Langage obscène et récits militants : ces livres imposés aux élèves
C’était il y a près de 40 ans, dans la banlieue de Lyon. Un professeur de français demandait à ses élèves de sixième de lire Le Gone du Chaâba, d’Azouz Begag. À l’époque, des parents, choqués par le langage très cru de l’auteur et le caractère sexuel de certains passages, dénonçaient auprès de la direction l’utilisation de cet ouvrage en cours. Les syndicats s’indignaient et s’émouvaient des risques de « censure », ne comprenant pas le problème d’exposer de si jeunes enfants à un tel langage. Trente-huit ans plus tard, ce roman qui relate l’histoire d’un jeune Algérien dans un bidonville près de Lyon continue de produire les mêmes effets. Sur ses réseaux sociaux, l’association SOS Éducation relaie ainsi le malaise d’une collégienne de 12 ans, contrainte en 2026 par son professeur de français de lire ce livre. Extraits du roman à l’appui - « Et si on s'enc*lait comme des grands ? », « On s'enc*le et c'est tout », « Content d'avoir lui aussi enc*lé, Hacène remonte son pantalon »… - SOS Éducation interpelle le ministère de l’Éducation nationale. « Ceci n'est pas une fiction. Ceci est la réalité en France, dans l'Éducation nationale, en 2026. […] Édouard Geffray [ministre de l’Éducation nationale, NDLR], qu’allez-vous dire là-dessus », questionne l’association ?
🧒Imaginez votre fille de 12 ans.
Maintenant imaginez qu'au collège, on lui impose une lecture à la maison.🚨Ce livre imposé, c'est "Le Gone du Chaâba" d'Azouz Begag.
🚨Ce livre imposé l'a été par le professeur de français en vue d'une évaluation, sans autre choix possible.… pic.twitter.com/iFDa6ZJw0h
— SOS Éducation (@soseducation) May 28, 2026
« Ils le font pour passer un message »
Le cas de cette collégienne de 12 ans, choquée par une telle lecture, n’est sans nul doute pas isolé. En effet, il apparaît que plusieurs académies, en France, recommandent la lecture de ce roman en classe. À les lire, un tel livre permettrait d’aborder les thématiques d’immigration, de racisme ou du « lien avec autrui ». Séverine Duminy, coordinatrice nationale du collectif Parents vigilants, remarque par ailleurs que certains établissements proposent cet ouvrage en libre accès dans leur CDI [centre de documentation et d'information, NDLR]. Des élèves peuvent donc tomber dessus par inadvertance…
Les exemples sont malheureusement nombreux. Ainsi, il y a deux ans, dans un lycée d’Annecy, de jeunes lycéens ont du lire En finir avec Eddy Bellegueule, d’Édouard Louis, un livre qui relate notamment en termes très crus l’homosexualité de l’auteur. Alertés par des parents choqué par « les nombreux passages pornographiques mettant en scène des enfants », le collectif Parents vigilants a une nouvelle fois rendu publique l’affaire pour avertir d’éventuels autres parents et dénoncer cet enseignement. « Alors que notre pays regorge de chefs-d’œuvre littéraires, de nombreux enseignants, sous couvert de liberté pédagogique, diffusent des contenus militants et inadaptés aux élèves », s’indignait alors l’association.
« Les enseignants qui plébiscitent ces œuvres le font pour des considérations sociales (immigration, LGBT). Ils le font pour passer un message. L’exigence académique est délaissée. Quant au respect de la maturité psychoaffective des jeunes, ils n’en ont que faire », explique, sur son compte X, Séverine Duminy.
Un livre d’Assa Traoré en classe ?
En octobre 2025, en Vendée, c’est l’auteur du livre imposé à des collégiens qui a, cette fois-ci, choqué de nombreux parents. Le professeur de français a demandé aux élèves de se procurer deux livres : L’Événement, d’Annie Ernaux (un livre sur l’avortement), et… Lettre à Adama, d’Assa Traoré. Un choix problématique, pour Parents vigilants, qui, dans les colonnes du Figaro, s’indigne : « Le point de vue défendu, c’est que la mort d’Adama Traoré constitue un crime raciste, alors que cela n’a pas été prouvé. » Suite au signalement du collectif, le « professeur de français d’un collège de Vendée a dû renoncer à faire lire le livre d’Assa Traoré à ses élèves. L’enseignante devra se contenter d’étudier quelques extraits en classe, en mettant en évidence une critique de l’ouvrage. » Une victoire malgré tout assez rare… Bien souvent, avec le soutien des syndicats et du rectorat, et au nom de la « liberté pédagogique », le professeur obtient gain de cause.
Et à ces livres polémiques, choisis par certains enseignants, il faut ajouter les manuels et albums sur le thème de la sexualité, utilisés par d’autres, parfois avec la bénédiction de l’Éducation nationale.
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41 commentaires
Il est certain que sans ces profs militants aucun de ces PQ ne se vendraient car en plus les parents doivent les acheter…
Que le Ministre de l’Education Nationale sanctionne sévèrement ces individus en les expulsant définitivement de l’EDUCATION NATIONALE.
La liberté pédagogique, c’est celle des militants d’extrême-gauche de farcir les cerveaux de nos enfants !
Et les associations de parents d’élèves elles sont où ? Tient j’ai une autre question j’ai souvenir d’une association qui s’appelait la PEEP dont j’ai été adhérant et élu plutôt classée à droite à la différence de la FCPE qui est toujours présente je crois et elle a tendance de gauche que font elles sur ces sujets ? On ne les entend pas.
« Et les associations de parents d’élèves elles sont où ? » Il est de notoriété publique que les associations de parents d’élèves sont entièrement noyautées par les enseignants.
On se sert maintenant des enfants pour diffuser la perversité. Tout est sali. Qui autorise cela?…STOP!
Quand on compare avec la télévision, on es vraiment dans le deux poids deux mesures. Bon nombre de films ou de téléfilms portent des mentions de mise en garde, que, parfois, je trouve excessive. Dans l’éducation, rien! Quel est le rôle réel des inspections académiques et des directeurs (quel que soit leur appellation) d’établissements? Face à de telles dérives, est-il possible de porter plainte pour incitation à la débauche? ou autre…
Ce n’est pas nouveau, il y a plus de 60 ans on nous faisait lire les livres sur la guerre d’Algérie et la torture écrits par des fells, sous couvert d’une certaine « culture » il s’agir d’endoctrinement et dans l’enseignement ont trouve cela à tous les niveaux. Aujourd’hui je ne sais même pas si les profs ont eux la culture suffisante pour conseiller leurs élèves avec l’expérience que j’ai eue des lycées techniques je me pose la question.
Il ne faut laisser aucune « liberté » aux enseignants, ils appliquent un seul programme avec des livres choisis en accord avec les syndicats de parents d’élèves, de même limitons à un de nombre de sorties scolaires, comme avant que la chienlit ne s’installe à l’école. Montée des couleurs, blouses grises pour tous, enseignants compris, tutoiement interdit.
On revient aux basiques des hussards de la république.
Comment qualifier ça ? ça dépasse l’entendement mais cela explique en grande partie pourquoi la France est dans un tel état. Si on comprend bien, l’auteur de ce livre ne fait pas partie de notre monde ou plutôt de notre civilisation.
et ces enseignants qui imposent ce genre de lecture ne valent pas grand’chose. Le Ministre de l’Education devrait imposer un contrôle rigoureux avant de recruter les enseignants.
Dans un commentaire précédent, je déplorais que les fonctionnaires n’étaient pas plus sélectionnés par l’Etat, en particulier les plus gauchistes. Quand on embauche du personnel proche du niveau zéro culturel; il ne faut pas s’attendre à un miracle de savoir.
Le problème de toujours (et c’était déjà vrai de mon temps), c’est : 1. L’emploi à vie de ces fonctionnaires, quel que puisse être leur comportement dans le cadre de leur métier ; 2. Conséquence du point précédent, leur évolution professionnelle « à l’ancienneté » et non au mérite. Conclusion : Les personnes vraiment bien diplômées et compétentes vont dans le privé (enseignement ou autre), car elles seront mieux payées et valorisées. Devinez qui reste pour le système public……
Décidément la bêtise ne connaît aucune limite. Il t a encore peu de temps on clamait que le bon sens était la chose au monde la mieux partagée, mais c’était avant que de prétendus progressistes s’emparent du sujet.
Mais ce n’est pas de la bêtise ! C’est de la propagande open bar…
Une honte qui amène certaines familles à retirer leurs enfants de l’école pour un enseignement à domicile. Bien sûr, on leur demande leur niveau d’instruction. On les pousse cependant à se détourner de l’école en employant souvent des moyens pour arriver à leur fin comme un certificat médical par exemple. L’école est malade, elle-même, alors comment lui faire confiance ? Cela devient de plus en plus problématique.
Les profs de droite n’ont qu’a proposer à la lecture le livre de J. Bardella ?
Ce n est pas une histoire de droite et de gauche. Mon petit fils a été confronté à ce genre de problème. Il y avait un passage dans le livre choisi par le prof qui l a rendu mal à l aise. Dans le questionnaire du prof sur le contenu du livre « avez vous aimez ce livre » il a eu la franchise de lui dire et pas d echo….
En France tout est pourri.
Normal puisque l’on est « MABOULE »…
Et après on s’étonne de voir les enfants perturbés (c’est peu dire ).