L’écoanxiété : nouveau mal du siècle lié au matraquage idéologique ?
Cet été, marqué par la succession des canicules et des incendies, a aussi fait des victimes insoupçonnées, comme le révèle Le Parisien, qui donne l’alerte sur un ton catastrophiste : « L’été caniculaire a fait 2,5 millions d’écoanxieux supplémentaires en France ». Comprenez bien, selon le quotidien, « l’écoanxiété pourrait s’apparenter au "mal du siècle" » et ce mal serait même en train de tourner à la pandémie !
L'écoanxiété ou la submersion par l'angoisse climatique
« De plus en plus de Français souffrent d’angoisses liées au dérèglement climatique et cet été hors normes, marqué notamment par trois vagues de chaleur dont la plus intense jamais enregistrée, fin juin, ne va rien arranger », avertit le journal en préambule. Il faut dire que « le psychologue et psychothérapeute Pierre-Éric Sutter, directeur de l’Observatoire de l’écoanxiété […] a même été contraint de refuser du monde » devant l’affluence des nouveaux patients. Ainsi, le professeur explique que cette « détresse psychologique » provoquée par une « peur qui s’installe dans le temps, une inquiétude liée à la crise environnementale », se reconnaît par divers symptômes tels que « ruminations », « peurs », « sentiment que tout va mal se passer », sans oublier « épuisement lié à la tentation du syndrome du sauveur, c’est-à-dire qu’ils [les éco-anxieux] se disent que les politiques n’ont rien fait et qu’ils doivent agir au maximum ».
Et ces symptômes seraient ressentis par pas moins de 12,5 millions de Français en temps normal, un chiffre que les canicules estivales auraient fait grimper à 15 millions, explique Pierre-Éric Sutter, qui recommande aux nouveaux écoanxieux de « baisser la surcharge cognitive », de « chercher les bonnes nouvelles » et, enfin, d’apprivoiser leurs peurs pour en faire un moteur d’énergie positive. Autrement dit, de ne plus se laisser submerger par le catastrophisme écologiste ambiant.
Détresse psychologique…
« L’écoanxiété n’est pas encore reconnue comme une détresse psychologique par l’Organisation mondiale de la santé », déplore le directeur de l’Observatoire de l’écoanxiété. Pourtant, le mot est sur toutes les lèvres, dans tous les médias, et même le service public s’est fait l’écho, lors de son journal de 20 Heures du 13 août dernier, de la détresse des « huit Français sur dix [qui] disent redouter les conséquences du changement climatique » et dont l'« éco-anxiété peut paralyser le quotidien » pour certains. Il faut bien avouer que le témoignage de Lucien, qui a déjà été hospitalisé du haut de ses 25 ans à cause d’une dépression liée à ses peurs du changement climatique, a de quoi interpeller et, explique le reportage, sa « tristesse [s’est] amplifiée par l’accumulation des catastrophes cet été, avec les dizaines de milliers d’hectares déjà brûlés, une sécheresse historique et les milliers de décès à cause des canicules ». Comment en est-on arrivé là ? Sont-ce vraiment les canicules et le changement climatique qui provoquent de telles détresses psychologiques ?
…ou matraquage idéologique ?
On peut se demander quand même si cette détresse psychologique n’est pas surtout le fruit d’un matraquage politique propre à notre époque. D’ailleurs, le 20 Heures de France 2 donne aussi la parole au père de Lucien, Benoît, qui avoue avoir été d’abord démuni face au mal-être de son fils : « Ça a été aussi une prise de conscience très brutale pour nous, en tant que parents. C’est difficile à comprendre si on ne s’acculture pas à ça soi-même. Et ça, on ne l’a pas forcément, nous, à notre génération, appris sur les bancs de l’école », explique-t-il. Et c’est vrai, le 10 août, déjà, le service public rapportait la rupture générationnelle ressentie par de jeunes adultes comme Rémi, 27 ans, qui « se pose beaucoup de questions sur l'avenir : "Est-ce qu'on va pouvoir finir notre vie comme nos parents l'ont finie ?" », ou comme Marie, 28 ans, qui « pense même à revoir ses plans pour l'avenir : quitter Paris pour une région plus fraîche et renoncer à faire des enfants ». Certains, même, se seraient vus hospitalisés en soins psychiatriques à cause de cette anxiété devenue angoisse insurmontable pouvant les pousser au suicide, explique Pierre-Éric Sutter, à France Info. C’est peut-être là que la rupture générationnelle peut s’apparenter effectivement à un « mal du siècle ».
La fabrication d'un nouveau mal du siècle
Sur X, deux mères, notamment, rapportent dans des posts largement vus et relayés à quel point leurs enfants, pourtant petits, subissent un véritable matraquage idéologique au sujet de l’écologie – sans, pour autant, nier les enjeux et problèmes environnementaux. « Il faudrait qu'on parle du matraquage sur l'écologie extrême que l'on fait aux tout-petits à l'école et qui n'est pas du tout assimilé de façon saine », commente une certaine Julie, qui trouve que « c'est quand même anormal de rendre les enfants obsédés par la mort et la fin du monde ». Vu par plus de 315 internautes, son post a été appuyé par le témoignage de Victoire Rivaton qui explique que « terroriser [les enfants] avec une planète qui brûle et leur faire croire que vivre, voyager, se chauffer ou se déplacer serait en soi une faute morale n’est pas de l’éducation. C’est fabriquer de l’éco-anxiété. » C'est peut-être le mal du siècle, mais il suffirait sans doute de cesser le matraquage médiatique et politique pour stopper la pandémie.
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71 commentaires
Chaque individu, au moins ici en France, est confronté plusieurs fois par jour, peut-être même par heure, à des messages annonçant ou montrant des catastrophes en tous genres mais le plus souvent en rapport avec la nature, ses événements et ses interactions avec la société humaine. Ce sont souvent des images fabriquées, sans rapport avec la réalité – nourries des fantasmes de leurs émetteurs -. Ce sont tout aussi souvent des avis, des opinions, de simples remarques, donnés par des personnes communicantes, comme au cours d’un innocent bulletin météo par exemple.
Ça permet aussi de faire l’intéressant quand on a rien à dire. Ou de s’auto-investir d’une autorité à capacité répressive.
Même sans intention militante, une alerte à la crise écologique peut surgir involontairement au détour d’une conversation, tant cette obsession imprègne les rapports sociaux, la pensée collective de ces années 20 de notre siècle.
C’est devenu l’alpha et l’oméga de tout ce qui peut inquiéter notre société. Son poison.
L’excuse, la justification ou le détournement des causes de la plus grande part des accidents collectifs.
Face à un tel déferlement, il n’est pas étonnant que les générations jeunes et fragiles – peu aguerries -, naïves et crédules, en deviennent des victimes, même si le but au fond n’étaient que de les soumettre à une sorte d’endoctrinement.
Quitte à me contredire, la peur peut être parfois une forme d’intelligence, elle évite de prendre des risques inconsidérés. Pour l’écologie, ce n’est pas un sentiment naturel ou une forme d’intelligence dont il s’agit, mais bien d’un stratagème basé non pas sur la croissance comme il voudrait nous la vendre mais sur l’enrichissement capitalistique d’une minorité. Pour eux les profits, pour nous le Moyen Âge, le « c’était mieux avant » sans jamais nous dire quand exactement. À gauche principalement chez les plus radicaux, on préconise sans l’avouer la décroissance. Nous commençons d’ailleurs en quelques années à en percevoir les prémices en comptant chaque été non pas le nombre d’incendies mais le nombre de yauths, même si tous ne sont pas acquis avec ce nouvel eldorado que représente l’écologie. Mais rassurez-vous, avec ou sans nous, la Terre continuera à tourner encore environ trois milliards d’années selon les scientifiques.
Gnagnagna ! Les pauvres, de vrais guerriers : qu’ils commencent déjà par arrêter de se laisser bourrer le crâne par les médias à longueur de journée. Avec ces nouvelles générations « éco-anxieuses », vu qu’ils ont peur de leur ombre, on est sauvés !!
Dites moi, écoanxiété et fainéantise sont bien synonymes, n’est ce pas, pour le plus grand bien des mondes psychiatrique et politique, qui vivent des mêmes clients ; en langage judiciaire, cela s’appelle alibi; mais ne répétez pas sinon vous êtes dans la case extrême drouate : là aussi c’est un alibi !!
Les Gaulois avaient déjà peur, dit-on, que leur ciel ne leur tombât sur la tête. Finalement, rien de nouveau sous le soleil de 2026 …
Pour nombre de mes proches et moi-même victimes d’éco-anxiété, c ‘est notre environnement politique qui en est responsable.
Que va-t’il se passer en 2027 aux élections et d’ici là. Et quel avenir aurons-nous en France après les élections…?
L’ écoanxiété, qui me paraît frapper les esprits les moins bien construits, conduit à des comportements aberrants.
Je suis opposé à l’éolien dont je pense qu’il est une gigantesque fumisterie et mes positions publiques à ce sujet m’ont valu d’incroyables injures hurlées en salle.
Elles émanent de gens qui certes vivent sur le plan biologique mais N’EXISTENT PAS au sens social du terme ; ces personnes se sont embrigadées et sont haineuses mais sincères.
Tous leurs besoins primaires étant rencontrés par leur simple naissance sur notre continent, elles sont réceptives à ce qui leur fera rejoindre le troupeaux.
A leurs yeux, je ne suis pas encore un danger pour le système solaire … mais je le suis pour l’ humanité et tous les êtres vivants de la « planèteuuux ».
Déjà écrit plus bas, certains en arrivent à ne plus vouloir se reproduire ; excusez du peu :-)
Il faudrait surtout changer les programmes de SVT au collège et au lycée!
Chaleurs et canicules ne m’ont jamais empêché de dormir mais mon voisinage si… Alors, j’ai vécu des nuits pénibles, voire insupportables, parce que le quartier a passé ses nuits dehors, sur la grand-place face à mon immeuble. Des conversations, des cris, des rires, jusqu’à plus de 3 h du matin. Ce qui signifie qu’il était impossible d’ouvrir la fenêtre pour profiter de l’air de la nuit. Sans oublier certains jeunes qui pétaradent en rodéo organisé, y compris la nuit ! L’été est donc devenu synonyme de nuisances intolérables, causées par des individus qui, parce qu’ils sont anxieux à cause de la chaleur, imposent leurs modes de vie à ceux que ça ne dérange pas ! Quant aux incendies, évidemment, impossible de rester indifférent. Par conséquent, un tout qui n’apporte que fatigue et inquiétudes pour l’avenir…
Ces pauvres chéris, biberonnés « au changement climatique », dont les médias, qui n’ont rien à dire, nous abreuvent à longueur de journée ont été dorlotés dans la ouate. Cela ferait rire leurs ancêtres qui ont dû affronter les guerres, la faim et la misère qui en découlent, et la perte d’êtres chers. Pauvres petites choses.
La P E U R ! ! ! L’arme des dictateurs.
Je suis quasiment certain que la plupart des sujets à l’écoanxiété » en question n’ont en aucune manière été touchés de près ou de loin par les catastrophes apparues cette année. Ces victimes-là ont été pris à bras le corps par les malheurs occasionnés, obligés de réagir et d’agir devant les dégâts, et n’ont pas eu le temps ni le « loisir » de sombrer dans la dépression environnementale…
Je plains ces jeunes sous l’emprise de telles terreurs, mais j’accuse aussi les politiques, manipulant par la peur les éventuels électeur, pour parvenir à leurs fins!
A répeter en boucle, notamment aux jeunes, que l’homme blanc est responsable de tous les maux, que nous allons tous mourir du changement climatique, on créé cette angoisse. Conséquence, les jeunes vont mal et ne veulent plus d’enfant. Ils ont déjà du traverser le Covid avec beaucoup de dégâts. Les écologistes sont responsables !
Oh bichette ! On est en train de fabriquer des générations de névrosés de détraqués et de psychotiques entre le wokisme et l’écologisme dictatorial… depuis le Covid les dirigeants ont compris que la peur rendait obéissant alors ils font régner la peur par tous les moyens. Sur France 2 (la voix de son maître) la météo est devenu « journal météo climat » mais les gens ne réalisent même pas car tous les outils de la peur se mettent en place subtilement. Et comme le fait remarquer Vaug31 le niveau des incendies n’a jamais été aussi bas mais il vaut mieux montrer les forêts en flammes et les maisons qui brûlent et les gens dans la détresse c’est plus utile qu’un discours optimiste …
L’eau, maintenant le feu, bientôt les nuées de sauterelles, puis le covid 22… La malédiction écologique est sur vous, peuples occidentaux. Repentez-vous avant qu’il ne soit trop tard !
L’écoanxiété est un problème de riches, j’ai comme l’impression que le problème va se résoudre tout seul dans pas longtemps.
Vous voulez dire qu’il n’y aura plus que des pauvres ? Même les politiciens deviendront pauvres ? Possible, ils n’auront plus personne à plumer…