Accueil Audio Jordan Bardella : « Ces “migrants” se comportent comme des hooligans, avec des dégradations, notamment d’églises ! »

Jordan Bardella : « Ces “migrants” se comportent comme des hooligans, avec des dégradations, notamment d’églises ! »

Le député européen (RN) Jordan Bardella revient sur sa visite avec Jérôme Rivière à la frontière gréco-turque, raconte ce qu’il a vu et ses rencontres avec les Grecs. Il dénonce l’attitude de chantage de la Turquie et la faiblesse de l’Union européenne.

Tandis qu’Ursulla von der Leyen et Charles Michel accueillaient Recep Tayyip Erdoğan à Bruxelles, vous vous êtes rendu à la frontière gréco-turque. Vous avez vu de vos propres yeux des hordes de migrants, appuyées parfois par la police turque, tenter de forcer le passage et de pénétrer en Grèce sur le territoire européen. Ce que vous avez vu reflète-t-il la réalité que nous voyons sur les réseaux sociaux et dans les médias ?

Ce qui se dit sur les réseaux sociaux est vrai. Avec Jérôme Rivière, député du Rassemblement national au Parlement européen, nous sommes allés sur place pour voir ce qui attendait la France si on ne fait rien face à cette submersion migratoire organisée par la Turquie. Nous avons rencontré beaucoup de généraux de l’armée turque qui sont notamment en charge de sécuriser la frontière.
Nous avons pu également voir la police turque couper les barbelés appartenant à la Grèce.
Il y a vraiment une volonté de laisser passer plusieurs centaines de milliers de personnes.
De l’aveu même des autorités grecques, ce ne sont absolument pas des réfugiés de guerre, mais pour la plupart, ce sont des migrants. On nous a expliqué que beaucoup se comportaient comme des hooligans. À la frontière, certains jettent sur la police grecque des cocktails Molotov et des projectiles. Beaucoup de gens utilisaient des filières djihadistes pour remonter vers l’Europe de l’Ouest. La Grèce est évidemment un point de passage, mais au-delà de cela, ils visent évidemment l’Europe de l’Ouest, à commencer par la France et l’Allemagne.

Erdoğan était reçu en grandes pompes à Bruxelles. Que pensez-vous de cette gestion de crise de la part de l’Union européenne dont, je le rappelle, vous êtes eurodéputé ?

L’Union européenne s’est totalement soumise, et une fois de plus, avec la Turquie. Erdoğan est aujourd’hui dans une volonté hégémonique de reconstituer une espèce d’empire ottoman qui élargira les frontières de la Turquie. Sa volonté est évidemment de soumettre l’Union européenne. Il faut quand même rappeler que ces vingt dernières années, on a donné à la Turquie près de 50 milliards d’euros. Une grande partie des fonds était des fonds de pré-adhésion pour faire entrer la Turquie dans l’Union européenne, et notamment des fonds pour sécuriser la frontière. Il faut donc évidemment arrêter avec ce jeu de dupes à l’égard de la Turquie et il faut être capable de rétablir des sanctions économiques, politiques et diplomatiques. On ne veut pas se laisser marcher dessus par un État islamiste dont la seule volonté est de faire plier la frontière et d’envoyer près de 4 millions de réfugiés qu’il utilise comme une arme de chantage politique et diplomatique sur nos nations et nos pays européens.

Vous avez rencontré les responsables grecs. Quel est l’état d’esprit du pays ? Se sentent-ils abandonnés ou soutenus par l’Europe ?

Les villes frontalières sont face à une situation de submersion insoutenable pour eux. L’un des maires d’une ville frontalière nous a expliqué que beaucoup de dégradations avaient eu lieu dans sa ville et que l’arrivée des migrants avait entraîné une poussée des cambriolages, un sentiment d’insécurité et des dégradations de lieux de culte chrétien. Il nous expliquait que, suite à cet afflux, la police n’arrivait plus à faire face. Par conséquent, dans beaucoup de quartiers, des citoyens commençaient à s’organiser pour assurer la sécurité de leur maison, de leurs biens, de leur famille et de leur ville. La situation est extrêmement tendue et les autorités grecques, la police et l’armée sont aujourd’hui complètement délaissées par Bruxelles, par les institutions européennes et les nations européennes. Néanmoins, ils ont quand même ce sentiment de fierté de ne pas défendre uniquement la Grèce. Ils ont conscience qu’à la frontière gréco-turque, ils défendent aussi la porte de l’Europe. Le futur de notre continent se joue là-bas.

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