Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’agenda de la présidente du Rassemblement national et candidate déclarée à l’élection présidentielle de 2022 est rempli de rebondissements. Ce 16 juin, s’est rendue à afin d’y tenir une conférence de presse. Pour rappel, le quartier des Grésilles, l’un des endroits chauds de la capitale de la moutarde, a été pendant trois jours le théâtre d’affrontements entre gangs tchétchènes et maghrébins. Durant cet épisode, provocations et échauffourées impliquant des voyous armés (pour certains) de fusils d’assaut ont terrorisé la population.

Un épisode qu’a déploré le maire de Dijon François Rebsamen et qui aura été l’occasion d’une sortie de son adjoint Hamid El Assouni qui a noté que les émeutiers armés « ont garanti la sécurité des habitants ».

C’est donc dans ce contexte que Marine Le Pen a décidé de se déplacer. Une décision qui lui a attiré les foudres de Rebsamen, visiblement plus sévère vis-à-vis de la présidente du RN qu’envers les émeutiers.

Las. Plusieurs dizaines de manifestants se sont attaqués très violemment au véhicule de Marine Le Pen. « Ils étaient quatre », raconte un membre de l’entourage de Marine Le Pen présent dans le véhicule. « Ils ont attaqué les portières et la carrosserie à coups de pied et ont jeté des pétards agricoles contre la voiture. »

Une scène extrêmement violente filmée par un journaliste de CNews qui aura provoqué l’ire des fidèles du RN mais, étonnamment, peu de réactions de la part des adversaires politiques du RN qui ont été, pour la plupart, unanimes pour dénoncer une « récupération politique ». Pour la plupart des observateurs, ce déplacement actait le début de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Une assertion balayée par un proche qui rétorque : « Cela fait déjà plusieurs mois que Marine Le Pen est en campagne. »

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