Que retiendra-t-on de l’année 2023 ? La crise des migrants à Lampedusa, symbole d’une Europe envahie ? L’attaque du bal de Crépol et le racisme anti-Blanc révélé par le meurtre de Thomas ? L’explosion de l’antisémitisme islamique, suite au pogrom commis par le Hamas en Israël ? Non. Pour France Inter, le phénomène de l’année, c’est la menace de « l’ultra-droite ».

Dans un de ses éditoriaux, Yaël Goosz, chef du service politique de France Inter, tire la sonnette d’alarme. La menace plane sur la République et un événement le démontre : l’agression du maire de Péage-en-Roussillon André Mondange. C’est « le symbole d’une année 2023 horribilis ! », tonne le journaliste. Un coup de poing donné à un élu communiste, dans un bar, par deux jeunes gens éméchés, voilà donc l’affaire de l’année.

« En deux ans, le nombre de plaintes pour violences sur élus a explosé […]. Ce sont des actes qui se répètent mais qui ne doivent jamais être banalisés, explique doctement M. Goosz. Du déjà-vu qui ne doit jamais finir à la rubrique faits divers ». Certes, mais dans ce cas, pourquoi France Inter s’entête-t-elle à ranger dans cette rubrique d’autres violences qui se répètent, comme les agressions quotidiennes d’autochtones européens par des jeunes issus de la diversité ? L’analyse politique d’exactions n’est-elle permise que lorsque ces dernières sont commises par l’ultra-méga-giga-droite ?

« L’ultra-droite » a bon dos

Mais de quelles exactions est-il vraiment question, ici ? Pour illustrer l’hyper violence nationaliste qui s’abattrait sur nos élus, l’éditorialiste de la maison ronde cite comme exemples l’incendie criminel qui a endommagé le domicile du maire de Saint-Brevin-les-Pins en mars 2023 et le récent passage à tabac d’Oriane Filhol, adjointe au maire de Saint-Denis. Dans la première affaire, deux hommes considérés comme « proches de l'ultra-droite » ont été interpellés et rapidement remis en liberté. L'enquête est en cours. Quant à la seconde agression, si l’on en croit la victime, elle a été commise en plein 9-3, par des jeunes à capuche. Autant dire que les militants d’extrême droite ne figurent pas, pour l'instant, en tête de liste des suspects.

L’année 2023 a en effet été marquée par un nombre record de violences commises contre les élus. On pense notamment à la spectaculaire attaque à la voiture-bélier du domicile de Vincent Jeanbrun, maire de L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), durant les émeutes de juillet. Mais le profil des malfaiteurs ne doit pas convenir : cette tentative de meurtre n'entre pas dans les cases idéologiques de France Inter.

La gauche médiatique en pleine crise de paranoïa

Yaël Goosz voit des militants de « l’ultra-droite » partout. Selon lui, la normalisation de Marine Le Pen aurait permis à d’inquiétants groupuscules d’occuper « le créneau extrémiste ». Ce serait notamment le cas sur les chaînes info, où les plateaux pencheraient dangereusement à l’extrême droite. « BFM n’a plus de scrupule : sur ses plateaux, on croise désormais Thaïs d’Escufon, ex-porte-parole de Génération identitaire, organisation pourtant dissoute ! Ou Juliette Briens, très connue des auditeurs de Radio Courtoisie. » Diantre ! Thaïs d’Escufon et Juliette Briens ? « L'horreur, quasiment le nazisme », selon la célèbre expression d'Éric Zemmour alors journaliste. BFM reçoit également sur ses plateaux des personnalités de l’autre bord, comme la militante décoloniale Rokhaya Diallo ou le très woke Pablo Pillaud-Vivien, mais ces invités-là ne choquent pas Yaël Goosz.

Il faut dire que l’ultra-gauche règne tellement en maîtresse à France Inter que l’éditorialiste maison a fini par s’y habituer. À force de recevoir sur son antenne des Caroline De Haas, des Françoise Vergès et autres Geoffroy de Lagasnerie, Yaël Goosz a pris cette petite frange radicalisée pour la nouvelle norme intellectuelle. Tout ce qui n'est pas d’extrême gauche lui semble scandaleux et tout ce qui est à droite lui parait « ultra » dangereux. La célèbre objectivité du service public, financée par tous les Français.

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02 janvier 2024 à 15:30

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29 commentaires

  1. Mais comment proférer de telles âneries quand on est à la tête du service politique d’un journal ? M. Gooze fait honte à ce métier et comme beaucoup de ses confrères n’entend que cette partialité politiquement faite pour plaire à un pouvoir générateur de subventions .
    M. Gooze devrait assurément reprendre , voire prendre, quelques cours de latins et de grecs afin de rassembler les éléments épars d’une culture bien maigre .
    Peut être que la simple maîtrise du sens des mots Extrêmes et Ultra lui permettrait elle de ne pas tomber dans les effluents du fleuve de la partialité .
    M. Gooze , voulez vous définir les mots : viols , vols , agressions , refus d’obtempérer , terrorisme et islamisme et revenir vers un auditoire adulte qui sait faire la différence entre un jeune crétin et un être abject .

  2. Ce brave Goose est vraiment l’oie blanche de la gauche hors sol. Comment peut accepter que nos impôts servent à alimenter cette pègre malfaisante ne représentant en fait que quelque pour cent des Contribuables ?

  3. Ils commencent à être grotesques avec leurs extrème puis ultra-droite ! La  » droite » n’existe pas ! conservateurs vs travaillistes..

  4. Face à ces organismes, il y a une porte ouverte à une certaine forme de dictature, pour au moins 6 mois.

  5. Cette gauche médiatique sent sa mort professionnelle arriver à grands pas, aussi cette pauvre petite chérie se défend comme elle peu , elle a pourtant de très très très gros moyens alimentés avec nos impôts , mais rien n’y fait , quand on est mauvais dans cette profession on reste mauvais pour la vie .
    Au fait , y a-t-il encore beaucoup de gens qui écoutent France Inter ?

  6. Revenons à l’éthymologie : la Droite, c’est bien, la droiture ou être adroit c’est bien; la Gauche, c’est pas bien, être gauche, c’est être maladroit et tordu. C’est ce que dit le bon sens populaire et il faut le répéter à l’envi le plus souvent possible pour mettre en place la contre-propagande (au fait que pense l’Arcom de la « neutralité » de FranceInter ?)

  7. Agression d’élus: coups de poing contre kalashnikovs et menace de décapitation …. cherchez l’erreur.

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