Editoriaux - Politique - Société - 22 octobre 2019

La liberté, c’est aussi le devoir de ne pas cautionner n’importe quoi !

Qui dit n’importe quoi ?
Le maire LR de Saint-Étienne, Gaël Perdriau qui, en décembre 2015, juste après les attentats du Bataclan, lors d’un conseil municipal qui marqua les annales, mettait sur le même pied le terrorisme islamisme et « le terrorisme jambon-beurre-beaujolais » car, pour lui, « c’est le même ».

Qui cautionne ce qui ne doit pas l’être ?
L’auditeur d’une radio qui intervient en direct pour cautionner le principe du parti politique religieux, à savoir musulman, car il faut savoir être tolérant et permettre à chacun de s’exprimer, etc.

Ces exemples précis, et malheureusement de plus en plus nombreux, montrent le manque de discernement, d’objectivité, de réalisme, d’esprit laïc, de bon sens plus simplement, d’une catégorie de personnes, certaines ayant des fonctions importantes, mais qui s’autorisent à saper les fondements de notre démocratie et les principes fondamentaux inscrits sur le fronton des mairies de France.

Ce maire a tenu des propos scandaleux car il a mis sur le même pied les attentats du Bataclan et ses 129 victimes avec l’esprit du terroir qui nous est cher, comme l’image du Français qui se régale d’un bon sandwich jambon-beurre avec un petit rosé « de derrière les fagots » : sandwich croustillant si bien sanctifié par notre bon Jean-Pierre Coffe, attaché à notre fameuse cochonnaille, faite chez de bons artisans-bouchers (dont certains idiots cassent les vitrines par idéologie).

Son parti aurait été bien éclairé à l’époque de lui retirer sa carte car il a fait honte à toutes les victimes et familles des attentats. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. Avec son nouveau chef peut-être… Or ce maire vient tout au contraire d’annoncer (il y a trois jours) qu’il briguerait un second mandat pour diriger cette ville lors des municipales de mars prochain“.Il bénéficie de l’appui des appareils de la droite et du centre“…

En ce qui concerne cet auditeur qui cautionne le fait qu’un parti religieux puisse se présenter aux élections : il a sans doute peu réfléchi, trop assujetti aux idéologies de tolérance.

Comment les européennes ont pu autoriser une telle forme de présentation ? La religion n’a sa place ni en politique ni à l’école (donc aux sorties scolaires qui en sont un élément). On m’opposera le Parti chrétien-démocrate ; je répondrai qu’il s’adresse à tous, a sa place dans une France judéo-chrétienne, et qu’il ne fait aucune proposition religieuse : il ne défend pas les intérêts d’une communauté mais la collectivité entière.

La liberté de parole, c’est aussi savoir se taire quand on n’a rien à dire, comme le disait Coluche, pire lorsqu’on dit ou cautionne des pensées ou des actes contraires aux valeurs de la France dont parlait si bien le ministre de l’Éducation nationale, mais qu’il n’ose pas mettre en musique.

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