Langage obscène et récits militants : ces livres imposés aux élèves

« Alors que notre pays regorge de chefs-d’œuvre, de nombreux enseignants diffusent des contenus inadaptés aux élèves »
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C’était il y a près de 40 ans, dans la banlieue de Lyon. Un professeur de français demandait à ses élèves de sixième de lire Le Gone du Chaâba, d’Azouz Begag. À l’époque, des parents, choqués par le langage très cru de l’auteur et le caractère sexuel de certains passages, dénonçaient auprès de la direction l’utilisation de cet ouvrage en cours. Les syndicats s’indignaient et s’émouvaient des risques de « censure », ne comprenant pas le problème d’exposer de si jeunes enfants à un tel langage. Trente-huit ans plus tard, ce roman qui relate l’histoire d’un jeune Algérien dans un bidonville près de Lyon continue de produire les mêmes effets. Sur ses réseaux sociaux, l’association SOS Éducation relaie ainsi le malaise d’une collégienne de 12 ans, contrainte en 2026 par son professeur de français de lire ce livre. Extraits du roman à l’appui - « Et si on s'enc*lait comme des grands ? », « On s'enc*le et c'est tout », « Content d'avoir lui aussi enc*lé, Hacène remonte son pantalon »… - SOS Éducation interpelle le ministère de l’Éducation nationale. « Ceci n'est pas une fiction. Ceci est la réalité en France, dans l'Éducation nationale, en 2026. […] Édouard Geffray [ministre de l’Éducation nationale, NDLR], qu’allez-vous dire là-dessus », questionne l’association ?

« Ils le font pour passer un message »

Le cas de cette collégienne de 12 ans, choquée par une telle lecture, n’est sans nul doute pas isolé. En effet, il apparaît que plusieurs académies, en France, recommandent la lecture de ce roman en classe. À les lire, un tel livre permettrait d’aborder les thématiques d’immigration, de racisme ou du « lien avec autrui ». Séverine Duminy, coordinatrice nationale du collectif Parents vigilants, remarque par ailleurs que certains établissements proposent cet ouvrage en libre accès dans leur CDI [centre de documentation et d'information, NDLR]. Des élèves peuvent donc tomber dessus par inadvertance…

Les exemples sont malheureusement nombreux. Ainsi, il y a deux ans, dans un lycée d’Annecy, de jeunes lycéens ont du lire En finir avec Eddy Bellegueule, d’Édouard Louis, un livre qui relate notamment en termes très crus l’homosexualité de l’auteur. Alertés par des parents choqué par « les nombreux passages pornographiques mettant en scène des enfants », le collectif Parents vigilants a une nouvelle fois rendu publique l’affaire pour avertir d’éventuels autres parents et dénoncer cet enseignement. « Alors que notre pays regorge de chefs-d’œuvre littéraires, de nombreux enseignants, sous couvert de liberté pédagogique, diffusent des contenus militants et inadaptés aux élèves », s’indignait alors l’association.

« Les enseignants qui plébiscitent ces œuvres le font pour des considérations sociales (immigration, LGBT). Ils le font pour passer un message. L’exigence académique est délaissée. Quant au respect de la maturité psychoaffective des jeunes, ils n’en ont que faire », explique, sur son compte X, Séverine Duminy.

Un livre d’Assa Traoré en classe ?

En octobre 2025, en Vendée, c’est l’auteur du livre imposé à des collégiens qui a, cette fois-ci, choqué de nombreux parents. Le professeur de français a demandé aux élèves de se procurer deux livres : L’Événement, d’Annie Ernaux (un livre sur l’avortement), et… Lettre à Adama, d’Assa Traoré. Un choix problématique, pour Parents vigilants, qui, dans les colonnes du Figaro, s’indigne : « Le point de vue défendu, c’est que la mort d’Adama Traoré constitue un crime raciste, alors que cela n’a pas été prouvé. » Suite au signalement du collectif, le « professeur de français d’un collège de Vendée a dû renoncer à faire lire le livre d’Assa Traoré à ses élèves. L’enseignante devra se contenter d’étudier quelques extraits en classe, en mettant en évidence une critique de l’ouvrage. » Une victoire malgré tout assez rare… Bien souvent, avec le soutien des syndicats et du rectorat, et au nom de la « liberté pédagogique », le professeur obtient gain de cause.

Et à ces livres polémiques, choisis par certains enseignants, il faut ajouter les manuels et albums sur le thème de la sexualité, utilisés par d’autres, parfois avec la bénédiction de l’Éducation nationale.

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Clémence de Longraye
Journaliste à BV

Vos commentaires

41 commentaires

  1. Personnellement je n’ai pas lu « Le gone du chaâba » et je ne savais donc pas que le mot « enc*lé » y figurait trois fois… Et je suis d’accord, ce n’est pas bien ! En revanche j’ai vu le film qui est très réussi et qu’on peut considérer comme un document majeur pour aider à comprendre ce qu’est la culture des Algériens du peuple en France. Et croyez-moi c’est très intéressant et ce n’est pas flatteur… En particulier quand on comprend qu’un voisin séquestre sa fille de puis es années et qu’on devine qu’il lui fait subir des agressions sexuelles : un film à voir !

  2. Nous ne sommes plus en démocratie. Quand des minorités imposent leur loi à la majorité, ce n’est plus une démocratie. Et sur ce sujet, ne pas oublier que c’est le milliardaire Rockfeller qui a financé, depuis 60ans, l’émancipation de la femme, principalement pour qu’elles travaillent et ne puissent plus s’occuper de l’éducation de leurs enfants, et, ainsi, confier ceux-ci, dès 3 ans, à l’Education Nationale. Cette « émancipation de la femme » n’avait d’autre but que l’enlèvement des enfants à leur famille pour pouvoir leur injecter toute propagande idéologique.

    •  » La démocratie ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité.  »
      Albert Camus.

      • A condition que cette minorité ne cherche pas à imposer ses fantasmes. Une minorité doit être tolérée. Mais ne pas être institutionnalisée

  3. Si j’avais encore des enfants en âge scolaire, je ferais tout pour leur éviter l’école publique, voire même l’école sous contrat.

  4. Je n’ ai pas lu ce livre. Bien que d’ un âge avancé, lorsque j’ avais 12 ans, je ressentais bel et bien l’ attirance pour de jolies filles de mon âge. L’ envie de câlin, caresses et autres bisous me taraudaient secrètement. Je savais aussi « qu’on pouvait faire des bébés » mais bien incapable de dire comment, la pratique m’ étant largement inconnue, bien sûr. Alors parler de sodomie en terme cru? Je suis bien étonné car si l’on a forcément conscience de son anus ( toujours à cette âge-là!), c’ est uniquement pour sa fonction purement d’ émonctoire ! Et non de région érotisée ! Cela suppose 2 choses: soit l’ enseignant se complait de façon perverse à – éventuellement – avoir à affronter des attitudes gênées de la part de sa classe ou bien devoir répondre ( éduquer?) à des questions précises pour les plus courageux des élèves. Pour ce qui est des « considérations sociales », il faut savoir que l’ homosexualité est interdite ( haram) voire sévèrement punie dans l’ Islam ! Qu’il faut préciser aussi la loi. Si cette pratique est « non consentie », s’ apparente à un viol. Que la pratique sexuelle ( quelle qu’elle soit) est punie s’il s’agit de Majeurs envers des Mineurs ( je rappelle ne pas connaitre ce livre)Et dire qu’on reproche des « caricatures » à certains professeurs qui tentent d’ expliquer la laïcité… ce monde va à sa pure perte.

  5. D’accord avec vous Boxer ! C’est catastrophique. Chaque jour un peu plus ils oeuvrent à la destruction de la France, culture, éducation, économie, sécurité. Il est urgent de remettre de l’ordre.

  6. Un lien évident entre l’obligation de lire de tels textes. ,Evrars et le recrutement de pedo criminels pour les maternelles..idéologie post soixante-huitarde immonde .

  7. La déculpabilisation dès l’école = Fabrique des violeurs.Nous sommes dirigés par des « malades de la cafetière »

  8. Que vient donc faire l’éducation sexuelle à l’école, surtout à des enfants de 12 ans ? Ces gauchistes veulent t’ils transmettre leurs frustrations ?

  9. La priorité de tous les systèmes totalitaires est de conditionner, pour ne pas dire dresser la jeunesse avec l’éducation étatique ; communisme ,fascisme , nazisme, dans le passé , et de nos jours , multiculturalisme , vivre ensemble , islamo-gauchisme.

  10. Je reste persuadée que ces jeunes ne connaissent pas Pagnol, Giono, Alain Fournier, la comtesse de Ségur, Maupassant, Chateaubriand …Quelle tristesse…

  11. Les chères petites têtes blondes ! Belle photo , elle a été prise ou ? elle date de quand ? le monde tel que je voudrais qu’il soit et qu’il n’est plus !

  12. On voit bien la mentalité de certains profs qui ont bien intégré le discours ambiant : détruire la France. Bientôt ils vont projeter des films porno pédagogiques et hurleront à la censure si on leur fait la remarque. Dommage pour les profs en général d’avoir des brebis galeuses dans leurs rangs, car ces dernières détruisent la confiance qu’on peut avoir dans l’école.

  13. La gauche, en grande partie est à l’œuvre depuis 40 ans pour détruire et faire « table rase » du passé ( c’est dans la chanson l’internationale ) et elle s’est attaquée avec l’aide des centristes de droite comme de gauche pour saper tous les fondements de notre société avec le « jouir sans entrave », l’immigration massive,les droits de l’homme,mais surtout les droits des malfaisants, le féminisme extrémiste complètement hors-sol, la destruction de notre économie, de notre instruction nationale devenue éducation, la perversité enseignée dans les établissements scolaires sous-couvert d’information . Rien ne fonctionne désormais et tout se désagrège de jour en jour même d’heure en heure. Tout cela est l’aboutissement d’un sombre dessein dont la cerise sur le gâteau est le transfert du pouvoir national à l’Union européenne. Merci Sarkozy et tous les députés et ministres de l’époque ainsi que tous les électeurs ayant fait pencher la balance du côté obscur bien que nombre de ces politiques sont semblables de nos jours. Bravo les traîtres, bravo,si,si.

    • Excellent commentaire … Sarkosy a effectivement accentué le fracas de l’UE sur les pays « membres » avec son pote Barnier et la mise en place du « Traité de Lisbonne » …
      Ce cancer « UE » a généré des métastases de plus en plus nombreuses depuis mitterrand … Et la phase finale semble bien être « en marche » depuis mai 2017 ! …
      Que feront les prétendus « souverainistes » voulant redonner à la FRANCE sa place : une nation et un peuple digne ET en même temps respectueux de son passé multi millénaire ? …
      la seule fondation de ce renouveau est obligatoirement quitter la dictature « UE » ! …
      Et le « reste » suivra ! …

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