La prise de contrôle rapide de l’ par les talibans a alimenté les inquiétudes au sein de l’ quant à une répétition de la crise des réfugiés de 2015, lorsque près d’un million de personnes fuyant la guerre en Syrie ont débarqué avec des millions d’autres n’ayant fui ni la guerre ni la famine. C’est dans ce contexte que la Grèce vient d’ériger une clôture métallique de 40 kilomètres à ses frontières avec la Turquie et d’installer un nouveau système de surveillance en prévision d’un afflux de réfugiés afghans qui devraient tenter de rejoindre l’Europe dans les prochains mois.

Voici la situation dans laquelle nous plonge ce rêve de monde sans frontières, sans races, sans conflits, tel qu’imposé par les idéologues progressistes qui souhaitent faire de notre planète un gigantesque marché de travailleurs mis en concurrence et de consommateurs impulsifs. Dans la réalité, les identités des peuples millénaires ne s’effacent pas à coups de directives européennes ni de programmes inclusifs. Selon une étude de l’Institut des migrations internationales, le monde compte aujourd’hui entre 500 et 700 millions de candidats potentiels à la migration. Autant dire que la source est intarissable et que l’Europe vieillissante perdrait son âme à accueillir toujours plus de migrants. Que serait l’Europe sans les Européens ? Un territoire de souvenirs, muséifié, habité par des Barbares, au sens hellénique du terme, survivant dans l’ombre de leur grandeur civilisationnelle, s’enfonçant dans les conflits interethniques, le marasme économique et la servilité technologique.

Certains pays ont bien compris que l’on ne peut assimiler des fragments de peuples s’imposant avec violence dans la cité sans y avoir été invités. La Grèce en fait partie. Et pour cause : elle doit défendre des frontières communes avec son ennemi historique turc, d’autant plus menaçant qu’il devient un véritable centre d’aiguillage des migrations internationales vers les pays de l’Union européenne. La Turquie accueille environ 4 millions de migrants et menace régulièrement de rouvrir la route des migrants en provenance du Moyen-Orient. Alors que la Grèce se protège physiquement d’un nouvel afflux de migrants, quelle sera l’attitude de la France malgré les déclarations audacieuses du Président Macron appelant à « anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants » ? Sans mesures rapides et concrètes contre la menace migratoire, la situation sera rapidement hors de contrôle.

23 août 2021

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