Le juge très rouge qui a condamné Erik Tegnér
Le fondateur et directeur de Frontières, Erik Tegnér, vient d’être condamné ce 18 juin, par le tribunal correctionnel de Bobigny, à six mois de prison avec sursis et 30.000 euros d’amende. À l'occasion de l'audience du procès qui s'est tenu en avril, Erik Tegnér avait dénoncé un « procès politique ». Ici, au moins, la Justice n'a pas perdu de temps. Le tort du journaliste ? S’être attaqué au très juteux business de l’immigration clandestine. Dans un numéro publié en janvier 2025, intitulé « Invasion migratoire - ONG, Avocats, Juges, Journalistes, Passeurs - Les coupables ». Frontières enquêtait sur « ces avocats militants qui font du business sur les clandestins » et s’intéressait ainsi aux avocats spécialisés en droit migratoire dont le métier consiste à permettre aux clandestins de se maintenir sur le sol français avec tous les avantages imaginables qu’offre le généreux et pyromane système français.
« Une liste accusatoire et stigmatisante ». Le président du tribunal, Youssef Badr, a reproché à Erik Tegnér de jeter à la vindicte populaire des avocats au moyen d’une « rhétorique virulente ». Pour le magistrat, le journaliste « ne pouvait ignorer que la publication était susceptible de causer des comportements violents à l'égard des avocats ».
Loi Samuel Paty
C’est sur les fondements de la loi Samuel Paty que le juge a essentiellement appuyé son verdict. Celle-ci juge désormais la « divulgation d'information personnelle permettant d'identifier ou de localiser une personne et exposant à un risque indirect d'atteinte à la personne ou aux biens ». Il ne s'agit donc pas ici de diffamation. Or, en matière de données personnelles, Frontières se défend d’avoir divulgué quoi que ce soit en matière de données personnelles. Seuls ont été publiés les noms des principaux avocats spécialisés dans la défense des clandestins et les villes où ils exercent. « On a détourné, avec une indécence absolument caractérisée, la loi Paty qui était faite pour protéger des victimes d'infractions terroristes, pour la retourner contre des journalistes », s’est ému Me Frédéric Pichon, qui représentait son client à l’audience.
Les propos du président du tribunal surprennent et le jugement laisse pantois. Mais à y regarder de plus près, l’affaire était cousue de fil blanc, tant le profil politisé du magistrat, est un modèle du genre. « "Je refuse d’être l’Arabe qui cache la forêt" : Youssef Badr, portrait d’un juge en lutte contre les discriminations », titrait L’Humanité, en septembre 2025. Etre encensé par un journal stalinien, voilà qui laisse peu de doutes sur la couleur rouge vif de la toge.
Admirateur de Taubira
Auteur de Pour une justice aux mille visages. Le mythe français de l’égalité des chances (l’aube), l’homme s’est engagé dans la justice pour lutter contre « les discriminations [qui] ne reculent pas dans notre pays ». L’enfant de banlieue, fils d’immigrés marocains, passe son temps à « pester contre des injustices, des contrôles au faciès ». Suivant les recommandations d’un de ses professeurs - « Si tu veux avoir un impact sur les choses, il faut être magistrat » -, il s’engage dans la magistrature. L’émission télévisée Quotidien est ravie de le recevoir sur son plateau, où le juriste, réagissant à la condamnation de Nicolas Sarkozy, s’empresse d’affirmer qu’il n’existe pas de « justice politique ». Sur AJ+, le média qatari d’Al Jazeera, Youssef Badr déroule les objectifs de son association « La Courte Échelle », qui vise à inciter les jeunes de banlieues issus de l’immigration à intégrer la magistrature. « La Justice gagnerait à ressembler à la société », explique, au Monde, celui qui a son rond de serviette chez Mediapart.
Le magistrat ne se cantonne pas aux déclarations d’intention. Il s’investit en politique et sera porte-parole du ministère de la Justice entre octobre 2017 et septembre 2019 sous Nicole Belloubet. Sur ses réseaux sociaux, il s’enthousiasme pour l’ancien garde des Sceaux, la très militante Christiane Taubira, qu’il qualifie de « femme puissante » lorsque celle-ci déclare, sur France Inter : « Je n’ai pas souffert du racisme car je me suis interdit d’en souffrir. »
Corporatisme
Il y a trois mois, le service public lui déroulait le tapis rouge, sur France 24, dans l’émission Avec Judith. L’homme de confession musulmane profitait de cette tribune pour s’offusquer, en cette fin de ramadan, de « l’image négative qui est véhiculée à travers parfois les médias, à travers une certaine partie de l’opinion publique sur le danger que pourrait représenter [l’islam] ». « Un terroriste [islamiste], c’est pas un musulman, c’est un criminel. » Le magistrat de 45 ans invitait les téléspectateurs à changer leur regard sur la religion mahométane. « L’image et la place de l’islam en France » sont victimes, précisait Youssef Badr, de l’incompréhension et de la méconnaissance des Français, qui tenait ce jour-là à rappeler les « valeurs de paix et d’amour » de sa religion.
« Je conseille celles et ceux qui soutiennent Erik Tegnér de faire attention à ce qu’ils écrivent et de ne pas cautionner la chasse aux avocats et aux juges administratifs en charge du droit des étrangers, avertit, sur X, Patrick Martin-Genier, ancien magistrat à la Cour nationale du droit d’asile. Ils pourraient encourir la même peine que cet influenceur d’extrême droite. » Signe d'une décision de justice corporatiste ?
Face à la condamnation d’Erik Tegnér, les réactions se multiplient pour défendre le média Frontières et une liberté de la presse profondément menacée. Quant à la partialité manifeste du président du tribunal, elle trouble à nouveau gravement la confiance des Français envers l’institution judiciaire.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR


































102 commentaires
un exemple « chimiquement pur » de la politisation « rouge vif » de certains magistrats ! il y a abus de pouvoir caractérisé
en ce qui concerne les avocats ! mais alors, tous les barreaux qui publient, dans leurs annuaires, sur leurs sites internet, les noms et les coordonnées de ses avocats, commettent la même « faute » pénale ? Publier donc les noms des avocats qui défendent la liberté d’expression de la presse……
j’ai lu ce frontières : ce qui est dit est que ces avocats font du business avec l’argent des français puisque les clients qu’ils défendent ont recours à l’aide juridictionnel. Les avocats sont donc payés de leurs honoraires avec l’argent des contribuables. Qu’ils démontrent le contraire !
Quand c’est venir faire les beaux derrière un micro ! ils se « dénoncent » eux-mêmes….pour leur fameuse « notoriété » et pour faire….justement….du business…..
ce magistrat devrait être « remercié »…..comme tant d’autres…..
Si l’on en juge par ce jugement d’un juge rouge, on risque moins en violant des gamines de maternelle qu’en communiquant les noms de juges spécialisés en droit des.migrantscet qui, il est vrai, sont financés par l’argent public puisque ces migrants bénéficient de l’aide juridictionnelle puisqu’ils n’ont généralement pas de revenus. Elle est belle notre France …
Qu’une loi destinée à protéger de l’islamisme assassin puisse serve à museler la liberté des citoyens diffusant des informations relatives à l’abus des politiques et des finances publiques, voilà qui devrait tempérer nos députés à légiférer dans l’émotion… N’y avait il aucun article permettant d’inculper la jeune fille menteuse et sa famille ? J’apprend aussi que ce « juge » est porte parole du gardez des sceaux c’est à dire de Mr Darmanin. J’y vois la une forme de syndrome, celui de la bataille de Poitiers soit « Père gardez vous à droite (le discours « musclé »), père gardez vous à gauche (le juge en question). Mr Darmanin ignorerait-il que la dite bataille fait partie des plus cuisantes défaites françaises ?
Démonstration en toute liberté de jugement sur des points portant à controverse. Publication de noms d’avocats, défenseurs de clandestins et autres émigrés sans papiers. Publier ces noms ne set à rien, puisqu’ils sont référencer sur internet. Il aurai suffit de faire mention de la publication » Manuel complet de Droit des étrangers ».(2026). Erik Tegnér devrait y veiller, afin d’éviter d’être ciblé.
Ce pays qui s’appelait la France..
EriK Tegnér doit faire appel de ce jugement. La décision de ce magistrat est inique. Il est urgent de réagir dans l’isoloir l’an prochain.
1 0 0 % avec vous et Erik TEGNER !
Nous savons ce qu’il est est des juges, phagocytés par l’extrême gauche.
Il vaut mieux ne pas exprimer publiquement le fond de sa pensée. Ce serait catastrophique.
Je confirme.
DEPUIS _81 tous ces gauchistes se sont engouffres à tous les postes de l’état et médias pour imposer leurs idées et tout cela à force va très très mal finir
Circonstance aggravante : E. Tegnér intervient sur CNews
Je fais confiance à la justice de mon pays. La lobotomie continue et y en a qui peuvent tout se permettre.
Épouvantable
La seule chance pour sauver la FRANCE, si minime soit-elle, c’est que tous ceux qui l’aime s’unissent en 2027 ! Alors on pourra croire au miracle, mais jusqu’à preuve du contraire …!
Cet article met le doigt sur le fond du problème: désormais, un magistrat peut sans vergogne afficher son opinion politico-religieuse en public sans aucun risque de sanction, au moins morale, de la part de sa confrérie! Le devoir de réserve n’existe-t-il donc pas, en matière de Justice.
Voilà un juge qui trahit l’auteure Magali LAFOURCADE dans son ouvrage « La Justice en Procès », laquelle défend à grand cris l’indépendance et la neutralité des juges face au populisme, au nom de l’Etat de Droit…
Erik Tegnér jugé et condamné pour savoir publié une liste stigmatisante qui jetterait des noms d’avocats en pâture ? Alors que ces mêmes avocats se chargent eux même de se faire leur pub. Il suffit d’aller sur internet et de taper « droit des étrangers » et vous aurez une liste de ces avocats spécialisés avec leurs spécialités : « Demande de titre de séjour, recours contre OQTF (délai départ volontaire 30 jours) », ou encore « Comparutions immédiates, COPJ, procédures instruction, trafic de stupéfiants, proxénétisme, bande organisée ». Avec ces précisions : « Une équipe polyglotte à votre service. Les langues européennes et arabes suivantes sont parlées au cabinet : […] arabe dialectal, arabe littéraire (oriental) , kabyle, berbère ». Je ne vois pas en quoi la publication par un journal d’une réelle liste serait « Une liste accusatoire et stigmatisante » quand n’importe qui la trouve sur internet, rédigée par ces avocats eux mêmes. Une fois encore, la mauvaise foi et la partialité d’un juge donne une pierre image de la Justice.
Il paraît que l’ont ne doit pas commenter une décision de justice. D’ailleurs pourquoi le ferions nous ? Au travers de leur idéologie ou parfois de leurs convictions religieuses ils s’en chargent très bien eux même.
espérons que l’appel en tiendra compte. Mais bon… on peut rêver.
Ne faites pas semblant de ne pas comprendre… Quand une telle liste est accessible via internet, elle est consultée par les intéressés qui recherchent un défenseur : c’est donc une bonne action. Mais quand elle est publiée par Frontières, elle s’adresse à un lectorat de fâââchistes susceptibles de se défier desdits avocats : c’est donc, clairement, les exposer à un risque indirect d’atteinte à la personne ou aux biens !