Manifestations contre le racisme, violences inouïes sur fond de communautarisme à (des membres de la communauté tchétchène sont venus venger l’un des leurs, agressé la semaine dernière par des dealers), allocution du président de la République : Marine Le Pen réagit au micro de Boulevard Voltaire sur ces différents événements. « La République en miettes », selon la présidente du Rassemblement national.

Emmanuel Macron s’est exprimé, hier soir, devant la nation. Il a notamment rappelé la qualité une et indivisible de la République. Qu’avez-vous pensé du discours du président de la République ?

Il rappelle le caractère un et indivisible tout en ayant incité lui et ses ministres, pendant des mois et peut-être même des années, à cette communautarisation et à cette racialisation de la société. Cela perd de sa puissance… Ce matin, j’ai eu l’occasion de rappeler les propos qu’il avait tenus sur le fait qu’on ne peut pas confier à deux mâles blancs la rédaction d’un rapport sur la banlieue. Quand un président de la République utilise ce type d’argument, vous imaginez bien que c’est une incitation absolument incroyable à la racialisation de notre société. C’est totalement antirépublicain.

Ce discours intervient dans un contexte de fortes tensions racialistes. Selon vous, est-ce une importation des conflits sociaux américains ou est-ce autre chose ?

Le fait américain est une excuse. C’est un vaste processus, une opération de grande ampleur qui a lieu contre l’État et la République, contre la laïcité et contre l’universalisme français. Nous avons eu beaucoup d’éléments pour se rendre compte de ce mouvement politique. Il serait, d’ailleurs, intéressant de savoir par qui il est financé.
Nick Conrad, qui appelait à tuer les bébés blancs et à pendre leurs parents, a eu une amende de 5.000 euros avec sursis par le parquet dépendant du ministre de la Justice. Il y a la censure à l’université. On compte les Noirs à la cérémonie des César. On interdit la représentation des Suppliantes. On laisse cette espèce de Ligue de défense noire dirigée par un repris de justice menacer et intimider. On pille les musées.
Ces faits étaient une construction d’une opération de grande ampleur de fragmentation de notre pays, avec la complaisance si ce n’est la complicité du gouvernement.

La République une et indivisible a-t-elle encore de l’avenir devant elle ?

La République une et indivisible a un grand avenir avec Marine Le Pen à la tête du pays.
Sinon, elle n’en a aucun, soyons clairs. Le discours du Président a été la plus grande victoire pour le clan Traoré. Ce qu’il ressort de son discours, c’est la vision ethnique des inégalités et non pas sociale, alors que c’est évidemment les inégalités sociales qui sont prégnantes et qu’il faut combattre. C’est la discrimination positive. C’est le testing dans les grandes entreprises. Ce sont des mesures humiliantes et stigmatisantes que la formation obligatoire lutte contre la discrimination pour les agents immobiliers, au risque de perdre leur licence. Nous sommes au début de la longue litanie des mesures qui vont être prises par le gouvernement dans ce domaine.

Emmanuel Macron aurait évoqué une possible démission. Serait-ce une solution ?

Je n’y crois absolument pas. Cet homme est beaucoup trop narcissique. Il nous l’a encore démontré, hier soir, dans l’épouvantable gestion de la crise du Covid-19. Heureusement qu’il se lance des fleurs, parce que peu de monde lui en lance.

Que pensez-vous des règlements de comptes qui se sont déroulés à Dijon, hier soir, entre les clans tchétchènes et les clans noirs africains ?

Notre pays est en roue libre et part en vrille du fait de ce gouvernement. Ce qui me fait dire que ce n’est plus La République en marche mais La République en miettes.

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