Alors que des militaires d’active viennent de signer une tribune publiée dans , le général (2s) André Coustou, signataire de la lettre, dite des généraux, veut revenir sur cette première tribune pour apporter quelques éclaircissements.

La fameuse lettre ouverte signée par des militaires en a fait couler beaucoup d’encre.

Ce qui est cocasse est, d’ailleurs, que cela est dû d’abord aux réactions précipitées et/ou maladroites de certains politiques ainsi que des gouvernants eux-mêmes. Quant au fond, il ne faut pas oublier les affirmations inexactes voire carrément fausses des mêmes catégories de personnes.

Aussi, comme lorsqu’un militaire a à répondre ou résoudre un problème complexe ou tout simplement pour ne pas être hors sujet, il convient de se poser l’incontournable question : « De quoi s’agit-il ? »

Beaucoup, de bonne foi et pour des raisons diverses même sur Boulevard Voltaire, n’ont pas toujours bien saisi la lettre ou l’esprit de la démarche et c’est la raison de cet « éclaircissement ».

Tout d’abord, il ne s’agit pas d’une pétition qui viserait à tenter d’obtenir un avantage quelconque pour une catégorie de personnel, par exemple.

Il n’est pas non plus question d’une tribune par laquelle tout un chacun pourrait exprimer son avis personnel, pouvant par construction se révéler différent d’un autre.

Pour mémoire, tellement l’argument est grossier et fallacieux, ce n’est en aucune manière un quelconque appel à la révolte, au soulèvement ou autre . Dans ce dernier cas, on ne le clamerait pas sur la place publique comme le braqueur ne prévient pas la banque qui sera sa future victime. Et puis une des dernières phrases de la lettre comporte le mot « mission », qui ôte toute ambiguïté car la mission émane bien de l’autorité supérieure. En l’occurrence, et en dernier lieu, le président de la , comme la Constitution l’y autorise dans des cas très précis. Mais cette option est elle-même redoutée par les militaires, car s’engager sur le territoire national ne peut enthousiasmer personne.

Enfin, ce texte n’émane pas de généraux, comme cela est trop souvent dit. D’ailleurs, les critiques faites au sujet des termes choisis, qu’il est toujours possible de faire surtout quand on n’a rien écrit soi-même, pourraient attester (si cela était justifié) que ce n’est pas un quarteron de l’Académie française qui s’est penché sur la rédaction. Et, en fait, tous les termes sont assumés.

Et c’est bien parce que je suis un des premiers signataires que je souhaite préciser cela.

Il s’agit d’une lettre ouverte, adressée à nos gouvernants et rédigée par un ancien capitaine. Cette lettre est un SOS au regard d’un constat quasi unanimement constaté de la gravité de la situation de la

Le seul message, au-delà d’un examen exhaustif de la situation d’ailleurs difficile à exposer en une page, ou de propositions qui sont du ressort de ceux qui sont aux commandes, est de dire « Au secours, il faut faire quelque chose ! » Cet appel est fait par des militaires qui ont passé leur vie active au service de la France au prix, le cas échéant, de la sacrifier et, à ce titre, ils ont toute légitimité pour lancer ce cri, observant que la France se délite, pour reprendre le mot de la lettre.

« Au secours, il faut faire quelque chose ! »

10 mai 2021

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