L’intégration de l’idéologie transgenre a un « impact corrosif » sur la société britannique et a une influence négative sur le bien-être des enfants, révèle le Telegraph du 30 juin dernier, selon une étude du think tank Civitas basé à Londres.

Le docteur Joanna Williams écrit, dans son rapport intitulé The Corrosive Impact of Transgender Ideology, que le transgendérisme a quitté son « créneau » spécifique pour devenir une question politique centrale au cours des deux dernières décennies ; comme dans beaucoup d’autres sujets, c’est la marge qui remplace la page. « Les personnes occupant des postes de pouvoir dans les domaines des médias, de l’éducation, du milieu universitaire, de la police, du travail social, de la médecine, du droit et des autorités locales et nationales sont prêtes à se regrouper derrière les demandes d’une minuscule communauté transgenre », précise l’ancienne directrice du Centre for the Study of Higher Education de l’université de Kent. Cela, souvent au détriment des droits des femmes et de la protection de l’enfance.

Le rapport demande au gouvernement d’interdire la prescription de bloqueurs de puberté pour les enfants de moins de 18 ans, l’étude des revendications transgenres qui contredisent les réalités biologiques, et de ne plus permettre aux élèves de faire une « transition sociale » à l’école (être reconnu sous un autre ) sans la permission des parents.

L’étude note que l’omniprésence du transgendérisme a entraîné une augmentation significative du nombre d’enfants « qui éprouvent des difficultés dans le développement de leur identité de genre » envoyés à la Tavistock, la clinique nationale britannique spécialisée dans le traitement des enfants. « Le nombre d’enfants de 13 ans qui ont demandé de l’aide au cours de la dernière année a augmenté de 30 % pour atteindre 331, tandis que le nombre d’enfants de 11 ans a augmenté de 28 % par rapport à l’année précédente. Les plus jeunes n’avaient que trois ans. Les trois quarts des enfants qui veulent de l’aide pour changer de sexe sont maintenant des filles – la proportion la plus élevée jamais enregistrée », selon l’étude.

Le Dr Williams souligne que les inhibiteurs de la puberté sont fréquemment présentés aux jeunes comme une solution simple et temporaire au « problème » apparent de leur corps changeant, malgré le fait que ces drogues « peuvent causer un préjudice irréparable au corps en développement de l’enfant et avoir un effet néfaste sur la fertilité future ». « La société interdit aux personnes de moins de 18 ans d’acheter des cigarettes ou de l’alcool, mais les juge sont capables de consentir à des drogues qui altèrent leur corps. »

L’étude a également décrié l’impact du mouvement transgenre sur le discours public en Grande-Bretagne. « L’expansion des droits des transgenres s’est accompagnée d’une expansion de la réglementation étatique et institutionnelle (publique et privée) de la parole et du comportement. Cela met en évidence une différence significative entre les activistes transgenres d’aujourd’hui et le mouvement pour les droits des homosexuels » des années 60, écrit encore le Dr Williams.

Contrairement au mouvement pour les droits des homosexuels qui cherchait à gagner sa liberté contre l’État, le mouvement des transgenres « réclame la reconnaissance et la protection de l’État sous la forme d’une intervention pour réglementer le comportement de ceux qui ne font pas partie du groupe d’identité ». Alors que, dans le passé, être rebelle, c’était exiger une plus grande liberté contre l’État et l’autorité institutionnelle, aujourd’hui, être radical, c’est exiger des restrictions de liberté d’expression au nom de la prévention de délits construits. La « politique des identités » tourne décidément le dos à l’idéal occidental d’émancipation individuelle.

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