre pour leurs enfants adolescents mineurs ». Le ministre italien continue en justifiant que « ce faisant, nous appliquons la Constitution, qui garantit aux parents le droit d'éduquer leurs enfants ».
Reuters, de son côté, s’empresse de préciser que « les termes "théorie du genre" ou "propagande de genre" sont souvent utilisés par les conservateurs pour discréditer les études universitaires ou politiques qui remettent en cause les notions traditionnelles de masculinité et de féminité ou qui affirment que les identités de genre ne sont pas figées ». D’une part, il s’agit donc, sur le fond, de lutter contre « la propagande sur le genre » et, d’autre part, sur la forme, de rendre aux parents leur juste place dans l’éducation de leurs enfants.
Deux conceptions opposées
Et c'est bien sur ces deux points que la France a fait des choix proprement contraires. En France, comme EVARS fait partie de l’enseignement obligatoire depuis la rentrée 2025, les parents ne peuvent pas s’opposer à la dispense de ces cours d’éducation sexuelle : « L’éducation à la sexualité (éduquer à la vie affective et relationnelle à l’école maternelle et à l’école élémentaire ; éduquer à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité au collège et au lycée) est une obligation légale et ne permet pas de dispense » précise, entre autres, éduscol, qui s’appuie sur la Convention européenne des droits de l’homme pour justifier cette obligation. On peut lire, en effet, que « lorsque le droit des parents au respect de leurs opinions entre en conflit avec le droit de l’enfant à l’instruction (article 2 du protocole n° 1 de la CEDH), l’intérêt de l’enfant prime ». Et, en France, manifestement, l’intérêt de l’enfant prime quand il est question de « lutter contre les discriminations : sensibiliser aux stéréotypes, notamment de genre […] », comme le précise l'un des quatre objectifs du programme au second degré.
En tout cas, la gauche, de part et d’autre des Alpes, s’entend pour, au nom de la protection des enfants, étendre toujours plus l’autorité de l’État au détriment de celle des parents. « "Le projet de loi Valditara […] diminue l'autorité des enseignants et cible précisément les enfants les plus vulnérables, ceux qui trouvent en classe le seul espace d'écoute qu'ils ne trouvent nulle part ailleurs, même à la maison", ont écrit Irene Manzi et Sara Ferrari, députées du Parti démocrate, dans un communiqué », rapporte RaiNews. En France, Marine Tondelier milite, elle, pour encore plus d’éducation sexuelle dès la maternelle sous prétexte de lutter contre la pédophilie. Autrement dit, pour répondre à l'incurie de l'État, il faudrait... encore plus d'État !
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37 commentaires
En France on parle de sexe aux enfants plutôt que de leur apprendre a lire,ecrire et compter..et pour les travaux pratiques on a le » periscolaire »…basta!
pour la France ,ça ne sera pas pour demain ,!!!quand tu vois les tarés qui oeuvrent a l’éducation nationale et encore pire dans nos ministères ,faut pas rêver!
Désolée pour la dernière phrase, un bug!
A l´école, on s´instruit, on apprend a lire, a écrire, a compter dans les petites classes. Ensuite on apprend l´histoire (la vraie, pas celle des gauchos), la géographie, etc. et c´est déjà beaucoup de travail pour les écoliers et les parents. L´éducation, c´est l’affaire des parents, qu´elle soit sexuelle, politique ou autre. Instruction et éducation sont deux choses différentes.
Le reste, c´est de lécucation, pas de l
Bravo Madame MELONI ! un droit de regard des parents sur ce que l’on inculque aux enfants, alors qu’en France le droit de l’enfant est l’excuse pour faire de la propagande. De plus aucun enfant à la même maturité pour appréhender cela contexte familial, contexte éducatif bref encore beaucoup de bon sens de la maman qu’est Madame Méloni .
Alors qu’en France c’est Macron en personne qui donne ces cours pour la Mairie de Paris .
ENFIN UNE VRAIE MERE !! celle qui aime et protège ses enfants. qu’attendons nous en France ?????
En Italie le bon sens de Giorgia Meloni. En France, l’anomalie EVARS de désaxés.
Sur un sujet aussi sensible, instruire des enfants en bas âge en matière de sexualité est un moyen de les déstabiliser et de les conduire en déviances. Dans une même classe, les enfants n’ont pas le même âge, le même niveau de maturité, le même niveau social, le même bagage intellectuel. Contraindre leurs esprits trop malléables relève de la perversité. C’est aux parents d’apprécier la période où leur enfant sera accessible à ces formations.
Donner la parole aux parents, n’est qu’une évidence que nous ne devrions pas être entrain de saluer !
ET pourtant dans ce pays, sous la gouvernance d’un Macron sans enfant, , tout est possible
Vivement marine ou jordan pour imposer les mêmes choses en france!!!
Le bon sens chez les politiques ne semble n’être que chez les femmes
Bravo Madame MELONI
C’est bien. En quoi peuvent bien constituer ces « cours » ? … Ces « éducations », en retirant à la vie affective et sexuelle, leurs parts de mystères ( … ) impliquent ensuite des « réarmements » ( quelle expression ! ) afin _ paraît-il_ de tenter de contrecarrer l’effondrement de la natalité. Qu’est ce qui a été fait, d’ailleurs ?
Fastoche pour elle , déjà avec très peu de bambini!
si c’est « fastoche pour elle » pourquoi c’est difficile pour nos élus (masculins pour la plupart !)??? Il y a des enfants de 5 ans qui à la récréation baissent leurs pantalons pour faire voir et comparer leur sexe avec leurs autres petits camarades. C’est beau non ???? en classe de 1ère (voire 2éme ) on apprend aux élèves à bien faire « une pénétration anale »; c’est chouette, non ???? arrêtons toutes ses imbécilités perturbantes pour les jeunes, nos ancètres n’ont pas eu ses enseignements stupides et ont eu les générations qui ont suivies !!!
Ne parlons pas de morale…..