Baccalauréat : Aristophane et Sénèque aux épreuves de grec et de latin
Alors qu’une « Lettre ouverte au ministre de l'Éducation nationale pour le rétablissement des points bonus du latin et du grec au baccalauréat » a été publiée il y a quelques jours, se déroulaient ce 18 juin les épreuves de grec ancien et de latin (ancien aussi, le latin !).
Les hellénistes ont eu un extrait de L’Assemblée des femmes, pièce d’Aristophane jouée vers 392 av. J.-C. Les élèves ont eu à traduire les vers 46 à 59, avec quelques questions portant sur la grammaire et le lexique (« Définissez en contexte le sens du mot λαθεῖν »). Pour la 2e partie de l’épreuve, « Le récit se déroule de nuit. Qu’apporte ce cadre nocturne à chacun des extraits ? », l’extrait d’Aristophane est accompagné d’un texte de Margaret Atwood tiré de La Servante écarlate, et d’un texte de Virgile).
Les latinistes ont également eu du théâtre, avec Médée de Sénèque (Ier siècle), dont 14 vers à traduire et des questions de langue. La partie dissertation portait sur ce sujet : « La mort d’un frère peut-elle influencer le destin tragique d’une héroïne ? », en rapprochant la Médée de Sénèque de celle de Dea Loher (Manhattan Medea) et de l’Antigone de Sophocle.
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16 commentaires
Malo periculosam liberttatem quam quietum servitium
(je préfère les dangers de la liberté à la tranquillité de la servitude)
Il y a encore des candidats à ces épreuves ? Surement de lycées privés alors…
L’enseignement du latin et du grec devrait retrouver une place de choix dans la liste des options ouvertes à nos écoliers, car il s’agit ni plus ni moins de SAUVER LA CONNAISSANCE de la langue française issue de notre héritage linguistique !…n’en déplaise aux forcenés de la ‘Nouvelle France’
Bonne journée
Le terme pléthore est dérivé du grec plēthōrē dont le préfixe « plé- » traduit l’abondance, comme en témoignent les adjectifs plein ou plénier, également constitués du même préfixe.
Je ne savais pas non plus qu’il y avait « encore » des épreuves de latin et grec…. L’article ne dit pas combien ça représente de candidats en France. Dommage.
Bien
Le plus étonnant, par les temps qui courent, c’est qu’il y ait encore une épreuve de grec et de latin !
« Sinec, Aristomachin, Wallah, qui s’est-y celui-là la ».
Ces épreuves sont pourtant très utiles à la compréhension de mots français issus du grec ou du latin. Notre pauvre langue française a besoin que nos enfants la connaissent , cela fait partie de la culture…qui manque de plus en plus
J’imagine que ça a été évoqué en cours….
Un résumé tout simplement, de manière délicate, par des enseignants vigilants.
Merci de ces précisions… Je sais donc maintenant que ma fille à qui l’on a refusé d’étudier les lectures subversives voire immondes ( matricide) de Atwood et Loher sera saquée de ne pas les citer. Une piètre note en latin-grec vaut bien l’ignorance des souillures dont l’éducation nationale veut salir les derniers dinosaures à étudier les langues anciennes…
Ce qui m’intéresserait, c’est de connaître le nombre de candidats à ces épreuves. Il ne doit pas y en avoir pléthore.
Le terme pléthore est dérivé du grec plēthōrē dont le préfixe « plé- » traduit l’abondance, comme en témoignent les adjectifs plein ou plénier, également constitués du même préfixe.
Oui et alors ?
Et alors ? …Zorro est arrivééé…
alors rien, c’est une info partagée ! si vous le saviez çà ne fera rien et si vous ne saviez pas vous aurez appris quelque chose, donc aucune raison de s’énerver !!