En cette fin d’année 2019, un bilan s’impose. S’il y a un mouvement qui a dominé l’Histoire récente un peu partout dans le monde, ce n’est pas le « progressisme » ni la mondialisation chers au Président français, mais au contraire le réveil des nations, incarné par des hommes forts à la fois conservateurs et populistes, qui placent au premier rang de leurs devoirs la défense de l’identité et de la souveraineté des peuples qui les ont mis à leur tête.

Poutine a amorcé le redressement de la Russie qu’il poursuit inlassablement malgré les nombreux obstacles que les Occidentaux lui opposent. Chacun lui reconnaît une présence d’une rare efficacité sur la scène internationale. Puis, Trump a été la grande surprise américaine. La gauche mondaine, « libérale » au sens américain du terme, dont M. Macron est le représentant chez nous, avec ce mélange de social-démocratie, de goût pour la décadence des mœurs et d’effacement des identités et des frontières, n’a jamais pardonné au président des États-Unis sa victoire, et moins encore les succès incontestables de sa politique qui ont amené le pays à un taux de chômage historiquement bas. Les démocrates, fous de rage, ont dès son élection entrepris une stratégie de destitution fondée sur la Russie d’abord, puis sur l’Ukraine, qui privilégie les intérêts du parti et dessert l’image du pays. Ils risquent bien de faciliter une réélection aujourd’hui possible alors que nos médias n’ont cessé de présenter Trump comme une anomalie que l’Histoire allait balayer.

En Inde, le Premier ministre Modi entame un second mandat après une victoire électorale éclatante de son parti, le BJP. L’affirmation de l’identité hindouiste de l’Inde est cette fois clairement exprimée.

On pourrait encore citer le Hongrois Orbán, le Turc Erdoğan, l’Egyptien Al-Sissi, le Brésilien Bolsonaro, qui, chacun à leur manière, sont des hommes forts et des nationalistes, dans des contextes politiques très différents. Le dernier en tête est , typiquement britannique par son goût de la singularité, qui vient de remporter haut la main les élections législatives, en détachant le de la pesante médiocrité européenne, en réaffirmant, lui, la prééminence de la souveraineté populaire dans une véritable démocratie et, plus récemment, à l’occasion de Noël, en rappelant son attachement à la défense du christianisme.

Notre chef de l’État, élu par défaut, fait bien pâle figure sur cette photographie des hommes qui comptent dans le monde. Fêtant somptueusement son anniversaire en terre étrangère tandis qu’en France, sa politique avait engendré un chaos gâchant la période habituellement enchantée entre Noël et Nouvel An, il n’a pu s’empêcher, une fois de plus, de salir l’histoire de son pays par une repentance injustifiée.

Cette insistance, sa volonté de plus en plus isolée de vouloir poursuivre la construction européenne sur les ruines des souverainetés nationales, le démantèlement de notre industrie, auquel il a activement participé, les marques de mépris envers les Français modestes, tout chez lui fait suspecter une préférence étrangère, étrange chez celui en qui tous les Français devraient pouvoir se reconnaître. Qu’avait-il besoin d’embarquer dans son avion vers Abidjan le rappeur Vegedream ? Il témoignait, paraît-il, du lien culturel entre la France et la Côte d’Ivoire… De son nom jusqu’au florilège de ses textes, « J’vais niquer des mères. J’vais tout casser… Sale pute, va niquer ta race », rien ne le situe vraiment dans la mise en valeur de notre culture, à moins d’accepter que celle-ci doive tendre à la grossièreté et à l’incitation à l’ensauvagement de notre société.

Il est indispensable et urgent qu’un homme se lève, ou une femme, qui puisse éviter qu’une seconde fois, les Français élisent par défaut un homme qui déclasse notre pays !

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