L’électrification forcée menace de mort l’industrie automobile française

L’électrification ne profite qu’aux Chinois. En jeu, la survie de 4 000 entreprises et près de 330 000 emplois.
La Citroën C3 Aircross. https://www.media.stellantis.com/fr. copyright Anatol Gottfried @ Continental Productions
La Citroën C3 Aircross. https://www.media.stellantis.com/fr. copyright Anatol Gottfried @ Continental Productions

L’industrie automobile française va-t-elle disparaître ? Dernier épisode en date de la transposition française du « Pacte vert » européen, le « plan d’électrification des usages » de Sébastien Lecornu, dans son application aux transports, remet sur la table cette lancinante question qui agite le monde économique depuis cinq ans.

Les Chinois, maîtres de l’électrique

Rappelons l’équation de base au cœur du débat : le Pacte vert poursuit un objectif de décarbonation (censé lutter contre les causes humaines du réchauffement climatique) et cela se traduit par une mobilité 100 % électrique et, conséquemment, par une disparition des voitures thermiques. Et si Bruxelles est partiellement revenu sur son intention d’interdire la vente de voitures thermiques neuves dès 2035, la France (comme l’Espagne), se voulant plus éco-punitive que les éco-punitifs européens, a décidé de maintenir les objectifs d’électrification contrainte, et son « plan d’électrification des usages » en est la traduction concrète. Pour l’industrie automobile française, cela se traduit par une conversion forcée de sa production au tout électrique. Mais il y a un hic.

Comme le rappelle pour BV le spécialiste de l’énergie Philippe Charlez, « tant que le marché était thermique - et nous aurions pu décarboner en fabriquant une voiture thermique à 3 litres au 100 kilomètres (au lieu de 6) -, nous étions protégés de la concurrence des Chinois, qui n’avaient pas notre savoir-faire », mais, poursuit-il, « ils ont compris, il y a 15 ans, que l'Europe allait plonger dans la voiture électrique, et ils ont pris 15 ans d'avance sur nous dans ce domaine. » Aujourd’hui, les constructeurs chinois construisent de meilleures voitures électriques que les européennes, et pour beaucoup moins cher. Et le retard pris en 15 ans est quasiment impossible à rattraper. C’est d’ailleurs pour gagner un peu de temps que Stellantis a décidé, début 2026, de relancer la production de modèles diesel, sur lesquels son savoir-faire lui redonne un avantage concurrentiel.

Des normes et des coûts pénalisants

Malgré ses tentatives pour se sortir du piège mortel dans lequel l’a enferrée le Pacte vert, et désormais le plan d’électrification qui l’enfonce un peu plus, l’industrie automobile française, sur le déclin depuis déjà longtemps, est aujourd’hui dans une situation critique. Le député RN du Territoire de Belfort, Guillaume Bigot, qui a tiré la sonnette d’alarme sur son compte X, rappelle pour BV que « la France produisait autour de 3,3 à 3,7 millions de véhicules par an, au début des années 2000, contre environ 1,7 million en 2017, puis autour de 1,36 million en 2024, selon les données sectorielles les plus récentes ». Jusqu’à la mise en place des mesures liées au Pacte vert, les difficultés de nos constructeurs étaient essentiellement dues à la multiplication de normes (comme l’expliquait Philippe Charlez dans BV) et à une taxation de la main-d’œuvre renchérissant le prix des voitures assemblées en France.

Des réticences face à l’électrique

L’électrification creuse-t-elle un peu plus la tombe de notre industrie ? « La production automobile française peut tirer parti de l’électrification, mais à une condition : disposer d’une électricité abondante, décarbonée et surtout compétitive », selon Guillaume Bigot, pour qui « le véritable enjeu, ce n’est pas seulement la technologie, mais le coût complet de la transition : énergie, batteries, investissements industriels, matières premières et concurrence internationale. Or, sur ce terrain, la France décroche, et l'Europe aussi. » Et le député de rappeler que « l'écart de prix de l'énergie entre UE et USA est du simple au double. Du simple au triple à l'égard de la Chine. » Mais le problème posé par l’électrification vient-il pour autant uniquement des faiblesses de notre appareil productif ? « Sur la demande, aussi, la transition reste hésitante », fait remarquer Guillaume Bigot, qui précise qu’en 2025, « selon l’ACEA*, les immatriculations de véhicules 100 % électriques étaient en baisse de 6,6 % au premier trimestre, puis encore de 4,4 % sur les quatre premiers mois de l’année ». Et cela montre bien, ajoute-t-il, « que le passage à l’électrique n’a rien d’automatique : il dépend beaucoup du prix, des aides publiques et du coût d’usage pour les ménages ».

Un arbitrage plus économique et pratique qu’idéologique

La légère reprise des ventes de modèles électriques en avril 2026 coïncide avec la flambée du prix des carburants due au blocage du détroit d’Ormuz, et ce n’est évidemment pas un hasard. « Reuters a, par exemple, relevé qu’en Europe, la hausse du prix de l’essence liée à la guerre avec l’Iran a contribué à une nette reprise des ventes de véhicules électriques début 2026 », signale Guillaume Bigot, qui note que « pour beaucoup de ménages, le choix de l’électrique reste moins idéologique qu’économique ». Or, si le prix d’une recharge électrique est aujourd’hui moindre que celui d’un plein d’essence (du fait, surtout, d’une taxation avantageuse), l’ensemble des critères entrant en ligne de compte (dont la durée de vie des batteries et leur coût de remplacement) rendent l’arbitrage plus incertain. Aujourd’hui, l’électrique reste un marché réservé à une frange minoritaire de clients, essentiellement ceux qui ont les moyens d’avoir plusieurs voitures.

C’est pour tenter d’élargir ce potentiel que le plan Lecornu propose un nouveau « leasing social » qui permettra à 50.000 clients à bas revenus de rouler en électrique. Mais cette subvention (financée via les revenus de l’épargne des Français) n’est qu'un coup de communication, puisqu’elle ne permettra ni à ses bénéficiaires de renouveler leur véhicule au prix du marché à la fin du bail, ni à une majorité d’autres usagers de la voiture d’accéder à l’électrique. Ajoutons que seuls les modèles électriques les plus chers proposent une grande autonomie. Il y a donc aussi un obstacle pratique à l’achat électrique pour qui ne peut débourser 50.000 euros ou plus. La technologie hydrogène pourrait permettre de se passer des batteries (puisque le véhicule produit lui-même son électricité), d’offrir une grande autonomie et de faire le plein d’hydrogène en quelques minutes. Mais le ticket d’entrée de ce marché reste aujourd’hui prohibitif (70.000 euros) et, donc, réservé à à peine 1 % des clients.

Comment en sortir ?

Dans ce contexte critique pour une industrie française, dont l’activité en 2023 se montait à 31,2 milliards d’euros, représentait 1,1 % du PIB français, faisait vivre environ 4.000 sociétés et employait 329.000 salariés, que peut-on faire pour tenter d’éviter le pire ? Pour le RN, explique Guillaume Bigot, il est temps d’en finir avec « les contraintes brutales imposées par l’Union européenne » et son Pacte vert, comme par exemple « les ZFE ou l’échéance de 2035 pour la fin des véhicules thermiques neufs », et de prioriser des mesures permettant d’alléger « les coût supportés par les ménages comme par les professionnels, avec notamment l’abaissement à 5,5 % de la TVA sur les énergies ». Parmi les propositions du RN figurent aussi des mesures favorisant une réindustrialisation et une meilleure utilisation par la France de ses propres ressources, comme le pétrole guyanais et l’hydrogène lorrain.

Qu’on les approuve ou pas, ces mesures ont pour mérite d’aborder concrètement des questions sur lesquelles d’autres formations sont bien moins dissertes. Le sujet gênerait-il ?

 

* ACEA : Association des constructeurs européens d’automobiles.

Vos commentaires

89 commentaires

  1. Si elle existe encore en 2035, Ursula pourra dire que l’Europe a commis un erreur stratégique comme dans d’autres domaines. L’électrification est sans aucun doute à privilégier mais le moteur thermique n’avait pas donné toutes ses possibilités et près du quart des emplois en France sont directement ou indirectement liés au secteur automobile. Par ailleurs, dans le domaine électrique les chinois bénéficient d’avantages concurrentiels qui vont peser gravement sur notre industrie. Enfin pourquoi notre président (sans besoin de l’Europe pour cela) a stoppé notre programme Astrid alors que nous disposons de plusieurs siècles de produits radioactifs valorisables ? Un peu de cohérence dans les décisions serait la bienvenue.

  2. Dès l’annonce de la butée 2035 nous avions alerté. Un suicide européen, la Chine allait nous dévorer compte-tenu de son avance technologique et de sa puissance innovatrice. Nous y sommes. Bravo les super- intelligents, les produits des grandes écoles administratives .

    Nos médias critiquent Trump mais il est beaucoup plus intelligent que nos dirigeants européens, que ce Conseil européen. Il laisse ses constructeurs s’adapter en fonction de leurs potentialités. Le thermique a toujours droit de vie.

    Dans le développement du moteur électrique nous avons au moins dix ans de retard sur la Chine. Nous serons toujours des soumis à sa domination.

    Ce qui peut nous sauver, le développement de l’Hydrogène. Ce n’est qu’une question de volonté. Mais comme l’affiche Macron, la reconstruction de Notre Dame, exemplaire mais ne surtout pas à reproduire.

    • La Chine est en avance technologique donc elle fait des voitures électriques. Ils sont cons les chinois. Et en plus ils n’ont pas de pétrole. Un modèle à ne pas suivre.

      Il ne manquerait plus qu’ils développent l’hydrogène et nous vendent l’électricité dont ils n’auront pas besoin. Heureusement en France on ne manque pas d’air. On pourra en prêter au reste de la planète, et continuer à pomper en shadoks consciencieux pour faire tourner la planète.

  3. Je remarque avec acrimonie le véritable « tsunami » publicitaire sur les écrans TV à propos des voitures électriques. Nous en sommes inondés, noyés en permanence; sur les parkings des grandes surfaces on peut observer de plus en plus de voitures électriques… Curieux, non?
    « À qui profite le crime? » Devinez!

  4. Une preuve de plus que l’UE est faite pour détruire l’économie des pays européens. Une preuve de plus que la Chine a gagné la guerre économique ! Non l’hydrogène n’est pas l’avenir en raison des risques liés à sa conservation, il y a d’autres méthodes pour produire l’électricité nécessaire à la voiture, encore faut-il avoir le courage de faire taire les ayatollas de l’écologie, mais même dans ce domaine, nos gouvernants tremblent de peur pour des raisons purement électorales !

  5. Article et sujet très intéressants.
    Mais on lit dans ce texte que finalement, la France est est une fois de plus à la ramasse…
    Nous aurons tout loupé à cause d’industries et de politiques complètement hors sol.
    Le premier choc pétrolier remonte tout de même à 1973. Là, c’est le quatrième. Nous persévérons dans l’erreur des voitures thermiques et ne réagissons qu’au bord du gouffre, en mode panique.
    Et de voir tous les choineurs demander des subventions publiques pour compenser la gourmandise des actionnaires.
    Pourquoi un État qui taxe les carburants aux 2/3 du prix de vente chercherait un remplaçant du pétrole ? Un parti politique il y a bien longtemps avait même estimé que l’on pouvait supprimer l’IRPP en augmentant la TVA sur les produits pétroliers : c’est dire la manne que sont les taxes pétrolières chez nous…
    Quant au détroit d’Ormuz, c’est devenu le dernier endroit où s’approvisionner en pétrole et gaz.
    A cela, il va falloir engager un plan national très contraignant d’isolation des habitations, et pour les copropriétés revoir les règles de majorité sur ce type de travaux.
    Nous avons perdu des décennies pour nous désengager des hydrocarbures et de l’emprise de pays producteurs très hostiles à notre pays. C’est l’occasion de s’émanciper. Mais vus les bras cassés avec 3 neurones qui nous gouvernent, on est mal partis…

    • Si l’UE ne s’était pas evertuée à dilapider ses caisses au secours de l’Ukraine, 197 milliards tout de même, nous aurions gaz et pétrole russes à prix du marché

  6. C est terrible, le pétrole étranger a grand remplacé notre bon charbon, et maintenant les voitures électriques étrangères vont remplacer nos bonnes bagnoles. On ne peut pas arrêter le progrès et revenir au temps des cavernes ?

    • Bon charbon ? Sérieux ? Quand on voyait les mineurs crever des poussières lors des extractions, c’était « bon » ? Avez-vous toute votre tête ?

      • Bientôt la calèche et un fidèle canasson producteur de crottin pour le bonheur de nos jardins et cultures !

  7. La France n’a pas de pétrole, mais elle a de l’électricité. C’est ballot de ne pas avoir de batteries au pays d’Ampère.

    • Malheureusement on s’aperçoit que le génie français est toujours repris par ses voisins.
      Exemple, Citroën avait une sérieuse avance avec sa suspension ‘hydraulique’, aujourd’hui abandonnée. Mais reprise par les allemands !

      • Le monde va mal car il suit la France ?
        Ce serait heureux que nos voisins restent à l’écart de notre génie ?

  8. Le pronostic vital de la France est engagé. Les médecins spécialisés du gouvernement appelés ministres sont en train de lui pratiquer des soins palliatifs en vue de son agonie. Peuvent pas mieux faire pour achever notre nation et la transformer en fédération européenne où Macron s’y voit déjà président promettant à ses sbires des postes alléchants. Derrière apparition de Macron casque de chantier sur la tête qui vient parler de relancer l’industrie et le tout électrique pendant que les chinois fabriquent des véhicules électriques très performants qui vont enterrer l’industrie automobile mondiale. Le conflit au moyen Orient apporte des dépenses en carburant mais n’est que passager, les réserves mondiales de pétrole et de gaz sont énormes, alors ?

    • Alors, alors… il continue inlassablement la destruction de notre pays. Pour ceux  »d’en haut », si la France, pays des Droits de l’Homme, tombe, les autres suivront avec pour horizon la création de l’Europe fédérale.

  9. Ici, sur BV, nous sommes tous souverainistes et pro nucléaire. Alors pourquoi voulez-vous continuer à acheter du pétrole à l’Arabie Saoudite et du gaz au Qatar alors qu’on peut utiliser notre électricité nucléaire ?

    • Le souverainisme a des limites. La France doit importer de l’uranium pour le nucléaire, et n’a guère de « terres rares » pour les batteries.

    • Ambitieux de parler au nom de tous !
      Alors bien sûr que nous avons une énergie que l’on nomme propre et qui ne demande qu’à être exploitée. Mais voilà la technologie de la voiture électrique en est à ses premiers balbutiements : bugs en série = voitures au garage, au moins pour les véhicules premiers prix. Il n’est pas donné à tout le monde d’investir ~60.000€ dans un véhicule pour avoir la garantie de la fiabilité et d’une autonomie raisonnable.

  10. M. Lombard, sortez dans la rue et dites-moi si vous voyez des R5 électriques Renault ou des BYD. Non l’électrification ne profite pas qu’aux Chinois, nous faisons aussi de bonnes voitures électriques, Tesla aussi, KIA aussi… vérifiez les chiffres de vente.

  11. Je regrette qu’il n’y est pas de voiture électrique vendue avec une éolienne en remorque ! …
    il y a peut-être une médaille d’Or au concours LEPINE à gagner ? ! …

    macron doit jubiler de voir à quel point toutes les « énergies » sont favorisées par son « action » ! …

    • Et bien bravo,que tous les crétins europeistes qui ont voté « Europe » dans le passé et qui persiste à le faire aujourd’hui en assument les conséquences ( avec nous hélas ) . La seule consolation pour nous sera de les voir pleurnicher sur leur triste sort lié au notre. Vous avez des gens qui critiquent Macron et consorts et qui continuent à voter pour eux.La France est aux aboies, merci Macron et aussi à ceux qui ont voté pour lui et sa clique de malfaisants.

    • Perso, j’ai une idée pour produire de l’énergie, mais je ne tiens pas à me la faire piquer !

  12. Je crois que les jeux sont faits. Notre industrie est morte. Macron a réussi son coup. La France, exsangue, pourra devenir une région de l’UE. Grande seigneuresse, VDL nous laissera quand même une équipe de foot avec un maillot bleu pour nous donner l’illusion que nous existons encore…

  13. Il faut impérativement répété en boucle , l’UE c’est la prospérité! Que l’UE est l’horizon indépassable pour garantir le bien-être de ses habitants! FREXIT ou dislocation de l’UE et (très) vite!!

    • Il suffit de relire les statistiques économiques annuelles pour se rendre compte que c’est depuis la création de l’UE que la descente aux enfers pour les français a commencé !

      • Ouiii mais malheureusement la majorité intoxiquée par la tv et les médias grand public aux ordres perfusés aux subventions d’Etat, l’avenir c’est l’Europe alias l’UE.
        Avec mon épouse, dans sa famille nous passons pour des rêveurs, des complotistes, des has been :  » vous n’ y pensez pas sans l’UE nous sommes perdus  ». Cause toujours, le malheur c’est qu’ils nous entraînent vers l’abîme…

    • FAUX MOTIF …
      la « voiture électrique » est une escroquerie pire que « le fusil à tirer dans les coins » ! …

    • POUR « M.TOTO »:
      – Principe « biomécanique » : un objet en déplacement ne doit pas être pénalisé par son poids qui lui rendrait son déplacement difficile … La voiture électrique est extrêmement lourde à cause de ses batterie ! …
      – Principe « énergétique » : un élément en mouvement doit pouvoir « une énergie » de longue durée fiable …
      la voiture électrique voit sa capacité énergétique « fondre au soleil » et surtout inefficace dès qu’il fait 5 degré … au dessous de zéro « ça » devient fantomatique …
      – Principe « Ecologique » : la fabrication des « composants » des nouvelles énergies doit être « respectueuse » de la planène ! ? … AH BON ? ! … la voiture électrique est justement « TOUT » mais surtout pas « ça » ! …
      Exemple pratique :
      j’ai fait un déplacement Chartres – St Brieuc avec une 207 diesel : 4 H 30 de trajet … 1 plein pour un aller / retour … Mes amis avec leur « voiture électrique » : presque 8 heures aller … TROIS arrêts pour « charger » …

      Dernière preuve ANTI voiture électrique :
      Imaginez une seconde qu’un département entier devient « TOUT électrique » en ce qui concerne le Transport … Dans un département « rural » ce sera déjà compliqué pour les bornes dans chaque village et autres petites villes …
      Imaginez maintenant l’électrification d’un département de l’IDF ! … Vous faites comment pour ceux qui sont dans les immeubles ? …
      L’électricité est « stockable » difficilement … Les éoliennes sont une « énergie aléatoire » et la qualifier de « renouvelable » est pitoyable et surtout une preuve supplémentaire que les escrologues sont dangereux pour la PLANETE ! …

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